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l’état est celle de l’église anglicane ; mais les septhuitièmes de la population professent la religioncatholique. L’idiome irlandais est un dialecte ducellioue, corrompu par le mélange de l’anglais.—L’histoire primitive de l'Irlande est entourée defables; on sait seulement qu’au iv* siècle de notreère, saint Patrick y introduisit le christianisme ;l'Iriande était alors divisée entre plusieurs chefsindépendants, dont les principaux furent les ONeildans le Munster méridional , les O’Brien dans leThomond ou Munster septentrional , les O’Connordans le Connaught , etc. Les Danois survinrentau vi' siècle et s’emparèrent de presque toutes lescôtes. Au commencement du xi* siècle , Brien-Borom, roi de Munster , devint maître de la plusgrande partie de l’île, mais il fut vaincu et tué parle roi de Leinster et les Danois ses alliés (1027).Enfin, en 1160, Henri H, roi d’Angleterre , quiavaitfait annexer l’Irlande à scs possessions par unebulle du pape Adrien 1V(1165), y envoya une arméeet s’y rendit lui-même en personne (1171). LesIrlandais, attaqués par des forces supérieures, fu-rent obligés de se soumettre, et jean, fils deHenri II, fut le premier vice-roi d’Irlande . Cepen-dant les Anglais n’avaient soumis qu’une petitepartie de l’île (les comtés actuels de Dublin ,Meath, Louth et Kildare ) ; le reste était encoreindépendant. En 1315, Edouard Bruce , frère duroi d’Ecosse , y débarqua, et fut reconnu roi àDundalk par les Irlandais restés libres; mais il futvaincu et chassé en 1318. Le mariage du duc deClarence, fils d’Edouard 111, avec l’héritière desrois de l’Ulster (13G1), acheva la soumission del’île, sur laquelle les Anglais commencèrent dèslors à faire peser le joug le plus tyrannique. Déjàplusieurs efforts inutiles avaient été tentés par lesIrlandais pour secouer la domination anglaise ,lorsqu'au xvi' siècle leur refus d’accéder à la ré-forme introduite en Angleterre par Henri VIII attira sur eux de nouvelles persécutions. Elisabethdépouilla les Catholiques irlandais de la facultéd’occuper des emplois publics; Jacques I confisquatoutes les terres des insurgés et les biens du clergécatholique. En 1650, l’Irlande , qui avait pris partidès lGtl pour Charles 1 , fut mise à feu et àsang par une armée de Cromwell . Lors de la révo-lution de 1688, les Irlandais, toujours fidèles auxStuarts parce qu’ils étaient catholiques, se déclarè-rent pour Jacques II ; mais la victoire de la Boyne,remportée en Irlande même par Guillaume d’O-range (161)0), anéantit leurs espérances. En 1782, ilsobtinrent un parlement indép. ; néanmoins, encou-ragés par laïrance, ilss’insurg. en 1796. L’insurr.,malsecond, par la Républ., fut bientôt comprim.,et leséchafauds se relevèrent. En 1800, le parlementanglais, dans le but d’abolir la nationalité de l’ir-•ande, décréta l’union définitive des deux pays etsupprima l’ombre de parlement que l’Irlande avaitconservée ; on laissa, il est vrai, aux Irlandais la■acuité d’envoyer des députés au parlement britan-nique (qui p,ri t, dès lors, le nom de parlement im-5*»'), m ais les Catholiques furent privés du droita élection et de représentation. Depuis celte époque,n a cessé de réclamer l’émancipation descatholiques et même le rappel de l’union. L’éman-cipation, longtemps promise et toujours ajournée,a enlin été accordée en 1829, sous le ministère deRobert Peel. Néanmoins l'Irlande s'agite encore,jt,P ar J’organe de son principal représentant,u Lonnell, elle proteste toujours contre l’union.
Irlande (mer d'). On désigne sous ce nom lapartie de 1 Océan Atlantique située entre l'Angle-terre et l'Irlande . Elle communique avec l’Atlanli—!!! u ; aB i N. par le canal du Nord, entre l'Ecosse etIrlande , et au S. par le canal Saint-George. Ellerenterme les îles d’Anglesey et de Man.
