TORT — 1782 — TOSC
en retraite devant le3 Français , y prit une positionredoutable, dit e lignes de Torret-Vedras (1810).
TORR1GELL1 (Evangelista), physicien célèbre,né en 1608 à Faenza , selon ce qu'on croit, se lit debonne heure remarquer par son goût pour les scien-ces, se lia avec Castelli, élève de Galilée , commençaà se faire connaître en découvrant quelques pro-riétés de la cycloïde (découverte dont Roberval luiisputa la priorité) ; il inventa le baromètre (1643). Ilferma les yeux à Galilée , et fut, après la mort de cegrand homme, nommé à sa place professeur de mathé-matiques àFlorence. 11 fut enlevé à l'âge de 39 ans,en 1647. On a de lui divers ouvragesqui ont été réunissous le titre d Opéra geometrica, Florence , 1644,in-4 ; une Lettre à Roberval but la parabole, la cy-cloïde, etc. (dans les Mim. de l’Acad. des Sciences).
TORR1GIANO (P.), sculpteur florentin, né vers1472, mort en 1522, exécuta des chefs-d'œuvre àRome, en Angleterre, en Espagne ; on admire surtoutla Charité et VEcce homo de Grenade . Ayant brisé decolère une statue de la sainte Vierge qu'on ne vou-lait lui payer que 30 ducats, il fut poursuivi commesacrilège, et se laissa mourir de faim dans les pri-sons de l’inquisition.
TORSELLO. Voy. sanuto.
TORSTENSON (Léonard, comte de), général sué-dois, né en 1595, mort en 1654, suivit Gustave-Adolphe en Livonie, puis en Allemagne (16 30),donna partout des preuves de talent et d'intrépidité,fut pris au combat de Nuremberg , échangé après labataille de Lutzen (1632), nommé grand-maître del'artillerie (1634), prit, à la mort de Ranier, le com-mandement de l'armée suédoise (1642), remportala même année la victoire de Rreitenfeld, envahitla Roliême et la Moravie (1643), lit une admirabloretraite au fond du Holstein , déjoua le plan deGallas, qui voulait l'y enfermer, anéantit son armée(1644), et battit les impériaux à Jankowitz. Christinele lit comte etgouverneur dclaWestrogothie. L’Elogede Torstenson, écrit par le roi Gustave III , a étécouronné par l'Académie de Stockholm.
TORTELL1 (J.), en lat. Torlellius Arelinus, natifd’Arezzo (1400-66), fut secrétaire et bibliothécairede Nicolas V , passa pour un savant de premier ordre;il n'est connu aujourd'hui que par un ouvrage degrammaire : De poteslate litterarum leu de ortho-graphia, etc., Rome, 1471, in-l'ol.,Trévise , 1477, etc.
TORTOLA , une des îles Vierges, 28 kil. sur 10;7,000 hab. Ch.-l., Road-Town. Aux Anglais .
TORTONE, Dertona, ville des États sardes (Alexan-drie), ch.-l. d'intendance, à 24 kil. E. d'Alexan-drie , sur la Scrivia ; 8,000 hab. Ëvêché . Placeforte. Commerce de grains et devins. On la supposefondée par Brennus. Brûlée par Frédéric Barbe-rousse , elle se releva, et s'érigea en république,mais Unit par tomber sous la dépendance des ducsde Savoie . Elle fut prise par le marquis de Maille-bois en 1734, par le due de Modène en 1745, par lesFrançais en 1796 et 99, et devint, sous l’empire,ch.-l. d’arr. dansledép. de Marengo.— L’intend. deTortone est située entre celles de Novare, de Voghera ,de Gênes et d'Alexandrie ; 48 k. sur 17 ; 50,000 hab.
TORTÛSE, Derlosa , chez les Romains, Tortosa en espagnol, ville d’Espagne (Catalogne ), à 116 kil.S. de Barcelone, et à 410 kil. N. E. de Madrid , surla gauche de l'Ebre ; 11,000 h. Evêché ; 6 châteaux-forts. Cathédrale, palais épiscopal. Grand commercede poisson ( une digue construite dans l'Ebre em-pêche le poisson de remonter, et monopolise ainsila pêche au profit de Torlose). Aux environs, jaspecélèbre , salines très riches, fer, plomb, mercure,calamine, houille, alun , soude; 600 sources. C'é-tait une ville municipale bous les Romains. Elle futenlevée aux Maures par les rois chrétiens en 1141 ;prise par les Français en 1649 et 1811.tortose, Orlhosia , v. de la Turquie d'Asie (Syrie ),
sur la mer, à 62 kil. N. de Tripoli. Fondée au v* siècle.
