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Dictionnaire universel d'histoire et de géographie : contenant 1. l'histoire proprement dite..., 2. la biographie universelle..., 3. la mythologie..., 4. la géographie ancienne et moderne... ; ouvrage autorisé par le Conseil de l'Instruction publique et approuvé par Mgr l'Archevêque de Paris / par M.-N. Bouillet
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iniques français, et commença à révéler son talentdans Milton (1804), fut nommé peu après directeurde la musique de limpératrice Joséphine, et réussit,avec lappui de sa puissante protectrice, il faire repré-senter, malgré mille obstacles, un grand opéra surlequel il fondait de brillantes espérances, la Vestale,dont le poème, fort remarquable lui-même, étaitil M. de Jouy (1807) : ce chef-dœuvre, dun genretout nouveau, obtint un succès éclatant ; il eut plusde 100 représentations consécutives et valut à sonauteur uu des grands prix décennaux. FernandCortez, autre opéra, dont le sujet avait été suggérépa- Napoléon lui-même, et dont JI. rie Jouy fournitaussi les paroles, fut représenté en 1800 et soutintla réputation de Spontini. Nommé en 1810 directeurdu Théâtre italien, il marqua son passage par unexcellent choix d'ouvrages et dartistes ; mais ilquitta an bout de deux ans cette administration, quinavait pas été heureuse pour lui, et se remit à com-poser. Après quelques ouvrages de circonstance, au-jourdhui oubliés, il donna en 1819 Olympie, nouvelopéra, sur lequel il comptait beaucoup, mais quifut très-froidement reçu. Mécontent de la France, illa quitta lannée suivante pour aller occuper la placede directeur de lOpéra de Berlin que lui offrait leroi do Prusse. Il fit représenter sur ce théâtre quel-ques ouvrages nouveaux, entre autres Aynès deHohcnstaufen (1837), qui offre de grandes beautés;mais, après la mort de son protecteur Frédéric-Guil-laume, ayant éprouvé quelques désagréments, il re-vint, en 1842, se fixer à Paris, il avait été élu àluuauimité membre de lInstitut dès 1839. Il allapasser ses derniers moments dans sa ville natale et ymourut en 1851. La musique de Spontini, éminem-ment expressive, formait une heureuse transitionentre le système purement déclamé de Gluck et lesystème plus musical des compositeurs modernes : elledonna beaucoup plus dimportance à laccompagne-ment et fit révolution dans lorchestration : les instru-ments à vent y occupaient une grande place. Ou re-proche à ce compositeur quelques incorrections destyle harmonique. Dun tempérament nerveux et irri-table, Spontini fut rarement heureux : il eut sans cesseà lutter, soit contre la routine qui sopposait à sesinnovations, soit contre la jalousie qui méconnaissaitson mérite ; il souffrait lui-même des succès obtenuspar des rivaux plus jeunes (Rossini, Meyerbeer,Auber, etc.). Cependant il était bienfaisant : il dota.lési dutiles établissements (hospice pour la vieillesse,mont-do piété, écoles gratuites, cours pour les ou-vriers). MM. Adam et Berlioz ont donné dintéres-santes notices sur ce grand compositeur ( Constitu-tionnel du 8 février 1851, Débats du 12 février).

STE1BELT (Daniel), compositeur et pianiste ,à Berlin en 1765, mort h Saint-Pétersbourg en 1823,vint à Paris en 1790, et y donna en 1793 sa bellepartition de Roméo et Juliette, qui obtint un succèsmérité. Il écrivit aussi beaucoup de musique instru-mentale ; son morceau de VOrage a été joué sur tousles pianos. Cétait un artiste dun talent, très-original,mais dun caractère fort peu honorable : il avait lamonomanio du vol.

