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Contes, satires, épîtres : poésies diverses, odes, stances, poésies mêlées, traductions et imitations / par Voltaire
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JEAN QUI PLEUKE ET QUI KIT.

Plus que les fureurs de londeEt les flammes des volcans. »

Enfin, lorsque jenvisageDans ce malheureux séjourQuel est lhorrible partageDe tout ce qui voit le jour,

Et que la loi suprême est quon souffre et quon meure,Je pleure.

Mais lorsque sur le soir, avec des libertins,

Et plus dune femme agréable,

Je mange mes perdreaux, et je bois les bons vinsDont monsieur dAranda vient de garnir ma table ;

Quand, loin des fripons et des sots,

La gaieté, les chansons, les grâces, les bons mots.Ornent les entremets dun souper délectable ;

Quand, sans regretter mes beaux jours,Japplaudis aux nouveaux amoursDe Cléon et de sa maîtresse,

Et que la charmante amitié,

Seul nœud dont mon cœur est lié,

Me fait oublier ma vieillesse,

Cent plaisirs renaissants réchauffent mes esprits :

Je ris.

Je vois, quoique de loin, les partis, les cabales,

Qui soufflent dans Paris vainement agitéDes inimitiés infernales,

Et versent leur poison sur la société ;

Linfâme calomnie avec perversité

Répand ses ténébreux scandales ;

On me parle souvent du Nord ensanglanté,

Dun roi sage et clément chez lui persécuté,

Qui dans sa royale demeureNa pu trouver sa sûreté,

Que ses propres sujets poursuivent à toute heure :

Je pleure.