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tes imilésde Boccace ; on y trouve beaucoup d'imagi-nation et d'esprit, mais parfois aussi la licence de l’é-poque. M. a encore laissé des poésies (publ. en 1547sous ce titre : Marguerites (perles) de la Marguerite desprincesses ) et des Leur es [ pub. en 1841 par >1. Génin).
Marguerite de France , duchesse de Berry, puisduchesse de Savoie, tille de François I , née en1523, morte en 1574, cultiva les lettres, fut, àl'exemple de son père, la protectrice des savants,notamment de L'ilôpital, Ronsard , Dorât, et fitfleurir l'université de Bourges , capitale de sonduché. Elle épousa en 1559 Emmanuel-Philibert ,duc de Savoie; elle attira à l'université de Turin les jurisconsultes les plus fameux, et se fit telle-ment chérir de ses sujets par sa douceur et par sacharité, qu’ils la nommèrent la Mère des peuples.
marguerite de France , reine de Navarre, fillede Henri II , roi de France, née en 1552, épousa en1572 le prince de Béarn, depuis Henri IV . Maiscette union, faite par la cour dans le but de trom-per les Protestants à la veille de la Saint-Barthé-lemy , ne fut point heureuse. Les deux épouxne sentaient l'un pour l'autre aucun penchant ;bientôt l'un et l'autre cherchèrent de leur côtéde nouveaux objets d'affection, et Henri, éclairésur les infidélités de sa femme, se vit obligé de lafaire enfermer au château d’Usson en Auvergne .Lorsqu’il fut devenu roi de France , il proposa ledivorce à Marguerite, qui l'accepta, et depuis cetemps celte princesse vécut à Paris dans un palaisséparé ; néanmoins le bon roi fournissait à ses dé-penses, et allait même lui faire de fréquentes visites.Elle mourut en 1615, laissant des Mémoires très cu-rieux sur les événements qui se sont passés de 15G5à 1587, Paris (Hollande ), 1658, Liège, 1713.
marguerite, surnommée la Sémiramis du Nord,reine de Norwége, de Danemark et de Suède , fillede Waldemar, roi de Danemark , née en 1353,épousa en 1363 Haquin, roi de Norwége. A la mortde Waldemar, 1376, elle fit proclamer son filsOlatls roi de Danemark sous sa tutelle; son mariétant mort en 1380, elle devint également régentede la Norwége ; profitant d'une révulte des Sué-dois contre leur roi Albert de Mecklembourg , elle sefit proclamer reine de Suède en 1387, battit Al-bert à Falkuqiing en Yestrogothie, et le contraignità abdiquer. Ayant perdu son fils la même année, ellechoisit pour lui succéder Eric, son petit-neveu, lefit reconnaître roi par les trois pays, et convoquaen 1397 à Calmar une assemblée des députés detous ses étals qui rédigea le célèbre acte d’union parlequel les roy. de Danemark, de Suède et de Nor-wége étaient unis à perpétuité. Elle mourut en1412. Celle princesse joignait l'énergie d’un grandhomme aux grâces et aux qualités de son sexe.
marguerite d anjou, reine d'Angleterre, fille deRené, dit le Bon, roi titulaire de Sicile , avait étéélevée à la cour de France, et mariée en 1445 àHenri VI , roi d'Angleterre. Elle prit bientôt unempire absolu sur ce roi imbécile, gouverna pourlui, et lorsqu'éclata la guerre des Deux-Roses, ellese mit à la tête du parti de Lancastre (Rose-Rouge).Battue deux fois par le duc d'York, à Saint-Alhan(1455), et à Norlhampton (1460), elle remporta àWackefield une éclatante victoire. Le duc d'York yperdit la vie, mais son fils le remplaça, se fit pro-clamer roi, sous le nom d'Edouard IV , battit lestroupes de Marguerite â Towton, et la força àfuir en France (1461). Elle vit ses affaires un ins-tant relevées par Warwick, qui avait abandonnéle parti d’York pour celui de Lancastre ; mais elleperdit tout espoir après la bataille de TewkeBbury(1471). Elle tomba alors avec son fils au pouvoir del’ennemi, fut enfermée à la Tour, et ne recouvra saliberté qu'en 1475, par la médiation de Louis XI .Elle mourut en France en 1482.
