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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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HUGU — 856 — HULL

qui disputa la couronne à Charles III. Huguesétait, comme son père, plus puissant que le roi, etcomme lui il fut presque toujours en guerre avecson suzerain. A la suite de longs démêlés avecLouis d'Outre-Mer, il assiégea la ville do Laon (940), vainquit le roi qui était venu au secours dela place, le fit prisonnier, et ne lui rendit la libertéqu’au bout d’un an, après avoir obtenu la cession deLaon . Cependant, menacé des foudres de l’Église,il prêta serment de fidélité au roi, et même, à lamort de celui-ci (954), il contribua puissamment àfaire reconnaître l'autorité de son fils Lotliairc.Mais cette protection menaçait déjà de devenir dan-gereuse, lorsque Hugues mourut en 956. Il dut sonsurnom de Grand à sa taille plutôt qu’à ses actions.On le surnommait le Diane à cause de son teintpâle, l’Abbé parce qu’il possédait les abbayes deSaint-Denis, de Saint-Germain-des-Prés et de Saint-Martin de Tours .

hugues capet, chef de la 3' dynastie des roisde France , fils de IIugues-le-Grari”d, était déjà ducde France et comte de Paris lorsqu’en 987 , aprèsla mort de Louis V , dans une assemblée de ses vas-saux tenue à Noyon , il se fit proclamer roi au dé-triment de Charles, duc de la Basse-Lorraine etoncle du feu roi. Il choisit Paris pour sa résidence,associa son fils Robert à la royauté (988), fit denombreuses concessions au clergé pour se le conci-lier, et marcha ensuite contre Charles de Lorraine ,qui avait élé proclamé roi à Laon (988). Aprèsquelques hostilités sans importance, la trahison del’évêque Adalbéron lui livra Charles (991), quimourut un an après dans la prison d'Orléans . Hu-gues mourut lui-même en 996, laissant la couronneà son lîls Robert. (Pour l’étymologie du surnomde Capet et pour la succession des princes de la raceCapétienne , Voy. capet et capétiens).

hugues, comte de Vermandois, 3 e fils de Henri I ,roi de France , fut un des principaux chefs de lapremière croisade. 11 se couvrit de gloire à la ba-tailledeDorylée(1097) etauxsiéges de Nicée et d’An-tioche, puis repassa en France ; mais, touché desreproches qui lui étaient faits au sujet de son re-tour, il alla de nouveau en Asie combattre les in-fidèles. Il y mourut en lt02, à l'âge de 45 ans, desblessures qu’il avait reçues à la bataille d’IIéraclée,»ù les Chrétiens furent vaincus.

hugues de Provence, roi d’Italie , fils de Théo-bald ou Thibaut, comte de Provence , et de Ilerthe,fille de Lothaire, enleva en 926 la couronne d’Italie à Rodolphe (ou Raoul), roi de la Bourgogne transju-rane, que les Italiens avaient chassé. Ce prince cruelfit arracher les yeux à son propre frère Lambert,duc de Toscane , et lui ôta son gouvernement. Ilvoulut faire éprouver le même sort à Béranger,marquis d’Ivrée , son neveu; mais celui-ci leva destroupes contre lui, et le força à se réfugier en Pro-vence , où il mourut l’année suivante (947). Son filsLothaire , qu’il avait associé à la couronne dès 931,soutint quelque temps la lutte contre Bérenger.

hugues (saint), abbé de Clunv, né vers l’an1024, mort en 1109, était fils de Dalmace, seigneurde Semur et descendant des anciens ducs de Bour-gogne . Il se fit une grande réputation de sainteté,et fut élu abbé et général de l’ordre de Cluny . Il sevit recherché par l’empereur Henri III , qui le choisitpour parrain de son fils; d’Alphonse, roi d’Espa-gne , qu’il réconcilia avec son frère Sanche, et despapes Léon IX, Victor II, Etienne X, Alexandre II ,Grégoire VII ; il fut légat de ce dernier. Il fut ca-nonisé par Calixte II ; sa fête est marquée au 29avril. — Un autre saint Hugues, contemporain etami du précédent, né en 1053, mort en 1132, étaitévêque de Grenoble (1080). On le fête le 1" avril,jour de sa mort.

