MARE — 1126 — MARE
MARDOCENTÈS, roi arabe, s'empara de l’em-pire de Babylone sur les descendants de Nemrod,vers l'an 2218 av. J.-C., et y fonda une dynastiequi régna 225 ans, jusqu’au renversement de Na-bonad par Bélus, roi d'Assyrie (1993).
MARDOCHËE , un des Juifs qui furent menés entaplivité à Babylone par Nabuchodonosor vers l’an595 av. J.-G., fll épouser Esther , sa nièce, au roiAssuérus , et découvrit une conspiration traméecontre ce prince. Mardocliée ayant refusé de s’age-nouiller devant Aman , favori du roi, ce ministrevoulut le faire mourir ainsi que tout son peuple;mais la protection d’Esther le sauva, et Aman, con-vaincu de conspirer, subit à sa place le derniersupplice.
MARDONIUS , général des Perses, gendre de Da-rius, conduisit dès l’année 496 av. J.-G. une arméeperse en Grèce, e! soumit la Thrace et la Macé-doine. 11 combattit aux Thermopyles, à Salamine ,et fut complètement défait à Platée, 479 av. J.-G.Il périt dans la bataille.
MAREB, riv. d’Afrique , naît en Abyssinie, couleau S. O., puis au N. O.; entre en Nubie , se perddans les sables, puis reparaît et se jette dans l’At-barali après un cours de 700 kil. — Voy. saba,
MARËGHAL, marescallus , mot dont l’originen’est pas bien connue, se rencontre dès les premierstemps de la monarchie. 11 a désigné d’abord unofficier supérieur placé sous les ordres du conné-table ou du général en chef, et que l’on nommaitmaréchal de l'hosl (c.-à-d. de l’armée), maréchal decamp. Les maréchaux-de-camp de l’armée du roiétaient appelés maréchaux de France, pour les dis-tinguer des maréchaux-de-(amp des autres seigneursféodaux. Les maréchaux de Francefurentdès 1185élevés au-dessus de tous les autres maréchaux-de-camp; ils acquirent une importance de plus en plusgrande, surtout après la suppression de la dignité delonnétable. en 1627; depuis cette époque, la di-gnité de maréchal de France est la plus élevéede l’armée. Un bâton, appelé bâton de maréchal,est la marque distinctive de cette haute dignité.—Avant François I , les fonctions de maréchal étaientpurement temporaires; ce fut ce prince qui le pre-mier nomma des maréchaux à vie. 11 en fixa lenombre à quatre ; ce nombre a beaucoup variédepuis; il y en eut vingt sous Louis XIV ; il estaujourd’hui fixé à douze. — Chez les étrangers letitre de maréchal est porté par plusieurs grandsoffi-ciers; tels sont : le grand-maréchal de l’Empire ; lemaréchal de l’Eglise; le grand-maréchal de Polo-gne , le maréchal de la diète ; les feld-maréchaux. —Dans la guerre des Albigeois, on donna le titre demaréchal de la Foi à Gui de Lévis , qui accompagnaSimon de Montfort , et ce titre resta héréditairedans sa famille.
MARÉCHAL (lord), titre qui était héréditairedans une noble famille d’Écosse , celle des comtesde Keith. Un membre de cette famille fonda en1593 le collège Maréchal à Aberdeen ; et deux au-tres, George et Jacques Keith, se sont illustrés audernier siècle dans la carrière militaire {Voy. keith).
maréchal (P.-Sylvain), écrivain, né à Paris en1750, mort en 1803, commença à se faire connaîtrepar des poésies pastorales dans lesquelles il prenaitle nom de Berger Sylvain; fut quelque temps bi-bliothécaire à la bibliothèque Mazarine , mais perditsa place pour avoir publié des écrits irréligieux.Chaud partisan de la révolution, il fut un deschantres de la liberté et de la déesse Raison ; ilaffichait un grossier athéisme, et fut particulière-ment lié avec l’astronome Lalande qui partageaitses opinions désolantes. On a de lui des Bergeries,1770 ; le Pibrac moderne, 1781 ; Fragment d'unpc-ëme sur Dieu, ou le Lucrèce moderne, 1781 ; Coded’une société d’hommes sans Dieu , 1797 ; Voyage de
Pylhagorc, 1790; Dictionnaire des Athées, 1800, avecun supplément de Lalande. Dans ce Dictionnaireœuvre de folie, on voit figurer Bossuet , Fénelon’Leibnitz, parmi les alliées, à c5té d’Epicure et dubaron d’Holbach.
