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Marcel II , pape, élu en 1555 , ne régna que 21jours ; il eut pour successeur Paul IV .
MARCEL (saint), évêque de Paris , célèbre par sapiété, fut élevé sur ce siège épiscopal à la tin du iv"siècle, et l'occupa jusqu’à sa mort, vers 440. 11 futenterré près de Paris dans un village qui formeauj. le faubourg Saint-Marcel . Sa fête se célèbre le3 novembre. Selon la légende , le saint évêqueavait délivré le pays d'un serpent monstrueux quil'infestait.
Marcel (Etienne), prévôt des marchands de Paris ,se signala par son audace pendant la captivité duroi Jean; souleva le peuple contre l'autorité dudauphin (depuis Charles V ), et contre la noblesse ;porta le trouble dans les états-généraux, convo-qués en 1356, en engageant les députés du Tiers àrefuser des subsides et à réclamer au contrairedes réformes exagérées; lit assassiner sous les yeuxdu dauphin Robert de Clermont , maréchal deNormandie, et Jean de Confions, maréchal de Cham-pagne ; enfin il se préparait à ouvrir les portes deParis à Charles-le-Mauvais , roi de Navarre , quiassiégeait cette ville (1358), lorsque deux courageuxcitoyens, Jean et Simon Maillard , le tuèrent d'un•oup de hache. M. Naudet a écrit l'histoire de laConjuration d'Etienne Marcel, Paris , 1815 in-8.
Marcel, fameux maître de danse du xviii* siè-cle, mort vers 1757 , a composé quelques balletsoubliés aujourd'hui. C’est lui qui s’écriait : « Quede choses dans un menuet ! » En voyant danser unAnglais , il dit ; « On saute dans les autres pays, onne danse qu’à Paris . »
MARCELLIN (saint), pape de 295 à 304. C’estsous son pontificat qu'eut lieu la persécution deüioclétien. il est honoré comme martyr; sa fêtetombe le 2G avril.
Marcellin (ammien) , historien. Voy. ammien .MARCELLUS (M. Claudius), général romain, fut«nq fois consul. En222av. J.-C., il battit les GauloisàClastidium , tua de sa main leur roi Viridomare,remportant ainsi les troisièmes dépouilles opimes,prit Milan et réduisit la Gaule Cisalpine en provinceromaine. Envoyé contre Annibal après la bataille deCannes , il releva les affaires des Romains, et rem-porta sur le général carthaginois deux avantages àNoie (216-215), puis transporta en Sicile le théâtrede la guerre ; il s’empara de Syracuse après troisms de siège (212) ; c'est au sac de la ville que péritArchimède , quoique le général romain eût donnéordre de l’épargner. H vainquit encore Annibal en210, à Canusium; mais il périt deux ans après,étant tombé dans une embuscade. On l'avait sur-nommé l ’Épée de Rome , comme Fabius Cunctator en était dit le Rouclier,
marcellds (M. Claudius), de la famille du précé-dent, consul l'an 51 av. J.-C., fut le premier à pro-poser au sénat de retirer à César le gouvernementdes Gaules, et prit parti pour Pompée dans la guerrecivile. César, vainqueur à Pharsale , l’exila à Mity-lene; mais dans la suite il le rappela à la prièredu sénat : ce fut à cette occasion que Cicéron pro-nonça le discours de remcrcîments intitulé : ProMarcello, Marceline ne put jouir du bienfait de
^“ ar . il fut tué par un de ses esclaves au mo-ment de s’embarquer.
marcellus (M. Claudius ), fds d’Octavie, soeur« Auguste, et de M. Claudius Marcellus Æserni-nns (consul l’an 22 avant J.-C.), fut adopté par Au-guste , son oncle, qui lui donna en mariage sa filleJulie, et le désigna pour son successeur. Ce jeuneprince, qui donnait lesplus grandes espérances, mou-rut à 29 ans, 23 av. J.-C. Livie fut soupçonnée deavoir fait empoisonner. Virgile a déploré dans debeaux vers (au 6' livre de 1 ’Énêidé) la mort pré-aturée de Marcellus , et a fait de lui un élogePompeux. On raconte qu’Octavie*s’évanouit à la
lecture de ce passage, et qu'elle récompensa l’au-teur en lui faisant compter 10,000 sesterces (en-viron 2,000 fr.) pour chacun de ses vers.
marcellus (Ulpius ), jurisconsulte romain, con-temporain des Anlonins, de la secte des Procu-léiens, jouit dans son temps de la plus grande au-torité. On trouve dans les Pandectes des frag. de M.
