LA CEEPINADE.
Endoctrina, gouverna son ouaille;
Puis dit à tous : « Il est temps qu’il rimaille. »Aussitôt fait, l’animal rimailla,
Monta sa vielle, et Rabelais pilla ;
Il griffonna des Ceintures magiquesDes Adonis, des Aïeux chimériques ,
Dans les cafés il fît le bel esprit ;
Il nous chanta Sodome et Jésus-Christ ;
Il fut sifflé, battu pour son mérite,
Puis fut errant, puis se fît hypocrite ;
Et, pour finir, à son père il alla.
Qu’il y demeure. Or je veux sur celaDonner au diable un conseil salutaire :
« Monsieur Satan, lorsque vous voudrez faireQuelque bon tour au chétif genre humain,Prenez-vous-y par un autre chemin.
Ce n’est le tout d’envoyer son semblablePour nous tenter : Crépin, votre féal,
Vous servant trop, vous a servi fort mal :Pour nous damner, rendez le vice aimable. »