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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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IBERA, Tille importante de l'Hispanie , dans laTarraconaise, au S. de l'ibère (Ebre ), fut détruitepar les Romains pendant la 2' guerre puniqueIBÈRE, Iberus, auj. l 'Ebre, fleuve d’Hispanie , leplus grand de ceux que ce pays envoie à la Médi-terranée , prenait sa source sur le versant sept, desmonts Idubeda , coulait au S. 0. etpassaità Juliobriga,Calagurris , Tulonium, Celsa, Octogesa, Dertosa.IBÈRES. Voy. ibërie .

1BÉRIE, Iberia, auj. l ’lmérèthie, la Géorgie et unepartie du Chirvan , contrée de l’Asie ancienne auS. du Caucase, entre la Colchide à 1*0., l’Albanie àl’E., les Taoques au S., était répartie entre les xvnet xviii' satrapies de l’empire des Perses, puis futcomprise dans celui d’Alexandre. Ravagée par Pom-pée, mais redevenue libre après Auguste , cettecontrée vécut le plus souvent sous la protection ro-maine. Trajan la réunit à l’empire romain , maiselle en fut détachée après sa mort. Les principauxpeuples de l’ibérie étaient les Moschiques, les Sa-caséniens, les Cambyséniens, les Ossaréniens, lesMoténiens et les Sapires . Voy. pharasmane.

ibérie , Iberia, nom vague donné d’abord à lacontrée de l’Hispanie qu’arrose l’Ebre (Iberus), puisà la péninsule tout entière. Les habitants de l’His-panie étaient par suite nommés Ibères ; on re-trouve ce nom dans les Celtibères , les Canta-bres, etc.—On suppose que les Ibères d’Hispaniesont les restes d’un grand peuple anciennementrépandu dans les Gaules (d’où il fut expulsé parles Celtes ou Galls), et qui était originaire des ré-gions caucasiques, notamment de l’ibérie asiatique.Dans cette hypothèse les Ibères auraient donné leurnom à l’Iberus au lieu de l’avoir reçu de ce fleuve.

IBÉRIQUE (système). On donne quelquefois cenom à plusieurs chaînes de montagnes de la pénin-sule Hispanique, qui commencent vers les sourcesde l’Ebre , s'étendent le long de ses rives, puis àl’O. de ce fleuve, le long de la Méditerranée et seterminent aux caps d’Oropesa, de Martino, de Paloset de Gata. Ce système comprend, entre autres chaî-nes principales, la sierra de Oca, la sierra de Mon-sayo, la sierra d’Albarracin, la sierra de Molina,*a sierra d’Alcaraz, la sierra Sagra, etc.

1BERV1LLE, YBERV1LLE, bras du Mississipi, sesépare de la rive gauche du fl. dans la Louisiane , auS. E. du lieu dit Bâton-Rouge , et va se joindre àlAmite. Reconnu en 1G98 par Lemoyned’Yberville.

}®1> Aille d’Espagne (Valence), à 28 kil. N. 0.

I Alicante; 2,900 liab. Château-fort sur une mon-îrP?’ Opération de laines. Commerce de vin,dhuile d’amandes, de miel, etc.

IBICUY, riv. de l’Amérique du Sud , dans l’étatde Buénos-Ayres, se forme près de San-Luis , duRio Boropi uni au Rio Santa-Maria, coule à l’O.A. 0. et se jette dans l’Uruguay , vis-à-vis d’Yapegu.Cours, 400 kil.

oiseau aquatique de l’Egypte , était fort ré-véré des Egyptiens , parce que, se nourrissant deserpents, il en détruisait une grande quantité; onlavait même mis au nombre des divinités ainsiquet j chneumon , petit quadrupède qui se nourrit aussia malfaisants et d’œufs de crocodile.

1BN. Ce mot, le môme que aben, ebn , ou ben ,veut dire fils, et forme le commencement du nomd un grand nombre de personnages arabes.

ibn-al-atsyr , né en Mésopotamie l’an 11 GO de4 , V n ' or l ^ Mossoul vers 1233, a laissé entre au-h es ouvrages historiques une Chronique qui va de-puis le commencement du monde jusqu’en 1158.

ibn-al-khatir , écrivain arabe d’Espagne , né àGrenade en 1313, mort en 1374, est auteur d’uneistoire de Grenade , d’une Chronologie des califeset des rois d’Afrique et d’Espagne .

