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Contes, satires, épîtres : poésies diverses, odes, stances, poésies mêlées, traductions et imitations / par Voltaire
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NOTES.

f ycrii me ad aliud, et vidi sub sole nec velocium cursum.... nec ar-tificum gratiam. Cap. /x, v. h.

Jai tourné mes pensées ailleurs. Jai vu que, sous le soleil, le prixnétait point pour celui qui avait le mieux couru, ni la faveur pour lar-tiste le plus habile.

e Verti me ad alla , et vidi calumnias et lacrymas innocentium , etneminem consolatorem... Cunctorum auxilio destiluios. Cap. iv, V. i*

Jai porté mon esprit ailleurs; jai vu les calomnies, linnocent enlarmes, sans secours et sans consolateur.

^ Homo extraneus voràbit illud, hoc vanitas et magna miseriacsi.Cap. vi, v. 2 .

Un étranger dévorera toutes vos richesses après vous, et cest en-core une très-grande misère.

i Quid est quod fuit? ipsum quod futurum est. Quid est guod factumest? ipsum quodfaciendum est. Cap. i, v. 9.

Quest-ce qui a été? ce qui sera. Quest-ce qui sest fait? ce qui sefera.

j Nihil sub sole novum... Cap. i, v. 10. Ne dicas : Quid putas caus<eest quod priora tcmpora meliorafuere quam nunc sunt? stnlta enim esthvjusce modi inten'ogaiio. Cap. vu, v. ii.

Rien de nouveau sous le soleil ; ne dites point que les premierstemps ont été meilleurs que ceux daujourdhui : car cest le discoursdun fou.

k Justuspérit injustitia sua, et impius multo vivit tempore in ma*litia sua. Cap. vu ,16. U inversa, ague eveniant justo ctimpio... mundoetimmundo, immolanti viciimas, et sacrificia contemnenti... Ut per -jurus, ita et ille gui verum dejerat. Cap. ix, V. 2.

Le juste périt dans sa justice, et le méchant vit longtemps dans samalice. Tout arrive également au juste et à linjuste , au pur et à lim-pur, à celui qui offre des sacrifices et à celui qui nen offre pas; le par-jure est traité comme lhomme ami de la vérité.

i Viventes enim sciunt se morituros ; mortui vero nihil noveruntamplius, nec habent ultra mercedcm... Amor quoqae et odium , etinvidiæ simul perierunt. Cap. ix, v. 5 et G.

Les vivants savent quils doivent mourir; mais les morts ne connaissentplus rien, et il ne leur reste plus de récompense : lamour, la haine,lenvie, périssent avec eux.

ni Si genuerit quispiam centum liberos , et vixerit multos annos... etanima illius non utatur bonis substantice suce .. de hoc ego pronuntioguod melior illo sit abortivus Frustra enim venit, et pergit ad tenebraset oblivione delebitur nomen ejus... Cap. vi, v. 3 et 4. Et laudavi mu-gis mortuos quam viventes t et feliciorem utroque judtcavi gui necdumnatus est , nec vidit mala quce sub solejiunt. Cap. iv, v. 2 et 3. Et me-lior est canis vivus leone moriuo. Cap. ix , v. 4.

Quun homme ait eu cent enfants, quil ait vécu longtemps, et quilnait pas joui de ses richesses, je prononce quun avorton vaut mieuxque lui. Cest en vain quil est; il va dans les ténèbres, et son nomdans loubli... Et jai préféré létat des morts à celui des vivants, etjai estimé plus heureux celui qui nest pas encore, et na pas vu lesmaux qui sont sous le soleil... Un chien vivant vaut mieux quun lioumort.