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Contes, satires, épîtres : poésies diverses, odes, stances, poésies mêlées, traductions et imitations / par Voltaire
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epîtres.

Ne put de notre joie empoisonner le cours.

Jeunes, gais, satisfaits, sans soins , sans prévoyance,

Aux douceurs du présent bornant tous nos désirs,

Quel besoin avions-nous dune vaine abondance ?

Nous possédions bien mieux, nous avions les plaisirs !

Ces plaisirs, ces beaux jours coulés dans la mollesse,

Ces ris, enfants de lallégresse,

Sont passés avec toi dans la nuit du trépas.

Le ciel, en récompense, accorde à ta maîtresseDes grandeurs, et de la richesse,

Appuis de lâge mûr, éclatant embarras,

Faible soulagement quand on perd sa jeunesse.

La fortune est chez elle, fut jadis lamour.

Les plaisirs ont leurs temps, la sagesse a son tour.Lamour sest envolé sur laile du bel âge ;

Mais jamais lamitié ne fuit du cœur du sage.

Nous chantons quelquefois et tes vers et les miens ;

De ton aimable esprit nous célébrons les charmes ;

Ton nom se mêle encore à tous nos entretiens ;

Nous lisons tes écrits, nous les baignons de larmes.

Loin de nous à jamais ces mortels endurcis,

Indignes du beau nom, du nom sacré damis,

Ou toujours remplis deux, ou toujours hors deux-même,Au monde, à linconstance ardents à se livrer,

Malheureux, dont le cœur ne sait pas comme on aime,

Et qui nont point connu la douceur de pleurer !

A M. DE FORMONT,

EK LUI ENVOTANT LES OEUVRES DE DESCARTES ET DE MALEBRANCIIE.

Rimeurcharmant, plein déraison,

Philosophe entouré des Grâces,

Épicure, avec Apollon,

Sempresse à marcher sur vos traces.

Je renonce au fatras obscur