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secs, lin, eau-de-vie, merrains. — Plusieurs sièges(notamment en 1583, époque à laquelle elle fut prisepar Henri IV ). Son château fut rasé en 1638.
MARAT, ville de France (Puy-de-Dôme ), à 5 kil.S. E. d'Oliergues ; 2,500 hab.
MARAT (Jean-Paul), fameux démagogue, né en1744 à Genève ou à Boudry , près de Neufchâtel, vintà Paris exercer la profession de médecin, fut atta-ché en cette qualité aux écuries du comte d'Artois,et se fit un certain nom par des écrits sur les sciencesnaturelles. D’un caractère violent, d'une imagina-tion ardente, il embrassa avec exaltation les prin-cipes et les idées révolutionnaires et publia à partirde 1789 un journal politique qui porta successi-vement les titres de Publiciste parisien , d’Ami dupeuple , de Journal de la République , où il prêchaitles doctrines anarchiques et conseillait les mesuresles plus sanguinaires. Il devint par là l'idole dupeuple, s’immisça dans ie Comité de salut public,quoiqu’il n’eût pas de titre légal, et eut la plusgrande part aux massacres des 2 et 3 septembre1792, ainsi qu’à la condamnation de Louis XVI .Nommé député à la Convention par un collège desélecteurs de Paris , il y siégea à la tête du parti dela Montagne , fit décréter la création du Tribunalrévolutionnaire , et la formation d’un Comité desûreté générale chargé spécialement d’arrêter lesSuspects , attaqua avec fureur les Girondins , et en fitproscrire 22 au 2 juin 1793. La veille de cette jour-née, il avait provoqué ouvertement le peuple àl'insurrection; livré pour ce fait au Tribunal révo-lutionnaire par la Convention elle-même, il avaitété ramené en triomphe dans la salle des séancespar la populace ameutée. Un mois après (13 juillet),Marat fut assassiné dans son bain par Charlotte Corday (Voy. ce nom), qui croyait par là délivrer la patried’une odieuse tyrannie. Sa mort fut pour les terro-ristes le prétexte de nouveaux massacres. On luilit des funérailles magnifiques et une sorte d'apo-théose ; son corps fut déposé au Panthéon , mais ilne tarda pas à en êlre tiré. Marat a publié (outreson journal) divers écrits, les uns politiques, entreautres, les Chaînes de l’esclavage, d’abord en an-glais, Edimbourg, 1774 ; puis en français, Paris ,1792 (réimprimé en 1833); Profession de foi deMarat, l'Ami du peuple, adressée aux Français , etc.;— les autres scientifiques, tels que De l’homme ou de
I influence de l'âme et du corps, Amsterdam , 1775;Recherches sur la lumière, l’électricité, etc., 1779-84 ;une traduction de l 'Optique de Newton, 1787.
MAI1ATEA, ville du royaume de Naples (Basili-cate), à 13 kil. S. O. de Lagonegro; 3,900 hab.Deux obélisques en marbre.
MARATHON, bourg de l’Attique , à 31 kil. N. E.d’Athènes . Dans la première guerre médique, Mil-tiade y remporta sur les Perses une victoire déci-sive, l’an 490 av. J.-C.. — Cette ville est encorecélèbre dans la fable par un taureau monstrueuxdont Thésée délivra la contrée.
MARATHON1SI, Gylhium? v. forte de la Grèce ,(Laconie), dans le pays des Maïnotes, sur le golfede Kolokythia, à 40 kil. S. de Misitra; 600 hab.
MARATTES (les). Voy. kahiuttes.
MARATTI (Carlo), peintre italien, né à Came-rino en 1625, mort en 1713, élève de Sacchi, tra-vailla pour le pape Alexandre VII et ses successeurs,et fut pendant longtemps le peintre le plus re-nommé de Rome . Il excellait surtout dans les ta-bleaux d’autel et dans la peinture des Vierges. Onvoit de lui au Louvre quatre tableaux : une Nati-vité, une Vierge avec l'enfant Jésus; Saint Jean dansle désert; le Mariage mystique de sainte Catherine,
II réussissait aussi dans la gravure.
MARBACII, ville du royaume de Wurtemberg
(Neckar), à 20 kil. N. de Stuttgart, sur le Neckar ;3,350 hab. Patrie de Schiller.
