JACQ
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JADE
Jacques ni, roi d’Ëcosse (1460), fils du précé-dent, se laissa gouverner par des favoris, et mécon-tenta les nobles qui marchèrent contre lui, con-duits par son frère. 11 parvint une première fois àconjurer l’orage; mais s'étant porté de nouveau auxmêmes excès, les principaux feudataires se révol-tèrent une seconde fois, mirent à leur tête son filsaîné (Jacques IV ), et lui livrèrent à Hannokburnune bataille dans laquelle il périt (1188).
Jacques iv , fils du précédent, lui succéda à l’âgede 16 ans, en 1488. U défit les nobles qui s’étaientrévoltés, fit la guerre à Henri VII et Henri V111,rois d'Angleterre , et se ligua avec Louis Xll contreles Anglais . 11 fut tué à la bataille de Flodden,livrée contre Henri VIII (1513). Il avait épouséen 1503 Marguerite, fille du roi d’Angleterre ,Henri Vil; ce mariage donna naissance aux droits deJacques VI sur la couronne d’Angleterre .
Jacques v , fils du précédent, n'avait qu'un an àla mort de son père (1513), et prit les rênes dugouvernement à l'âge de 13 ans. Il se ligua avecFrançois I, roi de France, contre Charles-Quint .François lui donna en mariage Madeleine, sa filleaînée (1536), après la mort de laquelle Jacques épousa Marie de Lorraine, fille de Claude , duc deGuise. Jacques mourut en 1542, laissant la cou-ronne à Marie Stuart , sa fille. C’était un princevertueux, ami de la paix et de la religion.
Jacques vi et Jacques vu, rois d'Ecosse. Voy. ci-après Jacques i et Jacques il, rois d’Angleterre.
Jacques i, roi d'Angleterre, né en 1566, fils deMarie Stuart, régna d’abord en Ecosse sous le nomde Jacques VI , et fut proclamé roi presque en nais-sant par suite de l'abdication forcée de sa mère(1567). L’Ecosse fut gouvernée pendant sa minoritépar son oncle le comte de Murray, et son grand-pèrele comte de Lennox. Jacques avait des droits sur lacouronne d’Angleterre par le mariage de Margue-rite, fille de Henri VII, avec Jacques IV , un de sesancêtres, et fut en conséquence reconnu pour roipar les Anglais à la mort d’Elisabeth (1603). Il pritle titre de roi de la Grande-Bretagne et fit tous sesefforts pour opérer la réunion définitive des deux roy.11 se montra peu favorable aux Catholiques, etceux-ci formèrent contre lui en 1605 le complot ditconspiration des Poudres , qui faillit le faire périravec le Parlement tout entier. 11 bannit par suite decet événement les Jésuites , qu’on soupçonnait d’yavoir pris part, et fil décréter par le parlement laformule du serment d'allégeance qui refusait aupape tout droit de déposer les rois et de délier lessujets du serment de fidélité. D’une humeur trèspacifique, il laissa l’Autriche dépouiller de ses Etatsson gendre, Frédéric V (1021-3). Il maria son Dis aîné,Charles I, à lient iette de France, fille de Henri IV (1625), et mourut peu après. Ce prince eut d'indi-gnes favoris, parmi lesquels on cite Robert Carr ,duc de Somerset , et Villiers, duc de Buckingham,qui prirent sur lui le plus funeste ascendant. Il pré-tendit au pouv. absolu, et, au mépris de la constitution,voulut gouverner sans le parlement : il prépara ainsila révolution qui éclata sous son successeur. 11 étaittrès versé dans la théologie, et aimait beaucoup tropla controverse. Il possédait une grande instruction,ce qui le fit surnommer par ses flatteurs le Salo-mon de l'Angleterre . Il a laissé quelques écrits, en-tre autres le Basi/icon dâron ou Don royal, et unCommentaire sur l'Apocalypse.
