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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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1767
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THUR 1767 TIRE

A la mort de Henri le Raspon , la ligne cadetten'hérita point. Le landgravjat-comté fut partagéainsi qu'il suit : les alleux (formant la Hesse ) pas-sèrent à Henri de Brabant dit l 'Enfant, qui pritle litre de landgrave de Hesse ; le reste fut donnéaux margraves deMisniede la maison de Wettin (plustard électeurs deSaxe), et forma laThuringe moderne.

La Thuringe moderne, formée du lundgraviat-comté deThuringe, appartint jusqu'en 1814 au roy.(jadisélectorat) de Saxe; elle comprenait les treizebailliages de Tennstadt, Pl'orta, Tautenbourg , Tref-furt, Weisscnfels, Freyburg, Eckartsberga , San-gerhausen, Saxenbourg, Weissensee, Langensalza ,Wendelstein , Siltichenbach. Réunis à la princi-pauté de Mersebourg et A la partie saxonne ducomté de Mansfeld, tous ces pays formaient le cerclede Thuringe dans l'électoral de Saxe. Presque toutce territoire fait auj. partie de la régence de Merse-bourg dans la Saxe prussienne .

THURINGËRWALÜ, c.-à-d., littéralement, Forâtde Thuringe , chaîne de montagnes boisées de lan-cienne Thuringe , auj. en Saxe, commence à la sourcede laWerra et se termine près d'Kisenaeh; elle a80 kil. de long. Ses plus hauts sommets, leSchneekopfet le Bchrbérg, ne dépassent pas l,000 m .

THUR1UM, auj. Torre Rrodognato, ville grecquede Lucanie, sur la frontière du Brutium, bâtie lan444 av. J.-C., à l'aide d'une colonie dAthénicns,près desruines de Sybaris. Attaquée parles Lucaniens en 286 av. J.-C., elle se soumit aux Romains, qui ladélivrèrent (282), et qui par suite conquirent toutela Grande-Grèce . Elle reçut en 194 av. J.-C. une co-lonie romaine et prit le nom deCopiïe. Votj. sybaris .

THURLOE (J.), homme d'état anglais , en1616, mort en 1668, dabord avocat, fut secrélairedes commissaires du parlement au traité d'Ux-bridge, fut clmrgé de l'ambassade près des Provin-ces-Unies en 1661, et fit partie du cabinet de 1662 à1657, puis du conseil de Cromwell . Cest lui qui dé-couvrit le complot de Harrison. Après le retour deCharles 11, il fut mis quelque temps en prison pourcrime de haute trahison ; depuis il vécut dans la re-traite ; Clarendon venait souvent le consulter sur lesaffaires. On a de Thurloe une collection de la plushaute importance, intitulée Papiers d'Etat, Londres ,1742, 7 vol. infol. (publiée par Birch).

THURNMA1ER (J.), historien. Voy. ayf.ntin.

THUROCS (comilat de), en Hongrie , dans le cer-cle en deçà du Danube ; entre ceux deTrentsin auN. O., dArva au N. E., de Liptau à lE., de Sohlau S. E., de liars au S. et deNculra au S. O.; 53 k. sur22 ; 56,600 h. ; ch.-l. St-Marlon. Il prend son nom dela riv. deThurocs qui traverse le comilat du S. au N.

THUROT (François), fameux corsaire, en 1727à Nuits, mort en 1760, prit d'abord du servicecomme chirurgien à bord dun corsaire à Dunker-que ; s'engagea ensuite comme matelot, devint pi-lote, puis capitaine, fit de riches prises, reçut lecommandement d'une frégate du gouvernement,priten une seule campagne60 naviresde commerce,se couvrit encore de gloire à la tête de 4 frégates etcorvettes en 1757 et 58; tenta en 1769 un débar-quement en Irlande , et y prit la place de Carrik-Fergus ; il ramenait la garnison captive en France ,quand seul il fut attaqué par trois frégates anglaises(20 janv. 1760) ; il périt glorieusem. dans le combat.

THirnOT(J.-François), helléniste , en 1768 à ls-soudun, mort en 1832 , du choléra, fut depuis 1811professeur-adjoint de philosophie à la Faculté deParis, il suppléa Laromiguière , puis professeur degrec au collège de France (1824). On a de lui destraductions estimées de 1 Hermès ou Grammaire uni-verselle, de Harris (1798); de la Morale et de laPolitique dAristote (1823), de divers, Dialogues dePlaton, des Œuvres philosophiques de Locke , et untraité De lEntendement et de la Raison , 1830,2 v. in-8.

