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tum de toutes choses et l’agent universel. On jointaussi à ces noms celui d'Anaxagore . Cette secte sefondit plus tard dans celle de Démocri te et d'Ëpicure.
IONIENNE (mer), Ionium mare , portion de lamer Méditerranée , par 36» 50'-40» 30’ lat. N., et12» 50'-21° long. E., est située entre l'Italie à 10.et la Turquie d’Europe à l’E. Elle continue la merAdriatique . Cette mer contient les îles Ioniennes etplusieurs autres îles moins importantes.
IONIENNES (îles), groupe d'îles qui formentune république, sous la protection de la Grande-Bretagne, est situé dans la mer Ionienne , au S. O.de la Turquie d’Europe, le long des côtes de l’Alba-nie et de la Grèce , et s’étend de 35" 50’ à 39» 57’lat. N. et de 17° 10’ à 20° 50’ long. E. Il se com-pose de sept îles principales : Corfou ( Corcyre VPaxo (E ricusa), Théaki [Ithaque], Cérigo (Cyth'ere),Céphalonie, Zante ( Zacyntfte ) et Sainte-Maure (Leu-cade) ; elles ont pour chefs-lieux : Corfou , Portogai,Vathi, Capsali, Argostoli, Zante et Amaxichi. 11 fauty joindre un grand nombre d’îlots moins importantset dont les principaux sont : Merlera, Fano, Samo-traki, Anti-Paxo, Meganisi, Cerigotto , etc. La surfacedes sept grandes îles peut être évaluée à 3.500 kil.carrés environ. Leur population est de 180,000 hab.Corfou est la ville principale et le siège du gouverne-ment. Le climat des îles Ioniennes est très doux,le sol montagneux ; on y cultive peu les céréales,mais on y récolte du coton, des raisins, de l’huile ;on y fait un commerce assez actif de sel et de pois-son ; néanmoins les habitants sont pauvres en gé-néral. Le gouvernement des îles Ioniennes est unerépublique aristocratique représentative, sous leprotectorat perpétuel du souverain d'Angleterre ,qui a le droit de mettre garnison dans les placeset de commander les troupes. De plus, un lordhaut-commissaire anglais dirige toutes les affairesles plus importantes avec le président du sénat. Cesénat représente le pouvoir exécutif ; il est élu tousles cinq ans par des députés envoyés par chacunedes sept îles et se compose d’un président, d'unsecrétaire d’état et de cinq sénateurs. — Ces îlesfurent célèbres dès l’antiquité, et jouèrent un rôleimportant dans la guerre du Péloponèse (431-404) :soumises d’abord par Alexandre-le-Grand , puis parlesRomains, elles devinrent en dernier lieu provincede l’empire d'Orient. Les empereurs byzantins lesayant négligées, Corfou , la plus considérable d’entreelles, tomba au pouvoir des rois normands de Na-ples : mais en 1386 les Vénitiens en devinrentmaîtres : ils étendirent ensuite leur domination surles autres îles, et malgré les efforts des Musulmans,ils en restèrent uniques possesseurs jusqu'à la findu xviti' siècle. En 1797, les Français , déjà maîtresde Venise , s’emparèrent des îles Ioniennes; en 1799les Russes et les Turcs réunis les leur enlevèrent, etles constituèrent en un état indépendant sous le nomde république des Sept-Iles unies et sous la protec-tion de la Porte et de la Russie . Le traité de Tilsitt(1807) les restitua à la France , qui les conserva jus-qu’en 1815. Depuis cette époque, elles forment denouveau un état libre sous la dénomination d'États-Unis des Iles Ioniennes , et sont placées sous la pro-tection exclusive de la Grande-Bretagne .