MARCELLUS PALINGEN1US. Voy. MANZOI.LI.
MARCENAT, ch.-l. de canton (Cantal ), à 16 kil.N. O. de Murat ; 2,100 hab.
MARC-EN-BAROEUL, ville de France (Nord ), à
5 kil. N. de Lille ; 3,348 hab.
MARCH ou MORAVA , Marchus ou Marus , riv.des États autrichiens ( Moravie ), sort du montSchneeberg, court au S., baigne Olmiilz, arrose lescomitatsde Prerau , de Hradisch, sépare l’archidu-ché d’Autriche de la Hongrie , et tombe dans leDanube à 13 kil. au-dessous de Presbourg . Cours,270 kil. Affluent principal, la Tava.
MARCHAND ( Prosper ), bibliographe, né vers1675 à Guise , en Picardie, mort en 1756, ouvrit àParis en 1698 un magasin de librairie qui devintle rendez-vous des bibliophiles; passa en Hollandepour y professer plus librement la religion réforméequ’il avait embrassée, et s’établit à Amsterdam comme libraire; il renonça plus tard au commercepour se livrer uniquement à l’étude. On lui doitdes éditions d’ouvrages rares ou'importants, telsque le Dictionnaire de Bayle, Rotterdam , 1720, 4vol. in-fol. ; les Voyages de Chardin, les Œuvres deRranlôme; mais il est surtout connu par un Diction-naire historique (La Haye , 1758-9, 1 vol. in-fol.), quicomplète les Dictionnaires de Bayle et Chauffepié .Ge Dictionnaire fut publié après sa mort, sur sesnotes, par Allamand.
marchand (Etienne), capitaine de la marinemarchande, Ot de 1790 à 1792, pour le compted’une maison de Marseille , un voyage autour dumonde, et découvrit en 1791 le groupe N. 0. desîles Marquises, qu’il nomma îles de la Révolu-tion ; l’une d’elles porta son nom L’histoire deson voyage a éié écrite par Eleurieu. M. en 1793.
MARCHANGY (Louis-Antoine de), né dans laNièvre vers 1780, mort à Paris en 1826 , se fit con-naître par un ouvrage intitulé la Gaule poétique ,
6 vol. in-8, Paris , 1813 et 1826, où il envisageaitl'histoire nationale dans ses rapports avec la poésie,l'éloquence et les arts, et publia en 1826 Tristanle Voyageur ou la France au XIV e siècle, qui estcomme le complément de l'ouvrage précédent. Ilenlra en 1815 dans le ministère public, et s'élevapar degrés jusqu’aux fonctions d'av.gén. près la courde cassation. Il acquit une fâcheuse célébrité par desréquisitoires qu'on accusait d’être trop passionnés.
MARCHAUX, ch.-l. de canton (Doubs ), à 15 kil.N. E. de Besançon ; 400 hab.
MARCHE, nom qui dans le moyen âge, surtoutdepuis Charlemagne, servit à désigner les provincesfrontières d'un empire ; elles étaient gouvernéespar des commandants mililaires nommés margra-ves (de mark , marche, et graff, comte), ou mar-quis (en latin marchio), et qui étaient chargés dedéfendre les frontières. La plupart de ees contréesont reçu dans la suite d’autres titres, tels que ceuxde comtés, duchés, etc. ; cependant le nom demarche a été conservé dans les temps modernes parquelques-unes d’entre elles, comme le comté de laMarche, en France, les Marches d’Italie, la Marchede Brandebourg (Voy. ci-après).
marche (la), par abréviation pour la Marche limou-sine, province et grand-gouvernement de I ancienneFrance, ainsi nommée parce qu elle était sur lafrontière de France du côté du Limousin , dontelle avait fait longtemps partie; bornée au N. parle Berri et le Bourbonnais, au S. par le Limousin ,à l’O. par le Poitou, à l’E. par l’Auvergne . Capit.,
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