MARBELLA, Barbesola, ville d’Espagne , à 43kil. S. 0. de Malaga , sur la mer; 4,300 hab. Rueslarges; belles places, édifices d’architecture mau-resque. Aux environs, salines; mines de fer Jeplomb et d’antimoine; pêche active, ’
MARBLEHEA1), ville des Etats-Unis (Massachus-sels), à 7 kil. S. E. de Salem ; 6,000 hab. Bon port;fort. Pêche de la morue; commerce de poisson.
MARBOURG, Mattium ou Malliucum, ville Je laHesse-Electorale, à 80 kil. S. O. de Hesse-Caasclsur la Lahn ; 8,000 hab. Jolie église de Sainlc-Eli-sabeth, consistoire luthérien ; chàteau-fort, univer-sité, bibliothèque, etc. Ancienne résidence des land-graves de Thuringe . Ils’y tint un colloque en 1529.
marbourg , ville des Etats autrichiens (Stvrie),sur la llrave, à 00 kil. S. de Grœtz; 7,000* hab.Ch.-l. de cercle; commerce en blé et en vin.
MARBOZ, ville de France (Ain ), à 15 kil. N. deBourg ; 2,5 0 hab.
MARBRE (île de), Marble Island en anglais , dansla haie d’Hudson, a son centre par 92° long. 0.,62° 50' lut. N. : 40 kil. sur 24; port sur la côteS. E. Le sol de l’île est tout formé de marbre à peinerevêlu d'un peu de terre végétale.
MARBRES d’aruniiel. Voy. arundel et paros.
MARC (saint), un des quatre évangélistes, né, àce qu’on croit, dans la Cyrénaïque , s’attacha debonne heure à saint Pierre, l’accompagna dans sestravaux, le suivit à Rome , où il lui servit d’inter-
prète ; alla prêcher l'évangile dans la Pentapole (ouCyrénaïque), et en Egypte, où il fonua l’église d'A-lexandrie . L’an 68 de J.-C., il fut pris et mis àmort par les idolâtres. On célèbre sa fête le 25 avril.Il écrivit son évangile en grec , selon les uns, enlatin, selon d’autres; il le rédigea 10 ans aprèsl’Ascension de J.-C., d’après les conversations qu'ilavait eues avec saint Pierre ; ce n'est du restequïnabrégé do saint Matthieu. Les Vénitiens prétendentposséder le corps de saint Marc qui aurait été trans-poi lé chez eux en 815 ; ils vouent à ce saint unculte particulier. S. Marc a pour emblème le lion.
MARC (s.), pape en 336, est fêlé Le 7 octobre.
marc, hérésiarque du il' siècle, disciple Je II;lentin et issu de Basilide , substituait à la Trinitéune Quaiernité de son invention (il admettait e"Dieu l’ Ineffable, le Silence, le Père, la Vérité), re-jetait les sacrements et même le baptême. 11 sat-tira un grand nombre de partisans par des presligs
et de prétendues prophéties.
MARC-ANTOINE . Vo IJ. ANTOINE Ct RAIMOND!.
MARCEAU (François-Séverin desgraviers-), gé-néral français, né en 1769 à Chartres , d’un proeu-reur au bailliage de cette ville, s'engagea à tuais,fut nommé en 1791 chef du premier bataillon davolontaires d'Eure-et-Loir, alla en 1793 en Ven-dée avec le grade de capitaine, et fut nomra , 6 ,24 ans, sur la recommandation de Kléber,genewen chef de l’armée de l’Ouest. H gagna sur lVendéens la sanglante bataille du Mans (U “ •1793). Employé en 1794 à l’armée deMeuse comme général de division, il coiitriopnissaminent au gain de la bataille de l’ l ® ur !f ! ’protégea en 1796 la retraite de l’armée de 10 .dan ; déjà il avait plusieurs fois repoussé I enne 'lorsqu'il fut blessé mortellement près d Altonchéri ; il n'avait que 27 ans. Les ennemis s uniraux Français pour lui rendre les honneurs n>taires. Marceau ne s'était pas moins fait renrarqpar son humanité et son désintéressement q ue lson courage et ses talents stratégiques.
Marceau (saint). Voy. marcei .. in t
MARCEL I (saint), pape, 308-309, succéda 4 f»Marcellin. Il fut banni par l’empereur Maxonoeprétexte qu’il causait des troubles par sa sévuri-vers les Tombés. On le fêle le 16 janvier.