lui succéda (852), et depuis le comté fut héréditairedans cette famille. Au x* siècle, le comté de Tou-louse était l'un des six grands fiefs de la cou-ronne. 11 avait alors sous lui (comme arrière-fiefs)les comtés de Quercy , d’Alby, de Carcassonne , deNîmes, de Béziers, de Foix ; de plus les comtes hé-ritèrent au xi c siècle de la partie de la Provence ditemarquisat de Provence . Le comté de Toulouse jouis-sait d'une haute prospérité et d'une civilisation pré-coce, jointe à une vie molle et corrompue, quandles feudataires septentrionaux se croisèrent contreses comtes, fauteurs de l’hérésie. De là la terribleguerre des Albigeois, l’expulsion des anciens comtes,et l'élévation de Simon de Montfortau titre de comtede Toulouse (1212-1218). La mort de Simon renditle comté à l’ancienne dynastie, mais celle-ci s’étei-gnit bientôt dans les mâles en la personne de Ray-mond VII (1249). Sa fille Jeanne, épouse d’Alphonse,frère de saint Louis, lui succéda, sans conservertoutefois les vastes arrière-liefs du comté de Tou-louse (ceux-ci par le traité de Paris, 1229, avaientété cédés à la couronne): enfin en 1271 , après lamort d'Alphonse et de sa femme, qui ne laissaientpas d’enfants, le comté de Toulouse proprementdit fut réuni de même à la France .
849 Alphonse 1J ourdain 1112
Frédelon,Haymond 1,Bernard,Odon,
Haymond II,Haymond III,Guillaume 111,Pons,
852 Raymond V, 1148854 Raymond VI , 1194-1222875 Simon de Mont-918 fort, 1212-18
923 Amaurtj de Mont-950 fort, 1218-24
1037 Raymond VII, 12221060 Jeanne et Alphonse de1088 France , 1249-71
TOULOUSE (Raymond de) , nom de 7 comtes deToulouse ( Voy. ci-dessus), dont les plus connus sont:
Raymond IV, dit Raymond de Saint-Gilles , comtede Toulouse, duc de Narbonne, marquis de Pro-vence , né vers l’an 1042, mort en 1105. Il fut undes chefs de la première croisade (1096), et l’un despremiers qui montèrent à l’assaut de Jérusalem .Après la prise de cette ville, il refusa deux fois lacouronne, et mourut en Syrie , près de Tripoli. Il eutpour successeur dans le comté de Toulouso son filsainé, Bertrand, qui mourut 3 ans après, et qui laissascs états d Occident à son frère Alphonse-Jourdain (Voy. Jourdain ). — Raymond V, lllsd'Alphonsc-Jour-dain, né en 1134, épousa Constance, fille du roiLouis-le-Gros , et la répudia ensuite. Il fut attaquépar Henri II, roi d'Angleterre,et Alphonse 11 , roid'Aragon ; mais il sortit victorieux de ces différentesluttes, et acquit la ville de Nîmes ; il y mourut en1194. — Raymond VI , dit le Vieux, ills et succes-seur du précédent, né en 1156, eut de violents dé-mêlés avec la cour de Rome au sujet des Albigeoisqu’il protégeait. Excommunié deux fois (1208 et1211), il eut à soutenir des guerres sanglantes etdésastreuses, et fut quelque temps dépouillé de sesétats, dont s’empara Simon do Montlort (1212-18) ;mais il triompha à la Un de ses ennemis, rentra dansses domaines et s’y maintint jusqu'à sa mort (1222),malgré les attaques d'Amaury do Montlort, fils deSimon. Marié 5 fois, le comte de Toulouse ne laissaque2 enfants légitimes, Raymond Vil, qui lui suc-céda, et Constance, mariée à Sanche VIII, roi de Na-varre.— Raymond VU, dit le Jeune, dernier comtede Toulouse, fils et successeur du précédent, néà Bcaucaire en 1197, se signala dès sa jeunesse parsa bravoure chevaleresque , fut excommunié deuxfois avec son père, n’en poursuivit pas moins laguerre, triompha de Simon de Montfort et de sonfils Amaury, et contraignit ce dernier après la mortde Raymond VI à traiter avec lui (1224). Mais affaibli
par une si longue lutte, Raymond lit sa paix en 1229avec la cour de France et avec le Saint-Siège , et su-bit toutes les conditions qu’on voulut lui imposer.11 mourut à Milhaud en 1249, laissant ses domainesà Jeanne, sa fille unique, qui avait épousé, en 1237,Alphonse, comte de Poitiers, frère de Louis IX .