MAREMME (la) ou MAREMMES (les), ta Ma-remma ou le Maremme en italien (c.-à-d. le //dorai),territoire de la Toscane, entre Livourne et Piom-bino, le long de la mer, très fertile, mais maré-cageux, malsain et peu peuplé ; on n’y trouve quequelques pasteurs nomades qui y conduisent destroupeaux de buffles. Ruines de plusieurs villesétrusques. On a fait ces dernières années de grandsefforts pour assainir ce pays.
MARENGO, Maricus vicus, village des Ëlals sar-des (Alexandrie), à 4 k. S. E. d’Alexandrie , près duconfluent du Fontanone et du Tanaro , est célèbrepar la victoire que Bonaparte, premier consul, yremporta sur Mêlas et les Autrichiens (14 juin1800). La soumission de l’Italie , la fin de la secondecoalition et la paix de Lunéville en furent les ré-sultats. — Sous l’Empire , on donna le nom de Ma-rengo à un dép. de l’empire français , qui avait pourch.-l. Alexandrie. Ce dép. a formé à peu près lesprovinces actuelles d’Alexandrie, d’Asli et de Ca-sale. — L’Italie a d’autres villages moins connus, dunom de Marengo. — Aux Etats-Unis se trouventaussi des localités de ce nom, entre autres le comtéde Marengo (dans l’Alabama ), et la ville de Ma-rengo, ch.-l. de ce comté , sur la Tombekbée, à63 kil. O. de Gahawba.
MARENNES, ville de France, ch.-l. d’arr. (Cha-rente-Inférieure ), à 37 kil. S. de La Rochelle;4,542 hab. Tribunaux de première instance et decommerce. Bien bâtie, maiB peu salubre; grandcommerce de sel et de vins. Bonnes huîtres.—L’arr. a6 cant. (Le Ghàteau, Royan , Saint-Pierre, UTremblade, Saint-Agnan, plus Marennes ),34comm.et 49,626 hab.
marennes (pays de), ou marensin , petite subdi-vision de la Gascogne , le long de la côte, entrel’Adour jusqu’aux environs de Dax , et l’Océan.Pays couvert de marais; pins dont on lire de la résineet de la poix. Lieux princip. Gap-breton etMagescq.Ce pavs est compris auj. dans le dép. des Landes .
MAREOT1S (lac), auj. Mariout, dans l’hgjpleInfér., à l’O. du Delta, près d’Alexandrie , commu-niquait à la Méditerranée par le bras Canopiquedu Nil . Ses environs produisaient des vins exquis.
MAI1ESCOT (Armand-Samuel), général du tempsde l’empire, né à Tours en 1758, mort à \endomeen 1832, entra dans le corps du génie; prit P al )comme chef de bataillon au siège de Toulon , ouieut de vives contestations avec Bonaparte; defenuiMaubeuge en 1794; prit Charleroi , après avoir esuyé un échec devant cetle ville; s’empara de La "drecies, de Maëstricht (novembre 1794 );delenLandau (1796), rendit en 1797 et 98 les plus gr>services dans les armées de Rhin-et-Moselle et olemagne, et fut nommé en 1799 inspecteur-gendu génie. 11 accompagna le général DtipontEspagne, et eut le malheur de signer la capntion de Baylen. Il fut pour ce fait destitue etincéré pendant trois ans, puis exilé à Tours ,sous la Restauration réintégré dans son ë r ,’-pair et marquis. On a de lui une Relation des Pcipaux sièges faits en Europe par les armées Jçaises depuis 1790, Paris , 1806, in-8.
MARET (Hugues), duc deBassano, né à «jon «1763, mort en 1839, publia en 1789 iesbulleUl’Assemblée nationale, et jeta ainsi les f onae h .-j.du Moniteur universel. Envoyé comme am ,deur à Naples en 1792, il fui enlevé en route pAutrichiens; il ne recouvra la liberté O 1 ’® 11 ,et fut échangé contre la fille de Louis XVI . Ljle 18 brumaire, Bonaparte, qui avait reçu