TITY
— 1774 — TOBI
Le cabinet des estampes du roi possède 850 gra-vures faites d'après le Titien . Mais il en existe en-core d’autres, et il est certain que beaucoup de sesouvrages ont péri en Espagne ; ses chefs-d'œuvresont : les Bacchanales (à Ferrare ), le Triomphe del'Amour (Ferrare), le Triomphe de Judith (Venise ),l’Assomption (Venise ), les tableaux allégoriques dela Religion et de la Sainte-Trinité recevant la fa-mille impériale au ciel (pour Charles-Quint ), Dianeet Actéon, la Flagellation , la sainte Cène, etc. LeLouvre possède du Titien les Pèlerins d’Emmaüs, leChrist au roseau , Saint Jérôme dans le désert , etc.,et div, portraits, dont un de François I.— V. véculu.
T1T1LÎS(Gottlieb-Gérard), jurisconsulte allemand ,né à Nordhausen en 1661, m. en 1114,fut nommé en1709 professeur de droit à l'université de Leipsick,en 1710 conseiller au tribunal de Dresde , et en1713 assesseur au tribunal de Leipsick. 11 intro-duisit dans l’enseignement du droit une méthodeplus philosophique, et rédigea de savants ouvrages,entre autres : Specimen juris publici Romano-Ger-manici, Leips., 1698 ; Droit féodal germanique (enallem.) , 1699; Observations sur Puffendorf (1703).
T1TL1S (mont), en Suisse , sur les confins descantons d’Uri, Berne et Unterwald : 3,606 m ; il estcouvert d'une couche de glace de 60 m d'épaisseur.
TiTON DU TILLET (Evrard), né en 1677, morten 1762, conseiller au parlement de Paris, se litun nom par la protection qu'il accorda aux lettres,lit frapper à ses frais une suite de médailles re-présentant Louis XIV , les poètes et les artistes deson règne, fit exécuter le monument en bronze connusous le nom de Parnasse français , que l’on voit à laBiblioth. royale (décrit en 3 vol. in-f., 1732-60). Ilsongeait à instituer des jeicr lodoïciens à l’instar desjeux olympiques, mais ce projet ne fut pas accueilli.
TITTEIUE,anc. beylick de la régence d’Alger,entre ceux d’Alger au N., de Mascara à l’O., de Constantiue àl’E., etleZab au S. E. Médéa , Miliana, Sidi-Hamza enétaient les lieux princip. Au S. se trouve le mont deTitteried’itery tach). Soumis par les Franc. enl842.
TITUS , T. Flavius Sabinus Vespasianus, fils aînéet successeur de Vespasien , né en 40, avait été tri-bun légionnaire en Germanie et en Grande-Bre-tagne , puis questeur, lorsqu’en 66 il suivit son pèreen Judée ; il prit Jotapate, Joppé , Tarichée, Giscale,et fut laissé en Orient par Vespasien , lorsque cedernier, proclamé empereur par 6es troupes, serendit en Italie (69). Titus poussa la guerre plus acti-vement et l'acheva par la prise de Jérusalem et dutemple (8 septembre 70). De retour à Home, il futassocié (sans titre pourtant) à l’administration del’empire, cumula la censure, le tribunat, et fut 7 foisconsul. En 79 enfin, il parvint à l’empire. 11 abjuradès lors la vie licencieuse qu’il avait menée jus-que-là, et renvoya sa maîtresse, la juive Bérénice;il bannit et flétrit les délateurs, donna d’immensessecours aux victimes de l'éruption du Vésuve (79),de la peste et de l'incendie de Rome , fléaux qui sesuccédèrent coup sur coup, et montra l’intention d’ê-tre le bienfaiteur de l’univers ; mais il n'eut pas letemps d'exécuter tout le bien qu’il projetait. 11mourut en 81, après deux ans et trois mois de rè-gne, empoisonné peut-être par ordre de Domitien ,son frère, qui lui succéda. Titus est surtout cé-lèbre pour sa bienfaisance ; il mérita d'être ap-pelé les délices du genre humain. Ayant passé unejournée sans répandre de bienfaits, il dit avec dou-leur : « Mes amis, j’ai perdu ma journée. »
T1TYE, géant célèbre, voulut attenter à la pudeurde Latone , et fut tué à coups de flèches par les en-fants de la déesse, Apollon et Diane, puis condamnéà servir de pâture dans le Tartare à un vautour quilui ronge les entrailles : celles-ci renaissent sanscesse à mesure que l’oiseau les dévore. Le corps dugéant Titye couvrait sept arpents.
