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NOTES.
On mit un petit canon sur son tombeau, avec la date 1501. Il eut la bontéd’envoyer une copie ligurée de l’inscription. Il est étonnant qu’on aitpris 1501 pour 1301 ; mais les historiens aiment l'antique et le merveilleux.
Je n’ai guère plus de foi à la bombarde de Froissait, qui avait plus de« cinquante pieds de long, et qui menoit si grande noise au decliquer,« qu’il sembloit que tous les diables d’enfer fussent en chemin. » C’étaitapparemment une espèce de baliste.
Je doute beaucoup encore du registre de Du Drach, trésorier des guerresen 1338 : kA HenriFaumechon, pour avoir poudre et autres choses né-« cessaires aux canons devant Puisguillaume. » Du Cange rapporte ceIrait, mais il se borne à le rapporter. II n’examine point s’il y avait alorsdes trésoriers des guerres. Il ne s’informe pas si on assiégea un Puisguil-laume ou un Puisguilliem dans le Périgord. II ne paraît pas qu’on aitfait le moindre exploit de guerre en Périgord en l’an 1338. Si l’on entendle petit hameau de Puisguillaume en Bourbonnais, on ne voit pas qu’ileût un château. II faut donc douter, et c’est presque toujours le seul partià prendre.
Ce qui parait certain, c’est que trois moines ont contribué à détruireles hommes et les villes par l’artillerie ; et en ajoutant à ces trois moinesles jésuites Shall et Verbiest, cela fera cinq ( 1775 ).
c Lorsqu’on lire un boulet, ou qu’on lance une flèche horizontalement,elle tend à décrire une ligne droite; mais la gravitation la fait descendrecontinuellement dans une autre ligne droite vers le centre de la terre,et de ces deux directions se compose la ligne courbe nommée parabole,à la lettre, allant au-delà. Si un canonnier s’occupait de toutes les pro-priétés de cette ligne courbe, il n’aurait jamais le temps de mettre le feuà son canon (1775).
a il s’est élevé sur ces vers une grande dispute. Les uns ont pris cesvers pour un reproche, les autres pour une louange. Il est clair qu’onne peut faire un plus grand éloge d’un guerrier qu’en le mettant au-des-sus du prince Eugène et du grand Gustave. On a dit que vouloir con-damner celte comparaison, c’était vouloir faire une querelle d’Allemand(1775).
e Le roi de Prusse a formé lui-même tous ses généraux (1775).
f Voyez les notes sur le Dialogue de Pégase et du Vieillard (1775).
g M. Guibert a fait une tragédie du Connétable de Bourbon , dans la-quelle le chevalier Bayard dit des choses admirables (1775).
•» L’idée d’une paix perpétuelle entre tous les hommes est plus chimé-rique sans doute que le projet d’une langue universelle. Il est trop vraique la guerre est un fléau contradictoire avec la nature humaine et avecpresque toutes les religions; et cependant un fléau aussi ancien quecette nature humaine, et antérieur a toute religion. Il est aussi difficiled’empêcher les hommes de se faire la guerre que d’empêcber les loupsde manger des moutons.
La guerre est quelque chose de si exécrable, que plus nos nations bar-bares qui sont venues envahir, ensanglanter, ravager toute notre Europe,se sont un peu policées, plus elles ont adouci les horreurs que la guerretraînait après elle.
Ce n’est point assurément l’ouvrage immense de Grotius, sur le droitprétendu de la guerre et de la paix, qui a rendu les hommes moins fé-roces ; ce ne sont point ses citations de Carnéade, de Quintilien, de Por-