DE PEGASE ET 1)U VIEILLARD.
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Pour la dernière fois veux-tu me monter?
LE VIEILLARD.
Non.
Apprends que tout système offense nia raison.
Plus de vers, et surtout plus de philosophie.
A rechercher le vrai j’ai consumé ma vie ;
J’ai marché dans la nuit sans guide et sans (lambeau :Hélas ! voit-on plus clair au bord de son tombeau ?
A quoi peut nous servir ce don de la pensée,
Cette lumière faible, incertaine, éclipsée?
Je n’ai pensé que trop. Ceux qui par charitéOnt au fond de leur puits noyé la VéritéPont repentir souvent l’imprudent qui l’en tire.
Je me tais. Je ne veux rien savoir, ni rien dire.
PÉGASE.
Kh bien ! végète et meurs. Je revoie à ParisPrésenter mon service à de profonds esprits ;
Les uns, dans leurs greniers fondant des républiques ;Les autres, ébranchant les verges monarchiques.
J’en connais qui pourraient, loin des profanes yeux,Sans le secours des vers, élevés dans les cieux,Émules fortunés de l’essence éternelle,
Tout faire avec des mots, et tout créer comme, elle.
Ils ont besoin de moi dans leurs inventions.
J’avais porté René " parmi ses tourbillons ;
Son disciple plus fou °, mais non pas moins superbe ,Était monté sur moi quand il parlait au Verbe.
J’ai des amis en prose, et bien mieux inspirésQue tes héros du Pinde aux rimes consacrés ;
Je vais porter leurs noms dans les deux hémisphères.
LE VIEILLARD.
Adieu donc ; bon voyage au pays des chimères <’ !