TORTUE, île de l’archipel des Antilles , sur lacôte N. 0. de l'île d’Haïti , dont elle n'est séparéeque par un étroit canal ; 32 k. sur 9; ch.-l.Tayona.Longtemps possédée par les Flibustiers.
TORTURA , dans l'Ecriture Dor ou Napheth, portde Syrie , 5 22 k. S. d'Acre, au pied du montCarmel.
TORY, TORYS. Voy. tories.
TOSCAN E (grand-duché d e),Tuscia et Etruria chezles anciens, état de l'Italie centrale , par 7» 56 -9»58’ long. E., 42° 20'-44° 14’ lat. N., a pour bornesà l'E. et au S. l'État ecclésiastique, à l'O. la Mé-diterranée, au N. le duché de Modène ; environ 200kil. sur 160; 1,400,000 hab. Capitale, Florence.Division : 5 compartimenti ( Florence, Pise , Gros-seto, Arezzo, Sienne); plus, Lucques , acquis en 1847.Montag. au centre et à l’E. (Apennins ); nombreusesrivières (Ombrone, Arno, Tibre , etc.) ; canaux, lacs;le long de la côte se trouvent les marais insalubresdits Maremmes , Climat varié, mais généralementtrès doux. Sol très fertile; grains, légumes et fruitsdu midi ; bons vins,- bétail, moutons et mulets su-perbes, etc. Mercure, cinabre, alun, vitriol, souf-fre, houille , sel, marbres, bore. Pêche de thons etde sardines. Industrie assez active, grand commerce.L’instruction est très répandue; trois universités(Flo-rence , Pise, Sienne ); beaucoup d'académies et desociétés savantes. Le dialecte toscan est l'italien )eplus pur. Le gouvernement est une monarchie héré-ditaire. Le revenu public s’élève à 17,000,000 defr.— Le nom de Toscane vient de Tusci, ancien nom desEtrusques . (Pour l'histoire primitive de ce pays,Voy. étrurie .) Au iv* siècle de J.-C., l'anc. Elruriofut, sous le nom deTuscie, une province du diocèsed'Italie , et plus tard du diocèse de Rome ïlletomba sous la domination lombarde, et forma plu-sieurs duchés, dont le plus important fut celui deSpolète . Après Charlemagne, la Tuscie devint unmargraviat ou marquisat indépendant ( qui sub-sista de 828 à 1115). Au x* siècle, les marquis deTuscie jouissaient de beaucoup d'influence à Rome ,et avaient part essentielle à la nomination des papes.La grande-comtesse Mathilde, en qui finit la mai-son des marquis de Tuscie, ayant légué une grandepartie de ses domaines au Saint-Siège , les papes Uni-rent par avoir la Tuscie méridionale ; le reste pritpeu à peu le nom de Toscane . Bientôt les villes decelte contrée (Pise, Florence, Sienne , LucqueB, Pis-toie, etc.) devinrent de riches et puissantes répu-bliques. Pise était la l”aux xi* et xn* siècles; maisau xiii* elle fut dominée par Florence , qui la sou-mit en 1405, et la garda de 1406 à 1494. Celte der-nière avait de plus conquis Pistoie (1301-1329, etc.),Vollerre (1361), Arezzo (1384), de sorto qu'en1407, il ne restait plus en Toscane que trois élatsindépendants, Florence, Lucques, Sienne: Florence (où dominèrent les Médicis depuis 1421) étaildebeau-couple plus puissant. L'invasion deCharlesVlll(1494)chassa momentanément de Florence les Médicis,etllt révolter Pise contre sa rivale. Pise ne fut soumisequ’en 1509, et les Médicis ne revinrent à Florence qu’en 1513. En 1531 fut érigé par Charles-Quint ,en faveur d’Alexandre-Médicis , le duché de Flo-rence ou de Toscane , qui en 1569 prit letilredegrand-duché. Entln Sienne, prise par Charles-Quint en 1555, fut en 1557 donnée par Philippe 11à Cosme de Médicis ( en échange de Piombino ).A l’extinction des Médicis (1737), le grand-duchefut donné à la maison de Lorraine , qui bientôtaprès devint nouvelle maison d’Autriche , e 'possède encore auj.; mais en 1790 il forma, non plusune des provinces de la monarchie autrichienne ,mais un état particulier régi par une ligne cadettede la maison (c’est ce qu'on appelle auj. secondoyé-nilure de la maison de Lorraine-Autriche en Tos-cane ). Occupé en 1796 par Bonaparte, le grand-