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Contes, satires, épîtres : poésies diverses, odes, stances, poésies mêlées, traductions et imitations / par Voltaire
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ÉPÎTRES.

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Nont point éternisé le grand nom de Titus ;

I! fut aimé : voilà sa grandeur véritable.

O vous qui limitez, vous, son rival aimable,

Effacez le héros dont vous suivez les pas :

Titus perdit un jour, et vous nen perdrez pas.

NOTES.

» Le professeur Voit, persécuté comme athée par les théologiens detuniversité de Hall, chassé par Frédéric II, sous peine d'étre pendu ,et fait chancelier de la même université, à lavénement de Frédéric 111(1748).

b Un de ces soldats, quon nommait Petit-Jean, avait été achelé vingt-quatre mille livres (1738). ~

A UN MINISTRE DÉTAT,sun lencouragement des arts.1740 .

Toi qui, mêlant toujours lagréable à lutile,

Des plaisirs aux travaux passes dun vol agile,

Que jaime à voir ton goût, par des soins bienfesants,Encourager les arts à ta voix renaissants !

Sans accorder jamais dinjuste préférence,

Entre tous ces rivaux tiens toujours la balance.l)e Melpomène en pleurs anime les accents ;

De sa riante sœur chéris les agréments ;

Anime le pinceau, le ciseau, lharmonie,

Et mets un compas dor dans les mains dUranie.

Le véritable esprit sait se plier à tout :

On ne vit quà demi quand on na quun seul goût.

Je plains tout être faible, aveugle en sa manie,

Qui dans un seul objet confina son génie,

Et qui, de son idole adorateur charmé,

Veut immoler le reste au dieu quil sest formé.

1 Celle épitre était destinée àM. de Maurcpas.