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ÉPÎTBES.
Est ouvert aux travaux d’un savant antiquaire,
Mais que jamais la loi n’ordonna l’adultère.
Alors on examine, et le public instruitSe moque de Larcher, qui jure en son réduit.
L’abbé François c écrit ; le Léthé sur ses rivesReçoit avec plaisir ses feuilles fugitives.
Tancrède en vers croisés fait-il bâiller Paris ?
On m’ennuie à mon tour des plus pesants écrits ;
A Flanchet, à Brunet d , le Pont-Neuf me compare ;
On préfère à mes vers Crébillon le barbare'.
Cette longue dispute échauffe les esprits.
Alors du plus beau feu vingt poètes épris,
De chefs-d’œuvre sans nombre enrichissant la scène,Sur de sublimes sons font ronfler Melpomène.Qu’importe que mon nom s’efface dans l’oubli?L’esprit, le goût s’épure, et l’art est embelli.
Mais ne pardonnons pas à ces folliculaires,
De libelles affreux écrivains téméraires,
Aux stances de la Grange, aux couplets de Rousseau t ,Que Mégère en courroux tira de son cerveau.
Pour gagner vingt écus, ce fou de la Beaumelle sInsulte de Louis la mémoire immortelle.
Il croit déshonorer, dans ses obscurs écrits,
Princes, ducs, maréchaux, qui n’en ont rien appris.Contre le vil croquant tout honnête homme éclate,Avant que sur sa joue ou sur son omoplateDes rois et des héros les grands noms soient vengésPar l’empreinte des lis qu’il a tant outragés.
Ces serpents odieux de la littérature,
Abreuvés de poisons et rampant dans l’ordure,
Sont toujours écrasés sous les pieds des passants.
Vive le cygne heureux qui, par ses doux accentsCélébra les saisons, leurs dons, et leurs usages,
Les travaux, les vertus, et les plaisirs des sages !Vainement de Dijon l’impudent écolier i>