244 ÉPÎTKES.
D’Uorace heureux imitateur,
Sa gaieté, son esprit, sa grâce,Ornent votre style enchanteur ;
Mais votre muse le surpasseDans un point cher à notre cœur :L’empereur protégeait Horace,
Et vous protégez l’empereur.
Fiis de Mars et de Calliope,
Et digne de ces deux grands noms,Faites le destin de l’Europe,
Et daignez faire des chansons ;
Et quand Thémis avec BellonePar votre main raffermiraDes césars le funeste trône ;
Quand le Hongrois cultivera ,
À l’abri d’une paix profonde ,
Du Tokai la vigne féconde ;
Quand partout son vin se boira,Qu’en le buvant on chanteraLes pacificateurs du monde,
Mon prince à Berlin reviendra ;
Mon prince à son peuple qui l’aimeLibéralement donneraUn nouvel et bel opéra,
Qu’il aura composé lui-même.Chaque auteur vous applaudira ;
Car, tout envieux que nous sommesEt du mérite et du grand nom,
Un poète est toujours fort bonA la tête de cent mille hommes.
Mais, croyez-moi, d’un tel secoursVous n’avez pas besoin pour plaire ;Fussiez-vous pauvre comme Homère,Comme lui vous vivrez toujours.Pardon, si ma plume légère,