leu-At-MoxAFr a, écrivain arabe du viii' siècle,'persan d origine, est auteur de la première traduc-

tion persane du livre de Calilah et Dimnah, attribuéà Bidpaï . S’étant attiré par ses sarcasmes la hainede Mansor, neveu d’Abdallah, il fut jeté par ceprince dans une fournaise ardente (757).

ibn-khaldoun, né à Tunis en 1332, mortau Caireen 1406, remplit les plus hautes magistratures àTunis, à Fez et en Egypte auprès du sultan Bar-kok. Il a laissé une Histoire des Arabes et desBerbères, regardée par les Orientaux comme la meil-leure école de politique • deux manuscrits précieuxde cette histoire ont été récemment découverts àConstantinople et à Constanline (1840). Elle a étépubliée en arabe et en français , avec notes, parMM. de Slane et NoSl Desvergers, 1841-43.

ibn-khilcan, historien et biographe, né à Arhill’an 1211 deJ.-C., mort en 1282, remplit les fonc-tions de grand-cadi à Damas. Il a laissé une Bio-graphie très estimée sous le titre de Décès des per-sonnages éminents et histoire des hommes de ces., par ordre alph., trad. en fr. par de Slane, 1838-42.

IBRAHIM. Ce nom, qui n’est qu’une forme dunom d’Abraham , est fort commun chez les Arabeset les Turcs ; il n’est le plus souvent qu’un prénom.

ibrahim (Abou-Abdallah), fondateur de la dynas-tie des Aglabites. Voy. aglabites.

ibrahim, sultan turc, frère d’Amurat IV, fut ap-pelé au trône en 1640. Craignant les effets de lajalousie de son frère, il avait, avant son avènement,contrefait l’imbécile, d’où le surnom lui en resta.Il se livra à tous les excès de la débauche et de lacruauté, excita un soulèvement général, et se vitforcé d’abdiquer (1649). Il fut relégué dans le sérail,et on l’y étrangla quelques jours après. Le sièged’Azov (1641) et la guerre de Candie, entreprisecontre les Vénitiens , eurent lieu sous son règne.

ibrahim-bey, fameux chef de Mamelouks, né enCircassie vers 1735, fut chargé en 1776 du gouver-nement du Caire ; il se vit obligé, pendant quelquetemps, de partager l’autorité avec Mourad-bey ;mais il finit par rester seul maître, et exerça pen-dant longtemps une influence toute puissante surles Mamelouks. Lors de l’expédition des Français enÉgypte , il n’opposa qu’une faible résistance, et futvaincu en 1799 près d’Al-Arich par Kléber etReynier. Il fut dépouillé du pouvoir en 1805, parMéhémet-Ali, actuellement pacha d’Egypte , et n’é-chappa au massacre de ses compagnons qu’enrefusant de se rendre aux pressantes invitations dupacha, qui voulait l’attirer au Caire . Il mourut en1816 àDongola en Nubie , où il s’était réfugié.

IBRAHIM (nahr-), Adonis, rivière de Syrie , dansla partie S. 0. du pachalik de Tripoli, se jette dansla Méditerranée au S. de Djébaïl, après un coursde 22 kil. Voy. adonis.

ibrahim-roud, dit aussi Kerman ou Sirdjan , riv.d’Iran (Kerman), naît près de Kars , sur les limitesdu Beloutchistan, et tombe dans le golfe Persique ,à 53 kil. S. E. de l’île d’Ormus, après un cours de450 kil.

IBRÔS DEL REY, Iberi, ville d’Espagne (Jaen ),à 30 kil. N. E. de Jaen ; 3,900 hab. Savon blanc.

IBYCUS, poüte lyrique de Rhégium , florissaitvers l’an 540 av. J.-C. On conte qu’assassiné pardes voleurs sur une grande route, il prit à témoin desa mort une troupe de grues qui volaient au-dessusde sa tête. Quelque temps après, un de ses meur-triers voyant passer des grues, dit à ses compa-gnons sur une place de Corinthe ; Voilà les témoinsd’Ibycus . Ces paroles furent rapportées aux magis-trats, qui firent mettre les voleurs à la question,lis avouèrent leur crime, et furent punis. Il nousreste quelques fragments d’un poème d’Ibycus inti-tulé : De l’enlèvement de Ganymède, que l’on trouveà la suite des Carmina illustrium fœminarum deFulvius Ursinus, Anvers , 1568.

IÇA ou PUTUMAJO , riv. de l’Amérique mérid.,

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