JAL'Y — 906 — JAME
JAGUAPIR1, riv. du Brésil (Para ), dans la partieoccid. de la Guyane brésilienne, coule au N. O., ettombe dans le Rio-Negro après 320 kil. de cours.
JAGUARIBE, nom commun : 1° à deux riv. du Bré-sil ; l'une dans la province de Céara, tombe dansl’Océan Atlantique, à 110 kil. S. E. de Céara , par4° 24' lat. S., 40° 9’ long. O. : cours, 400 kil.; l'au-tre dans la province de Bahia , se jette dans l’At-lantique, au S. 0. de la baie de Tous-les-Saints,après un cours de 110 kil.; — 2° à une ville situéedans la prov. et la comarque de Bahia , sur laseconde des deux rivières précédentes, à 9 kil. de sonembouchure, à 53 kil. S. O. de San-Salvador.
JAGUARY, riv. du Brésil , prend sa source dansle S. delaprov.deMinas-Geraës, coulede l’E.àl’O.,et tombe dans la Tibaya après un cours de 270 kil.
JAGUERNAT, ville de l’Inde . Voy. djaggernat.
JAHEL, femme juive, accueillit chez elle Sisara ,général de Jabin, roi d’Aser, après sa défaite, etpendant son sommeil le fit périr en lui enfonçant unelou dans la tête.
JAHN (Jean), savant orientaliste allemand , né aumilieu du xvni' siècle, mort en 1817, chanoine del’église métropolitaine de Vienne, professeur d’ar-chéologie biblique, de théologie et de langues orien-tales à l’université de cette ville, a laissé : Gram-maire hébraïque, en langue allemande ; Grammairearabe, 1796; Grammaire chaldaïque; Archéologiebiblique , 1797-1802; Lexicon arabico-lalinum, 1802;Enchiridion hermeneulicæ generalis, 1812.
JA1R de Galaad , juge des Hébreux de 1283 à1261. Pendant son administration, les Israélites su-birent le joug des Philistins . Ce fut la 5' servi-tude; elle dura de 1261 à 1243 av. J.-C.
JA1RE, chef de la synagogue de Capharnailm,dont Jésus-Christ ressuscita la fille. Voy. Malth., ix,18; Marc, V, 21 ; Luc, VIII, 43.
JA1TZE ou YA1TÇA, ville murée de Bosnie , à49 kil. S. de Bagnalouka; 4,000 hab. Château-fort, murailles. Tombeau d’un évêque catholique,mis à mort par les Turcs dans le xvii' siècle etregardé comme un saint par les habitants.
JALAPA, ou XALAPA, ville du Mexique (Vera-Cruz), sur une hauteur, à 60 k. N. O. de Vera-Cruz ;13.000 h. Bon air. Sucre, café.Elle donne son nom à laracine employée en médecine sous le nom de j alap.
JALES (le camp de). Voy. jallez.
JAL1GNY, ch.-l. de cant. (Allier ), à 14 kil. N.deLaPalisse ; 600 11. Carrièresde marbre; terre à potier.
JALLABERT (Jean), savant genévois , né en 1712,mort en 1768, fut ministre de l’église réformée, pro-fesseur de philosophie et de mathématiques à Ge-nève . On lui doit un discours sur l'Utilité de laphilosophie expérimentale ; des Expériences sur l’élec-lricilé et les premiers essais de l’application de l’élec-tricité au traitement des maladies.
JALLA1S, ville du dép. de Maine-et-Loire , à 9kil. E. de Beaupréau ; 3,248 hab.
JALLEZ, bourg et château de l’anc. Languedoc,auj. dans l’Ardèche , au S., entre les Vans et Barjac.11 s’y forma en septembre 1790, sous le nom deCamp de Jallez, un rassemblement de nobles, quitenta de soulever le midi contre les décrets de l’As-semblée constituante . Cette tentative n’eut aucun ré-sultat; le château de Jallez futbrûlé peu après, 1792.
JALOMN1TZA, Naparis, riv.de la Turquie d’Eu-rope (Valachie ), prend sa source dans le district deDumbovitza, sur les frontières de la Transylvanie ,et se jette dans le Danube par la rive gauche,après un cours de 300 kil. — Elle donne son nomàun district de la Valachie inférieure, quia 130kil.sur 100, et dont le ch.-l. est Ourzitseni.
JALONKADOU, pays de la Sénégambie. Voy.DJIALONKADOD.