THURSO, ville et port dEcosse (Caithness ), sui laThurso, à 31 kil. N. O. de Wick ; 4,700 hab.

THURY-HARCOURT, v. de France . V. harcourt.

THIJSIS, bourg de Suisse . Voy. tusis.

T11YADES, nom quon donnait quelquefois auxBacchantes, de thyein, immoler, parce que dans leurstransports elles massacraient souvent ceux qui sof-fraient à leurs regards. (Voy. agave, penthée).

THYAT1RE, Thyalira , auj. Ak-Hissar, ville deLydie, au N., près de la Mysie , fut une des pre-mières villes qui comptèrent des Chrétiens. SaintPaul a écrit une lettre aux fidèles de Thyatire .

T11YESTE, Tltyesies, fils de Pélops et d'Hippoda-mie, et frère puîné dAtrée , roi dArgos, séduisit sabelle-sœur Erope et en eut plusieurs enfants; Atrée ayant découvert leur commerce adultère, Thyeste senfuit en Epire . Cependant il revint bientôt en Ar-golidc à la prière dAlrée, qui feignit de se récon-cilier avec lui, et qui même prit pour femme Pélo-pée, fille de Thyeste ; mais dans le festin qui signa-lait leur alliance, Atrée fit manger à Thyeste leschairs des fils dont Erope l'avait rendu père, puislui révéla tout. Thyeste épouvanté senfuit de nou-veau, éleva pour la vengeance Egisthe , fils duncommerce incestueux qu'il avait eu avec Pélopée,sa propre fille, puis envoya ce fils auprès dAtrée sous un faux nom ; Egisthe ne tarda point à tuerAtrée. Thyeste alors occupa le trône d'Argos . Les Atri-des, Agamemnon et Ménélasl'en chassèrent, etThyestealla mourir dans file deCythère.

THY.MBRËE, Thymbrium ou Thybarra , lieu dePhrygie , au S. E. dipsus. Crésus y perdit contreCyrus (548 av. J.-C.) une bataille décisive. VilledeTroade, Apollon avait un temple célèbre, cequi le fait appeler Thymbrœus.

TI1YNES , peuple ihrace, qui s'établit en Asie -Mincureetdonnason nom à la Bithynie . V. bithykie.

TIIYRËE, ville du Péloponèse , sur les contins delArgolide et de la Laconie, près de la côte, appar-tint d'abord aux Argiens , etleur futsouvenldisputéeparies Lacédémoniens, qui la prirent en 544 av. J.-C.

TIBALDI, peintre. Voy. pellegrini.

T1BBOUS, peuple de l'Afrique centrale , dans leSahara oriental, appartient à la famille atlantiqueou berbère. Le territoire quils occupent peut avoir1,200 kil. sur près de 1,000, leur nombre est denvi-ron 150,000 âmes. Quelques uns habitent le Fezzan ;on regarde ceux- comme plus civilisés. Les autressont 1res sauvages; ils vivent dans des grottes ou sousdes huiles de terre. Ce sont dimpudents voleurs.

TIBERE , Tiherius Claudius Nero, 2' empereurromain, en 42 av. J.-C., eut pour père TiberiusNero, et pour mère Livie , qui ayant divorcé (38)épousa Octave. Encore jeune, il se distingua dansles guerres contre les Cantabres et contre les Ger-mains, battit les Pannoniens révoltés (12), et aprèsla mort de son frère Drusus (9), acheva la défaitedes Germains (S) ; il reçut à son retour le consulatet la puissance tribunitienne pour cinq ans (6). Sonambition et l'antipathie qu'il montrait pour les deuxfils aînés d'Agrippa et de Julie (Caïus et Lucius),dans lesquels il voyait des rivaux dangereux, lefirent exiler à Rhodes , il passa six ans. Rappelé àRome en l'an 2 de J.-C., il y tint le rang de simpleparticulier; mais après la mort de Lucius et de Caïus(2 et 3), Auguste , qui déjà lui avait fait épouser Julie,sa lille , ladopta en lui faisant adopter à lui-mêmeGcrmanicus, fils de Drusus , et le décora de nouveaude la puissance tribunitienne; enfin il le désignapour son héritier l'an 13. A la mort dAuguste (14),Tibère s'empara du pouvoir, mais il feignit de résis-ter aux instances du sénat, qui lui déférait le titredempereur, et voulut paraître ne prendre ce titreque malgré lui et pour un temps. 11 ne larda pasnéanmoins à mettre à mort Posthume, le seul desfils dAgrippaqui vécût encore; bientôt après. Germa-