hugues de saint-victor , religieux de l’abbaye de

Saint-Victor de Paris, né dans le territoire d’Ypres à la fin du xi e siècle, mort en 1140, a laissé^ desCommentaires sur VEcriture- Sainte ; une Sommedes sentences ; un Traité des sacrements : De Modo stu-dendi, De SapientiâChristi. Ses écrits ont été mihlié»à Rouen , 1648, 3 vol. in-fol. ^

hugues des païens, de la maison des comtes deChampagne , est un des chevaliers qui fondèrent en1118 l’ordre si célèbre depuis sous le nom de Tem-pliers . 11 mourut en 1136.

hugues (Victor), né à Marseille vers 1770, morten 1826, fut en 1793 accusateur public près du tri-bunal révolutionnaire de Rochefort et de Brest ,puis commissaire de la Convention avec Lebas auxîles du Vent, et exerça dans les îles toute l’autoritéd’un dictateur. 11 se mit à la tête des troupes, etreprit sur les Anglais la Guadeloupe et les autreiAntilles françaises, sauf la Martinique et la Domi-nique . Son administration fut habile, mais tyran-nique, et le fit surnommer le Iiobespierre des colo-nies. II fut rappelé en France en 1798 ; mais leDirectoire déclara qu’il avait bien mérité de la patrie,et le nomma gouverneur de la Guyane . Accusé en1809 par le gouvernement impérial d’avoir mal dé-fendu cette colonie contre les Anglais et les Portugais ,il se vit traduit devant une commission militaire,mais il fut acquitté.

HUI ou HOEI, ville de Belgique (Liège ), traverséepar la Meuse , à 24 kil. O. de Liège ; 8,900 hab.Bijou-terie, chapeaux de paille, outils en fer. Commercede grains, vin, chaux, alun, houille, etc. Aux en-virons, eaux minérales, fer, chaux, etc. Elle a beau-coup souffert d'une inondation en 1822.

HUIS (F), ch.-l. de canton (Ain ), à 11 kil. 0. deBelley ; 1,100 bab.

HUISNE , Idonia ou Vinca des anciens, rivièrede France, naît à Saint-Hilaire de Souray (Orne ),baigne Nogent-le-Rotrou , Montfort, et tombe dansla Sarthe, à 2 kil. au-dessus du Mans , après uncours de 135 kil.

HULIN (Pierre-Auguste), lieutenant-général, néà Paris en 1758, mort en 1841, se signala au 14 juil-let 1789 parmi les vainqueurs de la Bastille, futnommé à la fin de la même année commandant dela garde nationale de Paris , accompagna Bonaparteen Italie en qualité d’adjudant-général, fut chargéen 1797 et 1798 du commandement de Milan , de-vint en 1803 général de division et commandant dela garde consulaire, présida en 1804 le conseil deguerre qui condamna le duc d’Enghien, fit avecdistinction les campagnes d’Allemagne , et fut choisipour commander les places de Yienne, puis deBerlin (1806). Il était à la tête de la force armée aParis lorsque éclata la conspiration de Mallet (1812);il la fit échouer par sa courageuse résistance, et reçuten cette occasion un coup de pistolet qui lui fra-cassa la mâchoire inférieure. Il perdit le comman-dement de la ville de Paris au retour des Bour-bons, et se vit forcé en 1816 de quitter la France .Il ne put y rentrer que plusieurs années après, etvécut depuis dans la retraite.

HULL , dit aussi Kingslon-upon-IIull, ville mari-time d’Angleterre (York ), à 60 kil. S. E. uYor».au confluent de l’Humber et de l’Hull , et près del’embouchure de ces deux rivières; 49,436 ban.(avec sa banlieue). Citadelle, beaux bassins, beau-coup de belles maisons dans les quartiers neuis,belle église gothique de la Trinité. Très g ranindustrie (savon, fonderie de fer, raffinerie de s -cre, chantiers de construction, moulins à * ann ..,à huile, bière, blanc de céruse, etc.). —Cette vifut fondée par Edouard I , d’où son nom de & in 9(ville du roi) ; elle soutint en 1643, sous le cmandement de lord Fairfax, un siège longacharné contre les troupes royalistes. , v k

hull, riv. d’Angleterre , dans le comté d i >