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Contes, satires, épîtres : poésies diverses, odes, stances, poésies mêlées, traductions et imitations / par Voltaire
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ÉPÎTBES.

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Dans les limites dun ovale.

Jen entends raisonner les plus profonds esprits,Maupertuis et Clairaut, calculante cabale;

Je les vois qui des cieux franchissent lintervalle,

Et je vois trop souvent que jai très-peu compris.

De ces obscurités je passe à la morale;

Je lis au cœur de lhomme, et souvent jen rougis.Jexamine avec soin les informes écrits,

Les monuments épars, et le style énergiqueDe ce fameux Pascal, ce dévot satirique.

Je vois ce rare esprit trop prompt à senflammer ;

Je combats ses rigueurs extrêmes.

Il enseigne aux humains à se haïr eux-mêmes ;

Je voudrais, malgré lui, leur apprendre à saimer.

Ainsi mes jours égaux, que les muses remplissent,

Sans soins, sans passions, sans préjugés fâcheux,Commencent avec joie, et vivement finissentPar des soupers délicieux.

Lamour dans mes plaisirs ne mêle plus ses peines ;

La tardive raison vient de briser mes chaînes ;

Jai quitté prudemment ce dieu qui ma quitté ;

Jai passé lheureux temps fait pour la volupté.

Est-il donc vrai, grands dieux! il ne faut plus que jaime.La foule des beaux-arts, dont je veux tour à tourRemplir le vide de moi-même,

Nest pas encore assez pour remplacer lamour.

NOTES.

a Paul Véronèse (1739).b Musiciens agréables (1748).

0 Actrices de ce temps- (1748).

is.