ÉPÎTRES.
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N’ont point éternisé le grand nom de Titus ;
I! fut aimé : voilà sa grandeur véritable.
O vous qui l’imitez, vous, son rival aimable,
Effacez le héros dont vous suivez les pas :
Titus perdit un jour, et vous n’en perdrez pas.
NOTES.
» Le professeur Voit, persécuté comme athée par les théologiens det’université de Hall, chassé par Frédéric II, sous peine d'étre pendu ,et fait chancelier de la même université, à l’avénement de Frédéric 111(1748).
b Un de ces soldats, qu’on nommait Petit-Jean, avait été achelé vingt-quatre mille livres (1738). ~
A UN MINISTRE D’ÉTAT,sun l’encouragement des arts.1740 .
Toi qui, mêlant toujours l’agréable à l’utile,
Des plaisirs aux travaux passes d’un vol agile,
Que j’aime à voir ton goût, par des soins bienfesants,Encourager les arts à ta voix renaissants !
Sans accorder jamais d’injuste préférence,
Entre tous ces rivaux tiens toujours la balance.l)e Melpomène en pleurs anime les accents ;
De sa riante sœur chéris les agréments ;
Anime le pinceau, le ciseau, l’harmonie,
Et mets un compas d’or dans les mains d’Uranie.
Le véritable esprit sait se plier à tout :
On ne vit qu’à demi quand on n’a qu’un seul goût.
Je plains tout être faible, aveugle en sa manie,
Qui dans un seul objet confina son génie,
Et qui, de son idole adorateur charmé,
Veut immoler le reste au dieu qu’il s’est formé.
1 Celle épitre était destinée àM. de Maurcpas.