LES SYSTÈMES.
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D’avoir, par leurs courants, formé les Pyrénées.Chacun fit sou système; et leurs doctes leçonsSemblaient partir tout droit des Petites-Maisons.
Dieu ne se facha point : c’est le meilleur des pères ;Et, sans nous engourdir par des lois trop austères ,
11 veut que ses enfants, ces petits libertins,
S’amusent en jouant de l’œuvre de ses mains.
Il renvoya le prix à la prochaine année ;
Mais il vous fit partir, dès la même journée ,
Son ange Gabriel, ambassadeur de paix,
Tout pétri d’indulgence , et porteur de bienfaits.
Le ministre emplumé vola dans vingt provinces ;
Il visita des saints, des papes, et des princes,
De braves cardinaux et des inquisiteurs ,
Dans le siècle passé dévots persécuteurs.
« Messeigneurs, leur dit-il, le bon Dieu vous ordonneDe vous bien divertir, sans molester personne.
Il a su qu’en ce monde on voit certains savantsQui sont, ainsi que vous, de fieffés ignorants ;
Ils n’ont ni volonté ni puissance de nuire :
Pour penser de travers, hélas ! faut-il les cuire ?
Un livre, croyez-moi, n’est pas fort dangereux,
Et votre signature est plus funeste qu’eux.
En Sorbonne, aux charniers i, tout se mêle d’écrire :Imitez le bon Dieu, qui n’en a fait que rire. »
NOTES.
a Nous n'avons (le saint Thomas d’Aquin que dix-sepl gros volumesbien avérés, mais nous en avons vingt et un d’Albert : aussi celui-ci aété surnommé le Grand (1772).
b Scot... Scol est le fameux rival de Thomas. C’est lui qu’on a cru malà propos l’instituteur du dogme de Y Immaculée conception; mais il futle plus intrépide défenseur de l’ Universel de la part de la chose (1772).
0 Bonaveniure... Nous avons de saint Bonaveiiture le Miroir de l’âme,l'Itinéraire de l’esprit à Dieu, la Diète du salut , le Rossignol de la pas-sion , lê Bois de vie , l’Aiguillon de l’amour , les Flammes de l’amour,