Irlande ( nouvelle- ), île du Grand - OcéanEquinoxial, au N. E. de la Nouvelle-Bretagne et au S. E. du Nouvel-Hanovre, par 2° 30-4°59’ lat. S., et 148» 18-150° 50’ long. E. Cetteîle, longue et étroite, a 350 kil. de long sur 35 delarge ; elle paraît montagneuse et couverte de fo-rêts ; on y trouve en abondance des cocotiers et desmuscadiers ; les bois sont peuplés d'une multituded’oiseaux de diverses espèces. Les indigènes sonttrès laids ; ils sont moins noirs que les nègresd’Afrique , et leur chevelure est longue et laineuse ;ils sont doux, sobres, hospitaliers, mais déliants.Ils confectionnent avec beaucoup d’adresse leursarmes et leurs instruments pour la pêche et lachasse. — Autour de la Nouvelle-Irlande se trou-vent plusieurs îles moins importantes, dont lesprincipales sontcellesdeSaint-MaUbieu, de Nouvel-Hanovre et l’ÎIe des Pêcheurs.
1RM1NSUL, ou colonne d’Irmin ( Hermann , Ar-minius), idole des anciens Saxons, était placée surla montagne fortifiée d’Ehresbourg (maintenantSladberg ou Paderborn ). Elle représentait unhomme armé à la façon des Germains, tenant unétendard d’une main et une lance de l'autre. C’é-tait le dieu de la guerre. Charlemagne détruisitcette idole en 772, ainsi que la forteresse qui ladéfendait.
1RNER1US, Werner ou Garnier , le réformateurde la jurisprudence au moyen âge, était né, selonles uns, en Allemagne, selon d’autres à Milan , ouplutôt dans le Bolonais, vers 1065. Sa vie est peuconnue. Selon une tradition, il avait étudié à Con-stantinople ; mais il est plus probable qu'il se formaseul par la lecture des jurisconsultes anciens. 11 fitrevivre l’étude du droit romain, depuis longtempsnégligée, et enseigna à Bologne , au commencementdu xii* siècle (de 1100 à 1120 environ), avec un sigrand éclat que bientôt l’école de cette ville futaussi célèbre pour la jurisprudence que l’école deSalerne pour la médecine : c’est vers 1110 qu’elleétait dans sa plus grande splendeur. La grande-com-tesse Mathilde, qui régnait sur la Toscane , et l'empe-reur Henri 1 appelèrent Irnerius dans leurs conseils ;il fut même, selon une tradition fort douteuse, chan-celier de l’empereur Lolhaire IL On place sa mortentre 1138 et 1150. On lui attribue l'institutiondes grades scientifiques et des insignes affectés àchaque grade. On a de lui des gloses qui justifientpeu sa réputation. 11 laissa de savants disciplesdont les plus connus sont ; Azzon, Jean Bulgare,Martin Gosia, Hugues et Jean de Porta llavegnana.
1RN1S, bourg de Suisse. Voy. giornico .
1R0QU01S ou les SIX NATIONS, confédérationd’indiens de l’Amérique du Nord , qui habitent auj.partie dans les États-Unis (état de New-York), partiedans le Canada . Ges six nations s'appellent les Mo-hawks, les Onéidas, les Onondagas, les Sénécas , lesCayugas et les Tuscaroras . Les Iroquois ne comptentplus guère auj. que 12,000 individus. Ils sont fiers,guerriers, courageux, hospitaliers, amis fidèles,d’une imagination mélancolique; ils sont passionnéspour le jeu et les liqueurs fortes ; l’abus de ces spi-ritueux (dont ils ignoraient l’usage avant l’arrivéedes Européens) les a abrutis et énervés.—En 1603,lorsque les Français arrivèrent au Canada , leslroquoisformaient une ligue puissante, alors en guerre avecles Adiroudaks. Ceux-ci invoquèrent le secours desFrançais , et, conduits par Champlain, défirentcomplètement les Iroquois ; mais les Hollandais,qui avaient remonté l'Hudson jusqu'à la hauteurde la ville actuelle d’Albany , anéantirent la nationdes Adiroudaks. Dans les guerres que se firent lesAnglais et les Français , les Iroquois se partagèrentet servirent alternativement les deux peuples.Dans la guerre de l’indépendance, ils étaient alliésde la Grande-Bretagne : aussi, en 1779. les troupe»