JALYSE ou IALYSE, ville de l’île de Rhodes ,sur la côte 0., une des trois villes principales de
cette île dans l’antiquité. Elle devait son nom àJalyse, fils de Cercaphus, qui régna sur l’ile deRhodes. Protogène avait fait un tableau très célèbreconnu dans l’antiquité sous le nom de Jalyse.
JAMAÏQUE (la), une des îles anglaises' desGrandes-Antilles, au S. de Cuba, et à l'O. d'Haïti par 21» 45’ lat. N., et 80» long. 0.; elle a 260 kil]sur 50, et compte 402,000 habitants, dont350,000 noirs. Elle a pour ch.-l. Kingston, maisle siège du gouvernement est Spanish-Town ouSantiago-de-la-Vega. On la divise en trois comtés:Cornwall, Surrey et Middlesex. Les montagnesBleues la traversent. Le climat est chaud et mal-sain, et le sol, sujet à de fréquents tremblementsde terre, est d'une fertilité extraordinaire. On entire du sucre, du rhum, de l’indigo, des plantesmédicinales, des bois de teinture, etc.— L'îledelaJamaïque fut découverte en 1494 par ChristopheColomb. Elle appartint d’abord aux Espagnols jus-qu'en 1655. L’amiral W. Penn la leur enleva pourCromwell, et depuisl’Angleterre l’a toujours gardée.Elle a souvent eu à y réprimer des insurrections,notamment en 1690, 1700, 1795. La Jamaïqueasapropre législature, composée de 43 membres, éluspar les francs-tenanciers du pays ; mais le gouver-neur anglais a le veto, et un conseil de 12 mem-bres, nommé par la couronne, partage avec luil’administration.
JAMARY, riv. du Brésil , naît dans la prov. deMato-Grosso , coule au N. O., et tombe dans laMadeira par 65° 20' long. O., 8° 40’ lat. S. Cours,450 kil.
JAMBIE, riv. de l’île de Sumatra, prend saiource dans les montagnes de l’intérieur, coule àl’E. et se jette dans la mer de Chine après 270 kil.le cours. — Sur les bords se trouve une ville demême nom, grande et bien peuplée, à 250 kil.dePalembang . C'est la capitale d’un état jadis puis-sant. Les Portugais s'en emparèrent en 1629. Com-merce de poudre d’or, de roseaux et de poivre.
JAMBL1QUE, Iamblichus , philosophe néoplato-nicien, né à la fin du m» siècle, à Chalcis enCœle-syrie, mort en 333, était disciple de Porphyre , et en-seignait à Alexandrie . 11 professa une philosophiemystique à laquelle il mêla la magie et la théurgie,enseigna les moyens de communiquer avec la di-vinité ou avec les démons, êtres intermédiairesentre Dieu et l’homme ; prétendit faire lui-memedes prodiges, et fut un des plus dangereux enne-mis du christianisme. 11 reste de lui une Exhorta-tion à la philosophie (publiée grec-latin parKiessung,Leipsick, 1813, in-8) ; une Vie de Pylhagore, pleinede fables (publiée grec -latin par Kiessling, beip-sick, 1816, in-8), et une Lettre sur lesdes Égyptiens , ouvrage rempli d’idées extra' -gantes (publiée avec une Lettre de Porphyre a "gyptien Anebon, par Th. Gale, grec-latin, Ox >1678, in-fol.j. — Un autre Jamblique, Syrien ,somposa vers la fin du ii # siècle un roman gintitulé : les BabyIoniques, ou Amours de net de Sinonis; il n’en reste que des fragmenservés par Photius : c’est le plus ancien romangm.
JAMBO ou 1AMBO, Charmuthas, t dje mud’Arabie, dans l’Hedjaz , à 120 kil. S. 0.dîne. Château-fort. Commerce avec „ r
JAMES, forme anglaise du nom Jacques, trles princes de ce nom, Voy. Jacques.) e(
JAMES (Thomas), en lalin Jamesius , <j , ethéologien anglais né en 1571 à N^P Ia ijblio-Wight), mort en 1629, était gardien d I» » 1DIhèque de Bodley à Oxford . 11 se slg V dans ses
scie contre les Catholiques, et cherc , ^^
écrits, à découvrir les falsifications * , saints
disait-il, par les Catholiques dans le ta JPères. Ses écrits principaux sont : . Vfïnc
Londres, 1600, réfuté par Jos. Bianchini.