TILL — 1770 — TIMÉ
djezireh [Vite). LcsOrientaux croient que c’est le Tigre et non l’Euphrate qui est la branche principale duChat-el-Arab . Dans sa partie inférieure, !e Tigrecommunique avec l'Euphrate par plusieurs canaux.Sa partie supérieure, jusqu’à son confluent avecl'Euphrate , reçoit quelquefois le nom de Didjel (c'estaussi le nom du Petit-Tigre, bras qui sort de la rivedroite du Tigre). Les eaux du Tigre renfermentbeaucoup de bitume. On a prétendu que le Tigre ,dans l’antiquité, ne se confondait pas avec l'Eu-phrate et qu’il avait une embouchure particulière.
tigre, nom duSi-Kiang vers son emb. V. si-kiang.
TIGRÉ (Roy.de), en Afrique , dans!’ Abyssinie, dont
11 est le principal état, s’étend de 34° à 39° long.E., et de 11° à 16° lat. N.: environ 440 kil. en toussens. 11 y a deux capitales, Axoum et Adova. On ydistingue, outre le Tigré propre , une douzained’états tributaires. Sol très fertile, assez arrosé ; lefleuve principal est le Tacazzé . Nombreux léopards,reptiles énormes.— Le Tigré ne forme un seul étatque nominalement : le plus souvent il est de fait par-tagé entre une foule de chefs sans cesse en guerre,et les Gallas y font de terribles incursions. Le chefde l’état porte le titre de ras (vice-roi de Négus).
T1GUR1N1, un des 4 grands peuples de l’Ilel-vétie au temps de César, habitaità TE. des Urbigènes;leur nom se retrouve dans Zurich ( Tigurinum ).
TIJUCO (SANTO-ANTONIO-DE-). V. SANTO-ANTONIO.
T1KHV1NE, ville de la Russie d’Europe (Novogo-rod), à 160 kil. N. de Novogorod, sur le canal deTikhvine; 3,000 hab. Grand commerce. Pèlerinage.
T1LAVEMPTUS, Tagliamenlo , riv. de Vénétie ,arrose Aquilée , et se jette dans le golfe de Tergeste.
TILBURG , ville de Hollande (Brabant septent.), à22 kil. S. 0. de Bois-le-Duc ; 10,000 hab. Fabriquesde drap (6,000 ouvriers y travaillent) et cartons, etc.
T1LESIUS. Voy. telesio.
TJLLEMONT (Sébastien le nain de), historien,né àParis en 1637, mort en 1698, étudia à Port-Royal, compta Nicole parmi ses maîtres, se lit prêtreen 1676, eut des liaisons avec des Jansén., alla, aprèsla dispersion des solitaires de Port-Royal, vivre àTillemont (entre Montreuil et Vincennes ), et par-tagea son temps entre les exercices de la piété et lestravaux littéraires. Il fut pour différentes publica-tions le collaborateur d’Arnauld, d'Hermant et deplusieurs autres Jansénistes célèbres; il est de plusseul auteur de l 'Histoire des empereurs et des autresprinces qui ont régné pendant les six premiers sièclesde l’Église, 6 vol. in-4, 1692-1738, des Mémoirespour servir à l’histoire ecclésiastique des six pre-miers siècles, 16 vol. in-4, 1693-1712 (ces Mémoiresne vont que jusqu’à 513) et d’une Vie de St-Louis{ 1847 ). Ces ouvr. sont pleins d’érudition et d’exacti-tude; mais ils laissent à désirer sous le rapport du style.
T1LLOTSON (J.), célèbreprédicateur anglais , néen1630, mort en 1694, avait été professeur au collègede Clare-Hall. Calviniste dans l’origine, il se laissaconvertir à l’anglicanisme par Cudworth. S’étantmontré zélé partisan de Guillaume 111, il parvintsous ce prince aux plus hautes dignités, fut fait ar-chevêque de Cantorbéry (1691), et eut une place dansle conseil. 11 a laissé des Sermons fort estimés et desouvrages de controverse. Les Anglais prisent beau-coup son éloquence. Tillotson a effectivement de lalogique, de l’élégance; mais ce n’est pas un vé-ritable orateur. Ses OEuvres ont été publiées en
12 vol. in-8, par Warburton. Barbeyrac a traduitune partie do ses Sermons.
T1LLY, ch.-l. de cant. (Calvados ), sur la Seule,à 20 kil. O. de Caen ; 1,190 hab.