T1VERTON, ville d’Angleterre (Devon ), à 22 kil.N. d’Exeter ; 9,800 hab. Serges, drouuets, etc.
TIVOLI, Tibur, ville des Etats de l’Eglise (co-marque de Rome), à 26 kil. à l’E. de Rome , surune colline, à la gauche du Teverone (Anio ), qui yforme plusieurs cascades. On y compte env. 6,000hab. Aspect délicieux et pittoresque. Cathédrale;couvent de Saint-Antoine (sur l'emplacement de lavilla d’Horace); nombre d’antiquités; grotte deNeptune, temple de Vesta et de la Sybille, etc. A4 kil. de là sont les bains de Tivoli , Albuneœ aquee,
TLALPAN ou S.-Agoslino de las Cuevas, v. nou-velle du Mexique, ch.-l. del’étatde Mexico ; 6,000 h.
TLASCALA, c.-à-d. terre de grain , ville duMexique (Mexique ), à 35 kil. S. de la Puebla, par19° 19’ lat. N.,. 100° 20’ long. O., était très floris-sante et très peuplée avant l’arrivée des Espagnols et compta jusqu'à 300,000 hab. (auj. elle est ré-duite à 4,000). C’était la capitale d’un élat gou-verné par un cacique, ennemi de celui de Mexico .
TLEMCEN ou TR EM EC EN, v. d’Algérie (prov.d’Oran), à 80 k. S. O. d'Oran . Murailles. Aux envi-rons , beaux jardins plantés d'arbres fruitiers. Tlem-cen était jadis beaucoup plus importante ; elle a étélongtemps capitale d’un état arabe, qui comprenait,outre Tlemcen , les villes de Ned-lioma, lljigelli,Marsalquivir, Oran , Mazagran, Arzevv, Mostaga-nem, etc. Au viii' siècle, Edris, calife du Maghreb etfondateur de l'empire de Maroc, régnait à Tlemcen ;cette ville passa ensuite sous la domination des Zéi-rites (vers 980), puis sous celle des Almoravides er.des Almohades . En 1248 , Yagmourezen-ben-Zians’empara de Tlemcen , s'y rendit indépendant, et yfonda la dynastie des Zianides ou Benizians, qui pri-rent le titre de califes. Soumise un instant au Maroc (1312 et 1336), Tlemcen reconquit promptement saliberté, et la conserva jusqu’au xvi e siècle. En 1515,elle fut prise par Aroudj-Barberousse, qui en futchassé par les Espagnols en 1518 ; elle fut soumise parles Turcs en 1543, et réunie par eux en 1560 à la ré-gence d'Alger , dont elle n’a point été depuis séparée.Prise par lesFrançais en 1835, occ. définitiv. en 1841.
TMOLÉ, Tmolus , auj. Rouzdag ou Tomolitzi,mont, de Lydie , célèbre par ses vins, son safran etla salubrité de l’air; au pied du mont et du côtéopposé à Sardes était une ville de Tmole .
TMOUTARAKAN , ancienne ville de l'île de Taman,sur l’emplacement qu’occupe auj. lav. de Taman oulékat&inodar, était aux X e , xi» et xu e siècles le ch.-l.d'une principauté qu’on donnait en apanage à desprinces de la maison de Ilurik. Les princes de Tmou-tarakan jouèrent souvent un grand rôle dans les dis-sensions civiles de la Russie . L'invasion mongole mitfin à celte principauté.
TOALDO (Joseph), professeur à Padoue , né en1719 à Pianezza, près de Vicence , mort en 1798,reçut les ordres sacrés, fut chargé, en 1762, d’unechaire de géographie physique et astronomique àPadoue , et fonda un observatoire dans cette ville.Ayant cru remarquer qu’au bout de 18 ans les phé-nomènes météorologiques reviennent dans le mêmeordre, il établit un cycle qu’on a nommé cycletoaldin. On a de lui, entre autres ouvrages, un Essaide météorologie (ital.), traduit en français par Daguin(1784), et la Météorologie appliquée à l’agriculture,également traduite en français .
TOBI ou SCOMBI, riv. de la Turquie d’Europe ,naît à 11 kil. O. de Monastir, entre en Albanie , ar-rose les sandjakats d’Ochrida, d'Avlone, de Scutari ,et se jette dans l’Adriatique , après 200 kil. de cours.
TOBIE, Tobias, juif, captif à Ninive après ladestruction du roy. d’Israël par Salmanasar (718),resta fidèle à la loi, et n'en acquit pas moins la con-fiance du roi, qui le fit son pourvoyeur; mais il dé-plut à son successeur Sennachérib par les bons officesqu’il rendait à ses concitoyens malheureux, et fut