STEPHENSON (Georges), inventeur dos locomo-tives, en 1781 à Wylam sur la Tyne (Newcastle),

mort en 1848, était 111s dun ouvrier houilleur ettravailla dabord lui-même aux houillères. Ayantde bonne heure manifesté un singulier talent pourla mécanique, il fut élevé par son patron du rangdo simple ouvrier à celui dingénieur, se signalapar dutiles inventions, notamment par celle de lalampe de sûreté, quil découvrit en même temps queHumphry üavy, sattacha à perfectionner lindustriedes chemins de fer, et put enfin en 1824, après dixans dessais, fabriquer une locomotive telle quecelles quon emploie aujourdhui ; cette machinefonctionna avec le plus grand succès dès lannéesuivante sur le chemin de Stockton à Darlington.Il fonda pour la fabrication des machines a vapeuret des rails un vaste établissement qui prospérapromptement et qui assura sa fortune. Son fils,Robert Stephenson, ingénieur en chef de plusieurschemins de fer et membre du parlement, a exécutédes travaux gigantesques, entre autres le chemin defer suspendu qui traverse le détroit de Menay et jointlîle dAnglesey à la terre ferme (1850). Il a publiéune Description de la machine locomotive, traduitepar Mellet, 1839.

SUE, famille originaire de Provence, qui a pro-duit plusieurs savants distingués :

Jean, en 1699 à Colle-Saint-Paul (Var), mort en1762, membre de lAcadémie de chirurgie, chirurgiende la ville de Paris, auteur dun Catalogue des plantesusuelles, 1725 ; Pierre, son fils, 1739-1816, versédans toutes les parties do lart de guérir, professeur dechirurgie, puis de thérapeutique et de médecine lé-gale , enfin bibliothécaire de lEcole de médecine,secrétaire perpétuel do lAcadémie de chirurgie ; au-teur dun Dictionnaire de chii'urgie, 1771; d'Élé-ments de chirurgie, 1774; d'uue Histoire du galva-nisme,180l;dÉloges deliichat, Lassas, Devaux,etc.

Jean-Joseph, 1710-1792, frère de Jean, et dit Sucde la Charité, parce quil était chirurgien en chefde cet hôpital, professeur danatomie au Collège (lechirurgie et à lEcole de peinture , membre de lAca-démie de cliirurgie et de plusieurs sociétés étrangè-res, auteur dun Abrégé de lanatomie du corpshumain, 1748, et de planches sont représentéesen grand toutes les parties du corps ; Jean-Joseph 11, fils du précédent, 1760-1830, profes-seur danatomie et do physiologie à lEcole prati-que et à lEcole de chirurgie, médecin en chef do lagarde impériale, puis do la maison militaire du roi.Il continua la collection de planches anatomiques deson père et publia des Éléments danatomie à lusagedes peintres, 1788; un Essai sur la physiognomoniedes corps vivants, 1797 ; dos Recherches sur la vi-talité, avec son Opinion sur le supplice de la guil-lotine, 1798. Ce dernier est père de M. EugèneSue, en 1804, si connu par ses romans mariti-mes, socialistes, etc., élu représentant du peupleen 1850.

SURVILLIERS (le comte de), nom que prit Jo-seph Bonaparte après la chute du régime impérial,dun domaine que possédait ce prince dans la com-mune de ce nom (Seine-et-Oise), canton de Luzarches,à 34 kil. N. (le Paris, et à 4 kil. O. de Morfontaine.

SYLVESTRE (Ordre de Saint-). Voy. Epkkonnon (au Supplément).

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TAGUIN, cours deau do lAlgérie, sort du Djebel-Ainour, traverse le petit désert, coulant du S. au N.,et sunit au Chélif qui semble nen être que la con-tinuation. Ain-Taguin, lieu du petit désert situédans la province dAlger, sur le Taguin, à 300 kil.

Surrr..

S. dAlger, par 34° 50 lat. N., 0" 10 long. O. Ence lieu le duc dAumalo surprit et dispersa, le16 mai 1843, avec 600 cavaliers, la Smalah dAbd-el-Ivader, qui réunissait environ 20,000 Arabes, dont5,000 combattants.

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