NOTES.
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nements de l’Europe lui devaient élever des statues à frais communs.
Enfin, après avoir traité à fond avec Christophe tous les points abs-trus de la théologie, il linit par faire un petit opéra eu prose.
De son côté, Christophe commence par avertir les fidèles, page 4, que* Jean-Jacques est amateur de lui-même, lier, et même superbe, même< en (lé d’orgueil, impie, blasphémateur et calomniateur , et, quipis est,k amateur des voluptés plutôt que de Dieu; enlin, d’un esprit corrom-k pu et perverti dans la foi. »
On demandera peut-être à la Chine ce que le public de Paris a penséde ces traits d’éloquence. Il a ri (1771).
j M. Palissof est l’auteur de la comédie des Philosophes, dans laquelleon représenta Jean-Jacques marchant à quatre pattes, et des savantsvolant dans la poche. Il est aussi fauteur d’un poème intituié la Dun-ciade, d’après la Dunciade de Pope. Ce poème est rempli de traits contreMM. Marmontel, abbé Coyer, abbé ltaynai, abbé le Blanc, MailholBacuiardd’Arnaud, leilierre, Du Belloy, Sedaine, Dorât, luMorlière,Rochon,Boistel,Taconnet, Poinsinet, Du Rosoy, Blin, Cotardeau, Bas-tide, Mouhi, Portelance, Sauvigny, Robbé, Latlaignant, Jonval, Aourq,Bergier ; mesdames Grafligni, Riccoboni, Unci, Curé, etc.
Ce poème est en trois chants. Fréron y est installé chancelier delàSottise. Sa souveraine le change en âne. Fréron, qui ne peut courir, laprie de vouloir bien lui faire présent d’une paire d’ailes ; elle lui en don-ne , mais elle les lui ajuste à contre-sens : de sorte que Fréron, quand ilveut voler en haut, tombe toujours en bas avec la Sottise, qu’il portesur son dos. Cette imagi nation a été regardée comme la meilleure de tou tl’ouvrage. On apprend, dans les notes ajoutées à ce poème par fauteur,« que Fréron était ci-devant un jésuite chassédu collège pour ses mœurs,« qu’il fut ensuite abbé , puis sous-lieutenant, et se déguisa en comtes-« se. » (Page C 2 , chant 111.) Le grand nombre de gens de mérite attaquésdans ce poème nuisit à son succès ; mais la métamorphose de Fréron enâne réunit tous les suffrages (1771).
k Voyez la note sur l’épitre à Dalembert.
1 Voyez l’article Épiphanie, dans les Questions sur P Encyclopédie.On a été dans l’habitude à Paris de faire presque tous les ans des cou-plets sur le voyage des trois mages ou des trois rois qui vinrent, conduitspar une étoile, à Bethléem, et qui reconnurent l’enfant Jésus pour leursuzerain dans son étable, en lui offrant de l’encens, de la myrrhe, et del’or. On appelle ces chansons des noéls, parce que c’est aux fêtes de Noëlqu’on les chante. On en a fait des recueils dans lesquels on trouve, descouplets extrêmement plaisants (1771 ).
m Le roi de Danemark, glorieusement régnant (1771).
n m. de Saint-Lambert, inestre de camp, auteur du charmant poèmedes Saisons (1771).
o M. Delille, auteur d’une traduction des Géorgiqucs, très-eslimée desgens de lettres (I77J).
p Une faction dans Paris a soutenu pendant trente ans que le gouverne-ment de la Chine est alliée. L’empereur de la Chine, qui ne sait rien dessottises de Paris, a bien confondu cette horrible impertinence dans sonpoème, où il parle de la divinité avec autant de sentiment que de res-pect (1771).
Avocat général qui a fait trop d’honneur au livre du Système de la