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mais envisagées, et qu’il se repentira d’avoir débuté dans le monde parune conduite si infâme ( 1774).
k Patouillet est un ex-jésuite qui débitait, il y a quelques années, desdéclamations de collège nommées mandements , pour des évêques qui nepouvaient pas en faire. Il en débita un contre notre auteur et contred’autres gens de lettres : c’est dommage qu’il ait été brûlé parla main dubourreau. Ce Patouillet était un des plus forts écrivains dans le genrecalomnieux que nous ayons eus depuis Garasse ti775).
Nonotte est un autre ex-jésuite, digne compagnon de Patouillet. 11 ya fait deux gros volumes sous le titre Erreurs de Foltaire, et qu’il au-rait pu intituler Erreurs de Nonotte. Il commence par reprocher à l’au-teur de l’Essai sur les mœurs et Vesprit des nations , d’avoir dit que Fi-gnorance chrétienne regarde le règne des empereurs romains commeune Saint-Barthélemi continuelle ; et l’auteur n’a point dit cela. Nonotte,pour rendre odieux celui qu’il attaque, ajoute de sa grâce ce mot chré-tienne. L’auteur ne parle point là des autres empereurs; il parle du seulDioclétien , que Galérius engagea à être persécuteur après dix-neuf ansd’un règne de douceur et de tolérance. Sur quoi l’auteur avait remarquéla faute qu’ont faite totis les chronologistes de placer Père des martyrsla première année de ce règne; il la fallait dater de l’an 303, et non del’an 284.
Il fait dire à l’auteur que Dioclétien ne punit que quelques chrétiens,qui étaient des hommes brouillons , emportes , et factieux, t/autcur n’apas dit un mot de cela, et n’a pu le dire. Il n’a pas assez oublié sa languepour se servir de celte expression, hommes brouillons.
Nonotte accuse l’auteur d’avoir dit que Charlemagne n’était qu’unheureux brigand. L’aqteur n’a rien écrit de semblable. Ainsi voilà endeux pages trois calomnies dont ce bon Nonotte est convaincu, M. Dami-laville daigna prendre le soin de relever deux ou trois cents erreurs deNonotte. Elles sont imprimées à la suite de i ''Essai sur les mœurs et l’es-prit des nations. Et Nonotte était tout étonné qu’on lui manquât ainside respect, à lui qui avait eu l’honneur de prêcher dans un village deFranche-Comté, et de régenter en sixième. L’orgueil a du bon ; et quandil est soutenu par l’ignorance, il est parfait (1774).
m 11 a fort encouragé l’agriculture par son livre intitulé l’Ami des hom-mes (1775).
n René Descartes. On sait qu’il était excellent géomètre, mais que toutesa pltilosophie n’est fondée que sur des chimères ( 1774).
o On sait aussi que Malebranche s’est entretenu familièrement avec leVerbe, quoique la première partie de son livre sur les erreurs des senset de l’imagination soit un chef-d’œuvre de philosophie ( 1774).
p Rien n’est plus chimérique en effet que la plupart des systèmes dephysique. Burnet et Voodwart n’ont écrit que des folies raisonnées surle déluge universel. Malebranche a inventé de petits tourbillons mouspour expliquer la lumière et les couleurs ; et cela plus de vingt ans aprèsque Newton avait fait son Optique. Maillet a osé dire que la mer avaitformé les montagnes, que les hommes avaient été poissons, que notreglobe est de verre, qu’il est le débris d’une comète ; d’autres ont retrouvéle monde primitif, la langue primitive, la manière dont les métaux setonnaient dans ce monde primitif. On sait qu’un philosophe très-doux,VOLTAIRE. 1(5