Jacques il (jacques vu en Ecosse), roi d’Angle-terre, 2' fl ls de Charles 1 . 11 fut d’abord connu sousle nom de duc d’York , et fut appelé, malgré unelongue et vive opposition, à succéder à Charles II ,son frère aîné (1685). 11 était catholique, et quoi-qu'il eût juré en montant sur le trône de ne rienentreprendre contre la religion de l’état, il fut ac-cusé de partialité pour le catholicisme ; ce qui excita un
. mécontentement universel. Plusieurs conspirationséclatèrent contre lui ; il vainquit et mit à mort lej duc de Monmoulh et b comte d’Argyle. qui s’é-taient mis à la tête des rebelles (1685); mais quel-ques années après, il fut détrôné par son gendre,Guillaume, prince d'Orange et statnouder de Hol-lande, que les mécontents avaient appelé en Angle-terre (1688). Battu sur terre à La Boyne en Irlande ,et sur mer à la Hogue, il fut, malgré les secoursde Louis XIV, forcé de quitter l’Angleterre ; sa fa-mille tenta depuis vainement de remonter sur letrône. Jacques vintse fixer à Saint-Germain, près deParis ; il y tint une petite cour et y mourut en 1701.
Jacques iii . On donne parfois ce nom au préten-dant, fils de Jacques 11, plus connusousle nom deehev. de St-George; il n’a jamais régné. V. stuart.
Jacques de la marche , mari de la reine Jeanncllde Naples . Voy. marche.
JACQUES BONHOMME . Voy. JACQUERIE.
Jacques cousin, auteur. Voy. beffrov.
Jacques (baulot, dit Frère ), lithotomiste, né en165t, près deLons-le-Saulnier, mort en 1714, per-fectionna la taille et inventa un nouveau procédéqu’il appliqua avec le plus grand succès en France ,en Allemagne et en Hollande. Sa méthode est cellequ’on appelle à tort taille anglaise , taille de Beu.
" JACQUES DE L’ËPËE (ordre de saint-), ordremilitaire institué v. 1161, par Ferdinand 11, roi deLéon et de Castille, pour défendre contre les in-cursions des Maures les pèlerins de Saint-Jacquesde Composlelle. C'est le plus considérable des or-dres militaires d’Espagne ; ses revenus sont immen-ses, et ses commanderies embrassent deux villes et118 bourgs. Depuis Charles V , la grande maîtrisede l’ordre a été réunie à la couronne d’Espagne .
Jacques du haut-pas (ordre de saint-), religieuxhospitaliers, institués en Italie , vers 1260, pour fa-ciliter aux pèlerins le passage des rivières, en leurfournissant des bacs. Ils formaient une congréga-tion dont le chef-lien était l'hôpital de St-Jaeqnei-du-Ilaut-Pas, sur l'Arno, dans l’état de Florence .Cet ordre se multiplia surtout en France , où lepape nomma en 1286 un commandeur général quirésidait à l'hôpilal de St-Jacques-du-Haut-Pas , aParis (rue Saint-Jacques ).
JACQUET-DROZ (P.), mécanicien. Voy. moi.
JACQUIER (François), minime, savant mathéma-ticien, né à Vitrv-le-Français en 1711, mort en1788, alla en Italie , devint professeur d’tcntureSainte au collège de la Propagande à Rome , P u,sde physique expérimentale et de mathématiques aucollège Romain. 11 a laissé les ouvrages suivantsls. Newtonii philosophiæ naturahs principia maiït-malica (en société avec le P. Th. Leseur ).avecsavants commentaires, Genève , 1740-1742, 3®.ln-4: Eléments du calcul intégral, Parme , H» ■
2 vol. in-4; Trattato inlorno la sphera, 177o.
JACQUIERS . Voy. jacquerie, pastoureaux.
JACUY, riv. de l’Amérique du Sud (Brésil ), aorides montsde Santo-lgnacio, dans la province deGrande, coule à l'E., et tombe dans la P ardu lac dos Patos, après un cours de ™lomètres. Affluents : le Vaccahy, le Pc™ 0Tacoary. , a,
JADDUS, grand-prêtre juH qui, eu ™PP 0 '”Josèphe, refusa des secours à Alexandre pson expédition en Perse . Alexandre, * rrl 4sur Jérusalem ; mais tout à coup, à la vuedqui s’avançait à sa rencontre accompagneles Lévites , il s'arrêta et se prosterna a se P ’parce que, dit-il, un homme revêtu ae ^ornements lui était apparu en songe, etpromis l’empire de l’Asie . ,.
JADELOT (Nicolas), savant médecin, neaà-Mousson en 1738, mort en 1793, fut P