Toulouse (L.-Alexandre de Bourbon, comte de),3' fils légitimé de Louis XIV et de M”* de Montespan,né en 1678, mort en 1737, eut le titre d’amiral deFrance dès l’âge de cinq ans, se distingua pendant laguerre de la Succession d’Espagne (1700-10), battitl’amiral Rooke aux environs de Malaga , ne prit au-cune part aux intrigues de la duchesse du Mainependant la Régence, épousa, en 1723, la marquisede Gondrin, et tinta Rambouillet une cour qui fut,pour l’élégance et la distinction, rivale de celle deSceaux . Il était père du duc de Penthièvre.
TOUMAN-BEY , dernier sultan mamelouk d’E-gypte , neveu de Kansou-el-Ghaury, lui succédaen 1516, tenta en vain de défendre le pays contrele sultan ottoman Sélim I , déjà vainqueur de sononcle, fut battu, se défendit héroïquement dans leCaire et dans Iljizeh, mais finit par être livré au sul-tan et fut pendu au Caire (1517).
TOUMAT, riv. d’Afrique . Voy. maleg.
TOUMBEDRA, riv. de l lnde, dans le N. du Maïs-sour, formée des deux rivières de Tounga et Bha-dra , qui sortent des Chattes oçcidentales , couleau N., au N. FI., à l’E., reçoit la Yadavotti, etc.,et tombe dans laKrichna par 75° 58’ long. E. , 16°lat. N. , après un cours d’environ 450 kil.
TOUMET, tribu mongole de la Mongolie propre-ment dite, habite en parlie sur les bords du Hoang-ho , à environ 400 kil. doPéking. Sa ville principaleest Koukou-khoton.
TOUMROUT ou TOMRUT (mohammed-al-mahdiben abdallah), fondateur de la secte et de la dynas-tie des Almohades (1087-1130) , était natif de laMauritanie ; il se lia avec Abd-el-Moumen, qui s’an-nonçait comme le 12* imam ■ alla prêcher à Maroc la religion nouvelle, fut chassé, puis condamné àmort, se réfugia à Tynamal, et, armant ses disciples,combattit sans relâche les Almoravides . 11 étendit auloin son pouvoir (1122-25), chargea ensuite ducommandement de Bes troupes Abd-el-Moumen, etmourut en 1130.
TOUNGA, riv. de l’Inde . Voy. toumbedra.
TOUNG - KIANG , riv. de Chine (Kouang-tong ) ,tombe dans le golfe de Canton ; cours, 400 kil.
TOUNG-OUN, ville de Chine , dans l’île d’Haï-nan,à 20 kil. S. Fi. de Kiong-tcheou : 100,000 hab.
TOUNGOUNSKA , nom commun à deux rivièresde la Russie d’Asie (Sibérie ), l’une, dite Toungounskainférieure, qui coule 1,300 kil. au N. E., au N., àl’O., et joint l’iénisséi près de Touroukhansk :— 2» l’autre, Toungounska moyenne, dite aussi Toun-gounska au delà des montagnes , qui coule 900 kil. àl’O., et tombe dans l’Icnisséi par 60» 40’ lat. N.
TOUNGOUSES, peuple de la Russie d’Asie , de racemandchoue , habile dans lesgouv.d’Iénisséisk et d’ir-kourtsk et dans la province d’Iakoutsk , depuis l’Iénis-séi à l’O. jusqu’à la mer d’Okhotsk à l’E. , et depuisles monts lablonoï au S. jusqu’à la mer Glaciale auN.; 17 à 18,000 individus mâles. Les Toungouses sontpasteurs et nomades, et exercent quelques métiers ;ils adorent le Dalaï-Lama. Ils obéissent aux Russes depuis le xvu* siècle.
TOUNG-TCHANG, ville de Chine , ch.-I. de dép.(Chan-tong), par 36» 32’ lat. N., 114» long. E., surle grand canal ; très commerçante, très peuplée :tour à huit étages revêtue de porcelaine.
TOUNKAT, ville du Turkestan . Voy. tonkat.
TOUP (Jean), philologue anglais , né en 1713 à Saint-Yves(Cornouailles ), mort en 1785, étaitcuré dans soncomte natal, et vécut dans la solitude : de là sonton âpre et trop tranchant. On estime ses Emenda-