MARI — 1130 — MARI
l’archidac Maximilien, fils de l’empereur Frédé-ric III. Celle union transmit à la maison d'Autriche les étals et les droits des ducs de Bourgogne , et éta-blit ainsi entre celte maison et la France une ri-valité qui dura plusieurs siècles.
marie 1)'autriche, petite-lille de Marie de Bourgo-gne , fille de l'archiduc Philippe et sœur de Char-les-Quint, née à Bruxelles en 1503, épousa en 1521Louis II, roi de Hongrie et de Bohême, qui futtué à la bataille de Mohacz en 152(1. En 1531Charles-Quint lui confia le gouvernement des Pays-Bas , et elle l’exerça avec fermeté jusqu'en 1555. Ellese retira ensuite en Espagne , où elle mourut en 1558.
marie i tudor , reine d'Angleterre , née en1515, de Henri VIII et de Catherine d'Aragon . Elleavait été élevée loin du trône, dans une sorte d'exil.A la mort de son frère Edouard VI, 1553, JeanneGrey voulut, à l'instigation du duc de Northum-berland, lui disputer la couronne, mais elle trouvapeu de partisans et tomba entre les mains de sarivale qui lui fit trancher la tête. Marie rétablit enAngleterre le catholicisme, poursuivit les Réforma-teurs et en fit périr un grand nombre surles écha-fauds et les bûchers. Elle avait épousé en 1554 Phi-lippe Il, (Ils de Charles-Quint ; mais elle fut délaisséepar ce prince dès qu’il fut monté sur le trône d'Esp .Elle m. sans enfants, en 1558.
marie il, reine d’Angleterre , fille aînée de Jac-ques Il et de sa première femme, Anne Hyde , néeen 1662, épousa à l'âge de 15 ans le prince d'O-range, depuis Guillaume 111, et lui montra un teldévouement, qu'elle apprit avec des transports dejoie la chute de son propre père, que son épouxvenait remplacer sur le trône (1688). Fille d'un pèrecatholique, elle fut protestante fanatique. Elle mou-rut de la petite-vérole en 1695, à làge de 33 ans.
marie de lorraine, reine d'Ecosse, fille de Claude ,duc de Guise, fut mariée en 1534 à Louis II d'Or-léans, duc de Longueville, qui mourut après 3 ansde mariage; elle épousa en 1538 le roi d'Ecosse Jac-ques V, et devint mère de l’infortunée Marie Stuart .Restée veuve de bonne heure (1542), elle fut nom-mée régente du royaume. Marie se laissa dominerpar les Guise, ses frères, et par leur conseil combattitles progrès delà Réforme, dont l’établissement causales malheurs de sa fille. Elle mourut en 1560.
marie stuart, reine d'Ecosse et de France , fillede Jacques V, roi d’Ecosse, et de Marie de Lor-raine , naquit en 1542, perdit son père huit joursaprès sa naissance, et fut aussitôt reconnue reine sousla tutelle de sa mère, Marie de Lorraine . Elle épousaen 1558 le dauphin de France , qui l'année suivantedevintroi sous le nom de François II . Veuve après 18mois de mariage, elle retourna en Ecosse ; mais sonattachement à la religion catholique y souleva con-tre elle ses sujets, qui avaient embrassé la réformeavec fanatisme. Dominée par une folle passion, elleépousa en 1565 le jeune Henri Darnley , son cousin,qui n’avait pour lui que sa beauté; celte union ne futpas heureuse. H. Darnley , jaloux d'un Italien nomméDavid Rizzio , secrétaire et confident de la reine, le fitassassiner sous les yeux mêmes de Marie . Ce princepéril lui-même peu après (1567), d une manière tra-gique, et l'on soupçonna Marie Stuart de n’êlre pasétrangère à sa mort. Trois mois après la catastrophe,elle se maria de nouveau, et ne craignit pas d'épou-ser celui-là même qu’on accusait d'avoir consomméle meurtre de Darnley, le comte de Bothwell . LesEcossais indignés s’arment alors de tous côtés contreelle , s’emparent de sa personne, et veulent la forcerd'abdiquer et d abjurer sa religion. Elle parvient às’échapper du château de Lochleven où clleélait re-tenue. et se réfugie en Angleterre (1568), es|>éranttrouver protection auprès de la reine Elisabeth, sacousine; mais cette princesse, qui était sa rivale etson ennemie jurée, après avoir feint de s’intéresser à
