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par un nouveau mariage, se joignit à ses ennemispour lui faire la guerre, et, s'étant emparé de sapersonne, la fit étouffer ( 1382) , à 67 ans. L'ad-ministration de Jeanne fut déplorable. Cependantelle eut une cour brillante et voluptueuse , et at-tira auprès d’elle des gens de lettres, parmi les-quels on remarque Boccace . Cetlc princesse élaitd’une beauté remarquable, mais fort dissolue.
jeanke ii, reine de Naples, fille de Charles deDuras , succéda à Ladislas son frère en 1414.Elle se livra à toutes sortes de débauches, comblad’honneurs Alopo et plusieurs autres de ses favoris.S’étant ensuite mariée à Jacques, comte de la Mar-che, celui-ci fit décapiter Alopo et tous les com-plices des désordres de la reine, et la retint elle-même prisonnière. Ses sujets la délivrèrent en1416; son mari, devenu prisonnier à son tour, s’en-fuit en France (1419). Jeanne prit alors un nouveaufavori, Caraccioli , qu’elle lit mettre à mort quel-ques années après. Pour se faire un protecteur,elle adopta Alphonse V d’Aragon. Celui-ci n’eutpas la patience d'attendre l’héritage de Jeanne,- ilprit les armes contre elle. La reine aJdopta àsa place Louis d’Anjou , qui mourut en 1434, puisRené, son frère. Elle mourut en 1435, et sa succes-sion, restée indécise par plusieurs adoptions succes-sives, fut enfin dévolue à Alphonse d’Aragon.
Jeanne d'arc, surnommée la Pucelle d’Orléans,héroïne célèbre, naquit en 1410 à Domrémy , près deVaucouleurs , d’un simple paysan appelé Jacquesd’Arc , et fut bergère jusqu'à l’âge de 18 ans.A cetteépoque de sa vie, Jeanne , touchée des malheurs dela France que désolaient les factions intérieureset que les armées anglaises achevaient de conqué-rir, frappée aussi de certaines visions surnaturel-les qui lui imposaient la mission de sauver sapatrie, partit de son hameau, et vint à travers millepérils trouver Charles Vil dans sa petite cour deChilien en Touraine . Elle fut, après bien des refus,introduite auprès de lui et réussit à le convaincre desa mission divine. Cependant le roi ne lui confia d’a-bord qu’en tremblant le commandement de quelquessoldats. S’étant mise à la tête de cette petite troupe,Jeanne réussit en huit jours à délivrer la villed Orléans qui était assiégée par une nombreuse,armée anglaise, et qui était la seule place impor-anie qui restât au roi de France (8 mai 1429).Ayant ainsi rendu la confiance à l’armée et excitéson enthousiasme, Jeanne conduisit Charles àReims au travers d'un pays occupé par les enne-®is, prit plusieurs places sur son passage, vainquitlalbot à la bataille de Patav, et fit enfin sacrer lerm (17 juillet 1429). Elle voulut alors se retirer,disant que sa mission était remplie ; mais elle fut,m algré sa résistance, retenue par les prières duroi. En 1430 elle se jeta dans Compiègne , qu'assié-geaient les Bourguignons et les Anglais , et fut faiteprisonnière, le 24 mai, dans une sortie. Les An-® ais , acharnés à sa mort, la firent condamnerJT!V oreière pur un tribunal inique, que pré-.aait Fauchon, évêque de Beauvais , créature du«a Angleterre Henri V , et elle fut brûlée viveRouen (30 mai 1431). Jeanne n’était pas moins’ rouai’quable par ses vertus, par sa piété que par, l ? co ^ ra 8 e - Après sa mort, sa famille fut anoblie,le village qui lui avait donné naissance fut exemptétoutes tailles. Orléans , que Jeanne avait mira-tJ'— t délivrée, institua en son honneur unel cessmn solennelle. Jeanne d’Arc a été l’objet^ombre d’écrits. Le plus complet est l’flis-rt,=n , }emme d'Arc, etc., par M. Lebrun desWn m v U o S ,’. Paris ' 181 L 4 fol- in-8. Jeanne ales ti- 1 e ': A '‘ S° ume t I e sujet de bel-
in,,«u a . les ’ “Casimir Delavigne , celui d'une élégiecelai à - rAn S la is Southey etàM. Ozaneaux,Ue deux beaux poèmes. On connaît la malheu-
reuse tentative de Chapelain. Voltaire a souillé sontalent en flétrissant, dans un poème burlesque etimmoral, la mémoire de cette femme héroïque.