T1LLY (J. tzerclaes, comte de), fameux géné-ral, né à Bruxelles, avait été un instant Jésuite ; il pritbientôt du service et se distingua en Hongrie contreles Turcs, Quand la guerre de Trente-Ans éclata, ildevint en 1620 le lieutenant de Maximilien de Bavière
(alors chef de l’armée de la ligue catholique ). Tillyeut une part essentielle à la victoire de la Montagne-Blanche , enleva au comte Ernest de Mansfeld lesplaces de Pilsen et de Tabor ; se laissa ensuite battreà Wislockpar les Protestants, mais prit sa revancheaux bat. de Wimpfen , de Hochst, de Lœn, de Lutter,dont la dernière, livrée en 1626, anéantit les forcesdanoises. Wallenstein ayant ensuite été congédiépar l’empereur Ferdinand II , Tilly fut choisi pourle remplacer comme général en chef des troupes im-périales (1630). Mais bientôt Gustave-Adolphe fon-dit sur l’Allemagne : Tilly, maître de la Basse-Saxe ,des forteresses du Sleswig et du Holstein , prit en-core, après un siège opiniâtre, l’importante ville deMagdebourg ; mais peu après il perdit contre le roide Suède la bataille décisive de Leipsick (1631).Réduit à fuir en Souabe, puis en Bavière , il tentavainement de barrer à Gustave le passage du Lech:il fut battu complètement, et mourut quelquesjours après à Ingolstadt de ses blessures (1632).Jusqu’à la journée de Leipsick, Tilly avait été re-gardé comme le premier général de l’Europe . Ilétait simple, désintéressé, ami de l’ordre et de lajustice ; cependant il laissa commettre par sestroupes d’horribles excès au sac de Magdebourg .
T1LOEE ou TJELDOEE, Thule? île de Norvège ,sur la côte du Norrland, dans le golfe de Salem.
TILS1TT , v. des États prussiens (Prusse ), sur leNiémen et la Tilse, à 55 kil. N. O. de Gumbinnen ;12,000 hab. Bibliothèque. Commerce avec Kœnigs-berg et l'intérieur de la Pologne . Il fut conclu àTilsit, en 1807, un célèbre traité entre la Russie etla Prusse d’une part, la France de l’autre. C’étaitau fond un vrai plan de partage de l’Europe con-tinentale entre Napoléon et Alexandre; Napoléondevait avoir l’O. jusqu’au Niémen et le S., et cédaitle reste à Alexandre : la Prusse perdait ses provin-ces à l’O. de l’Elbe et ses provinces polonaises.
T1MAGÈNE , historien grec, né à Alexandrie , yfut fait prisonnier, lors de la prise de cette ville parle romain Gabinius , 55 av. J.-C., devint esclave deFaustus (fils de Sylla), et après son affranchissementfut cuisinier, porteur de chaise, enfin rhéteur. 11 s’ac-quit un nom et des amis, parmi lesquels Augustelui-même, mais ensuite il tomba dans la disgrâce, et,après avoir été pendant un temps recueilli par Pol-lion, alla mourir à Dabane (en Osroène ). 11 laissaune Histoire des Gaules et une Histoire des Rois(c.-à-d. d’Alexandre et de ses successeurs). Tima-gène avait écrit une Histoire d’Auguste; mais irritéde sa disgrâce, il la brûla. 11 ne reste rien de lui.
T1MANTHE , Timanihes , peintre grec, natif deCythnos ou de Sicyone , futcontemporain et rivalde Parrhasius (iv“ siècle av. J.-C.). On a surtoutvanté de lui deux beaux tableaux, le Cyclope en-dormi et le Sacrifice d’Iphigénie. Dans le premier,des Satyres mesurent avec un thyrse la longueur dupouce du colosse assoupi ; dans le second, désespé-rant d’exprimer la douleur d'Agamemnon , le peintrele représenta la tête couverte d’un voile.
TIMAR10TS, soldats turcs qui jouissent d’un bé-néfice militaire, et s’entretiennent à leurs frais.
TIMAYE, Timavus, auj. Timao, petite rivièredes Etats autrichiens (Trieste ), naît à 12 kil. S. deGoritz, et tombe dans l’Adriatique après un coursde 5 kil. seulement, mais entièrement navigable.
T1MB0, ville du Foutadjallo en Sénégambie, par12° 54’ long. O., 10“ 25’ lat. N.; 9,000 hab. Mosquée.
TIMËE , Timœus, philos, pythagoricien, de Lo-cres, dans la Grande-Grèce , florissait au commen-cement du v' siècle av. J.-C., et remplit dans sa pa-trie les premières magistratures. On a sous son nomun Traité sur l’Ame du monde et sur la Nature, queles uns regardent comme un abrégé du Timée de Pla-ton , et les autres comme un ouvrage vraiment ori-ginal, qui aurait fourni à Platon la base de son sys-