ses malheurs, la jeta dans une étroite prison et la retint
captive durant 18 ans. Plusieurs tentatives furentfaites pour la délivrer, notamment par Norfolk ( Kfi,
; Howard, 4 e duc de N. )et Babington; toutes échouèrent
Babingtonayantconsp.contreElisabcth,l’artificieuse
reine Saisit ce prétexte pour accuser Marie d'avoirtrempé dans le complot, et la fit condamner à mort(1587). Elle subit le supplice avec une héroïquerésignation, en protestant de son innocence. MarieStuart passait pour la plus belle femme de sontemps; elle avait en même temps l'esprit très cul-tivé; on a conservé d'elle quelques poésies pleinesde grâce et de sensibilité, entre autres ses adiemà la France , pays pour lequel elle avait une grandeprédilection. Malgré le vif intérêt qui s'attache aunom de Marie Stuart , on ne peut rc dissimuler quecette reine fut passionnée, violente, peut-être mêmecriminelle, el qu'elle s'attira par ses fautes et sesimprudences une partie de ses malheurs. Elle eut,du reste, à lutter contre les ennemis les plus redou-tables, notamment contre Murray, son frère naturel,qui aspirait au trône, et contre Knoi, hardi réforma-teur, et adversaire fongueux du catholicisme. Bucha-nan a écrit contre elle des libelles dilïamatoires. Deson mariage avec H. Darnley , Marie avait eu un filaqui régna depuis sur I Ecosse sous le nom de Jac-ques VI, et sur l'Angleterre sous celui de Jacques 1".Schiller a pris Marie Stuart pour sujet d’une de sesplus belles tragédies; cette pièce a été imitée avecsuccès par M. Lebrun. 11 a paru en 1844 (les Larainédites de Marie Stuart (publiées par le prince del.abanolï, 7 vol. in-8 , Paris, chez Firmin Didot frères), qui jettent quelque jour sur son histoire.
marie-thérêse d'autriche, impératrice, née en1717, tille de l’empereur Charles VI , é|iousa et1736 le duc de Lorraine, François. Son père,n'ayant pas d’enfant mâle, lui assura sa successionpar l'acte célèlire connu sous le nom de l'ragm-liqtte-Sanction ; mais à la mort de ce prince, ea1740, il s'éleva plusieurs compétiteurs, et Marie-Thérèse se vil attaquée de tous côtés : le roi mPrusse, Frédéric 11, envahit la Silésie : l’électeur deBavière, soutenu par la France , se fit couronneempereur sous le nom de Charles VII. Marie-Thé-rèse tint tête à tous ses ennemis; obligée de quit-ter Vienne, elle se réfugia en Hongrie , rassemblales nobles de ce pays, leur présenta son fils >"berceau, et les intéressa si vivement à sa cause, quitous d'une commune voix s'écrièrent ; Moriaiffl'prorege nostro llaria-TItcresa. Secourue par Igleterre, elle battit l'électeur de Bavière à Uelt®"gen en 1743; ce prince étant mort en j'Ærentra dans Imites ses possessions, et parvint »™élire son mari, qui fui couronné empereur*»®nom de François I . Une paix générale fui 5l P n r_Aix-la-Chapelle en 1748, et Marie-Thérèse put scuper de réparer les maux de la guerre. Eue Ptégea les arts et le commerce, et fonda des unl 'sités. Son règne ne fut plus guère troublé que Pjune nouvelle lutte avec la Prusse , connue so®nom de guerre de Sept-Ans (1756-63): elle eut 1 *fois la France pour alliée, mais elle n '® n ., Ji.moins forcée de céder la Silésie à Frédéric fi P atraité d'Huherlsbourg. Marie-Thérèse trempa.
1772, avecl’impératricede Russie et le roi de r JVdans l’inique partage de la Pologne . Elle ri»en 1780, laissant ses étals héréditaires à sonseph II, qui avait été couronné enjpereur1 un 1765. . j [ônn
marie de molina , reine de Castille et ae u*' •fUle d’Alphonse de Molina» issue du san ^. vJépousa en 1282 Sanchc IV, son eousin Ç en J 1 , a, tn : n i ) .nommée en 1295 régente de Castille pendant * arité de son tils Ferdinand, et gouverna avec » ^
Nommée de nouveau régente en 1*112, à la n .son fils Ferdinand, elle résigna l’autorité po v