JEANNE HACHETTE. Voy. HACHETTE .
jeanne (la papesse). Quelques chroniqueurs ontprétendu qu'aprèsle pape Léon IV (855), et avant l’a-vénement de Benoît JII, le siège pontifical avaitété occupé pendant deux ans par une femme dunom de Jeanne, native de Mayence, qui, ayant ac-quis de grandes connaissances , entra dans les or-dres sous le nom de Jean d’Angleterre , réussità cacher son sexe, parvint aux dignités ecclésias-tiques, et fut élue pape sous le nom de Jean Vill;mais que cette femme, étant devenue enceinte, ac-coucha au milieu d’une procession, et révéla ainsil'imposture. On a démontré victorieusement quec’était là une fable absurde, et qu’il n’y avait au-cun intervalle entre Léon IV et Benoît III son suc-cesseur. Pour expliquer l'origine de cette fable,on a dit que le pape Jean VIII (872-882) ayant eula faiblesse de consentir à reconnaître le patriarchePhotius , on l’accusa de s’être conduit comme unefemme, et on le surnomma la papesse Jeanne .
JEANN1N (le président), homme d’état, né à Au-tun en 1540, était, dit-on, fils d’un tanneur. Il étu-dia le droit sous Cujas , s'éleva par son seul mérite,et devint sous Charles IX et Henri III conseiller,puis président au parlement de Bourgogne . Con-sulté, à l’époque de la Saint-Barthélemy , par legouverneur de la province au sujet des ordres en-voyés par Charles IX . il fut d’avis de différer l'exé-cution et sauva par là les Protestants. 11 fut dé-puté aux états de Blois , entra dans le parti des Li-gueurs et s’attacha au duede Mayennedont il tempé-rasouventiafougue. Aprèsl’avénement delienriîV ,il se rallia franchement à ce prince; il fut nommépremier président au parlement de Paris, fut em-ployé dans les négociations les plus importantes, etpartagea avec Sully toute la confiance du roi. Il si-gna en 1609 le traité qui assurait l’indépendancedes Provinces-Unies. Après la mort de Henri IV ,Marie de Médicis le nomma surintendant des fi-nances ; il conserva cette charge jusqu’à sa mort,en 1622. Il a laissé des Néyociaiions , Paris , 1650,in-foL, ouvrage très estimé des diplomates.
JËBB (Samuel), savant anglais , né en 1690, morten 1772 , exerça la médecine avec succès, tout encultivant les lettres par goût. On a de lui des édi-tions estimées, entre autres celle de V Opus majus deltoger Bacon, Londres , 1733, in-fol-, et un recueildes Écrits publiés sur Marie Sluarl, 1725 (en latin).
JËBUSËENS , un des peuples principaux de iaterre de Chanaan ; ils habitaient à l’O. de la merMorte et au N. des Iléthéens, dans le pays qui futdepuis la partie septentrionale des tribus de Si-meon , Juda, Benjamin, et avaient pour capitale Jè-bus, jadis Salem , nommée depuis Jérusalem .
JECHONIAS , roi de Juda, succéda en 597 av. J.-C.à Joachim son père, et fut détrôné trois mois aprèspar Nabuehodonosor qui remmena captif à Babylone .
JEDBUKGH , ville d’Ecosse , ch.-1. du comté deRoxburgh , à 60 kil. S. E. d'Edimbcurg ; 5,600 hab.Hôtel-de-ville remarquable. Sources minérales.Ville ancienne, qui remonte au-delà du x c siècle.
JÉDRO ou JE1)0, capitale du Japon. Voy. yeddo .
JEFFERSON (Thomas), troisième président desEtats-Unis, né en 1743, à Shadwell (Virginie ). Ilcommença sa réputation au barreau, entra debonne heure dans ia législature de la Virginie ,prit une part glorieuse à l’insurrection des colo-nies contre la métropole, rédigea la déclaration d’in-dépendance en 1776, fut envoyé en France en 1781comme adjointàFranklin, devint vice-président de larépublique en 1797, président en ISO! : fut réélu en1805, et resta ainsi huit ans à la tête de l'ad-ministration. II se retira ensuite en refusant une