marguerite d'autriche , fille de l'empereurMaximilien 1 et de Marie de Bourgogne , née n1480, morte en 1530, fut fiancée en 1483 au dau-phin , depuis Charles Ylll, qui la renvova à sonpère en 1.491, pour épouser Anne de Bretagne ; en1497, à Tintant d'Espagne , fils de Ferdinand etd'Isabelle, qui mourut peu après ; et fut enfin ma-riée en 1501 à Rhilibert-le-Reau, duc de Savoie ,qu’elle perdit après quatre ans d une union heu-reuse. En 1506, Marguerite fut nommée par Maxi-milieu gouvernante des Pays-Bas . Elle assista, enqualité de plénipotentiaire, aux conférences deCambray , et conclut le traité de 1508 avec le car-dinal d Amboise , ce qui ne l’empêcha pas en 1515de déterminer le roi d’Angleterre à entrer dansune nouvelle ligue contre la France . En 1529, elleconclut avec la duchesse d’Angoulême, Louise deSavoie, le traité de Cambray , dit paix des Dama,traité fort avantageux à l'Autriche . Pendant sonadministration, l’agriculture et les arts firent desprogrès remarquables dans les Pays-Bas .
marguerite de parme , duchesse de Florence, deParme et de Plaisance, puis gouvernante des Pays-Bas, était fille naturelle de l’empereur Charles-Quint ,et petite-nièce de Marguerite d’Autriche . KlleépousaAlexandre de Médicis, duc de Florence; pub, en1538, Octave Farnèse , petit-fils du pape Paul 111, etduc de Parme et de Plaisance. Nommée par Phi-lippe Il gouvernante des Pays-Bas (1559),elle mon-tra beaucoup de prudence et lâcha de ramener 1«insurgés par la douceur; mais elle fut au bout depeu de temps (1567) remplacée par le duc d'Albe,dont les cruautés la firent vivement regretter. Ellese retira en Italie où elle mourut en 1586. Elle eutpour fils Alexandre Farnèse, duc de Parme , qui futaussi gouverneur des Pays-Bas (1578).
MARGUERITE (île), Margarita, île de la merdes Antilles (îles Sous-le-Vent), par 66° 47'long. 0.,11° 3’ lat. N., séparée du continent par un canalde 24kil.de large, fait partie du département del'Orénoqiio dans la république de Venezuela : C2kil.sur35; 12,000 hab. Ch.—1., L'Assomption. For-tifications nombreuses et redoutables. Sol fertile(fruits, maïs). Pêcherie deperles(»!nrjari'fa),d’oùl{nom de file".—Colomb la découvrit en 1498. Les Es-pagnols y fondèrent plusieurs établissements; maisles Hollandais les ruinèrent en 1662. Il s’y livra plu-sieurs combats dans la guerre de l’Indépendance.
MARGUERITTES, ch.-l. de canton (Gard ), à 9ktl.
N. E. de Nîmes ; 1,750 hab. ..
MARGUS. Margab. fl. delàMargiane: (haute Ane),sortait des monts Paropamise, et se jetaitdansl Onu.— If orava, fl. de Mtesie, sortait du m. Orbelut.jetait dans le Danube , à Margum (Passarovitz).
MARIAMNE, princesse juive , du sang royal, mépousée par Hérode-le-Grand . Ce prince avait pouelle une violente passion;cependant dansun accéaujalousie il la fit mettre à mort sur de faux soupçon(30 av. J.-C.). A peine l'ordre était-il exécuté, quen éprouva le plus vif regret, et tomba dans une sor
de délire pendant lequel il croyait encore voir et e -
tendre Mariamne . Ce sujet tragique a été mis surscène par Voltaire et par plusieurs autres poêles.
MARIANA (J.), célèbre jésuite, né à Talavcra en1537, mort à Tolède en 1624, à 87 ans, enseignala théologie à Rome, puis à Paris (1569), et setira depuis 1574 à Tolède dans la maison dessuites, où il consacra le reste de sa vie à la r° n ’r"silion de ses ouvrages. On a de lui : 1° uned'Espagne qui jouit d’une grande réputation;fut d’abord écrite en latin sous ce titre ;de rebus Hispaniœ libri XXX, Tolède , 15«- ■l’auteur la mit lui-même en espagnol (elle a eleduite en français par le Père Charenton, 1 ’’
2° un traité célèbre, De reye et regis institu 110 ’ ’Tolède , 1599 où il examine si l’on peut tuer