IONIENS , lonii, une des quatre divisions dupeuple hellène, descendait, dit-on, d’Hellen parXuthus son fils, qui lui-même fut père d’ion etd’Achæus. Vers 1440, les Ioniens envahirent TO-gygie occidentale et l’Egiale, et donnèrent à ces deuxpays (qui furent depuis l’Attique et l’Achaïe) lenom d’ionie ; mais ces deux Ionies n’en restèrent pasmoins étrangères l’une à l’autre. Lors de l’invasiondesDoriens dans le Péloponèse (1190), les Ioniens deTEgiale, chassés par les Achéens, se réfugièrentchez leurs frères les Ioniens de l’Attique ; maisl’Attique était déjà encombrée d’Eoliens, de Corin-
thiens, d’Epidauriens : aussi la plupart des loniemcherchèrent-ils bientôt un autre séjour. Vers 1140sous Nélée et d’autres fils de Codrus , ils allèrenten grand nombre fonder des colonies dans les Cy-clades et sur la côte 0. de l’Asie-Mineure, ainsiquedans les îles voisines. Ils y bâtirent les douze villesd’Ionie et de plus enlevèrent aux Eoliens Magnésie et Smyrne ( Voy . ionie ). De tous les Hellènes, lesIoniens furent sans contredit les plus prompts à seciviliser. La vie élégante, la poésie, la philosophie,les beaux-arts naquirent chez eux dès le ix' siècleav. J.-C. Homère était Ionien. Le dialecte ionienétait le plus doux de la langue hellénique, ellemode ionien (en musique) était le plus efféminé etle plus voluptueux. Les Ioniens ont laissé leur nomà un ordre d’architecture qui se distingue par lesdoubles volutes qui ornent son chapiteau.
IOS, auj. Nio, petite île de l’Archipel grec, unedes Cyclades, entre Amorgos et Sicinos . On dit quec’est là que mourut Homère .
IOUDOMA, riv. de la Russie d’Asie (Okhotsk ),naît sur le versant occid. des monts Stanovoï , couleà l’O., et grossit la Maïa après un cours de 270 kil.
IOUG, riv. de la Russie d’Europe (Vologda ), naîtdans le district de Nikolsk , coule d’abord au S. 0.,puis au N. et au N. 0., et tombe dans la Soukhona pour former la Dvina , un peu au-dessous de Veliko-Oustioug. Cours, 360 kil.
IOUGAN (bolchoï-), riv. de iaRussie d’Asie (To-bolsk), coule au N. 0., et grossit l’Obi à 31 kil.S. O.de Sourgout. Cours, 360 kil.
IOULIS, ville de l’îlede Céos,patrie de Simonide ,fut jadis très riche ; on voit encore ses ruines, quiattestent son antique splendeur.
IOURBOURG ou GEORGENBURG, ville de laRussie d’Europe (Wilna), à 40kil. S.0.deRossieny.
10WA, district des Etats-Unis , Voy. sioux.
1PHICLÈS, fils d’Amphitryon et d'Alcmène etfrère utérin d’Hercule , épousa Pyrrha , fille «Créon et sœur de Mégare ; il assista à la chasse 4sanglier de Calydon, et mourut des blessures quireçut en combattant avec Hercule contre Argee,roi des Éléens. Il eut pour fils lolas.
IPHICRATE , général athénien, était fils dmcordonnier. Très jeune encore, il contribua pus-samment à délivrer sa patrie du joug des yrans (403 av. J.-C.). Peu après, il fit la guetteThraces , et rétablit sur le trône Seulhès, allie» •thènes. 11 remporta plusieurs victoires surSpartiates (393), et prit une Hotte syracusai ,auxiliaire des Lacédémoniens. 11 eonduisit aescours à Artaxerce, roi de Perse, contre lt|5P(374), et fut sur le point de s’emparer de Mem-phis et de tout le pays. Il rétablit sur le t™Macédoine Eurydice, que l’usurpateur Pausaniiavaitchassée. Iphicrate est encore célèbre parmes importantes qu'il introduisit dans 1 armsoldats athéniens. Cornélius Nepos a ecri ’
IPHIGÉNIE ou IPHIANASSE , fille dAgam ®non et de Clytemnestre . Un calma °P ima ni u .tant trop longtemps l’armée des Grecs dalide, Calchas leur déclara que Diane, irri artre Agamemnon , ne pouvait être a P^ lsÉ ®, 3 atoe ni-le sang d’une princesse de sa famille, fc „non, après avoir lutté longtemps, accor “,„ r)i an e,aux sollicitations des princes ligués; ma .. ,apaisée, mit à la place d’Iphigénie unelui fut immolée , et transporta Q res te,
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cette princesse , pour en faire sa i
son frère, que la tempête avait porte sur Mfaillit être immolé par elle à la déesse * , e¥ ^ ej jfit reconnaître de sa sœur; et l’ayant equitta avec elle ce pays inhospitalier. . ^1PHITUS, roi d’Ëlide. L’an 884 av. J.-t»- wti .blit les jeux olympiques qui avaient uej