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NOTES.
f ycrii me ad aliud, et vidi sub sole nec velocium cursum.... nec ar-tificum gratiam. Cap. /x, v. h.
J’ai tourné mes pensées ailleurs. J’ai vu que, sous le soleil, le prixn’était point pour celui qui avait le mieux couru, ni la faveur pour l’ar-tiste le plus habile.
e Verti me ad alla , et vidi calumnias et lacrymas innocentium , etneminem consolatorem... Cunctorum auxilio destiluios. Cap. iv, V. i*
J’ai porté mon esprit ailleurs; j’ai vu les calomnies, l’innocent enlarmes, sans secours et sans consolateur.
^ Homo extraneus voràbit illud, hoc vanitas et magna miseriacsi.Cap. vi, v. 2 .
Un étranger dévorera toutes vos richesses après vous, et c’est là en-core une très-grande misère.
i Quid est quod fuit? ipsum quod futurum est. Quid est guod factumest? ipsum quodfaciendum est. Cap. i, v. 9.
Qu’est-ce qui a été? ce qui sera. Qu’est-ce qui s’est fait? ce qui sefera.
j Nihil sub sole novum... Cap. i, v. 10. Ne dicas : Quid putas caus<eest quod priora tcmpora meliorafuere quam nunc sunt? stnlta enim esthvjusce modi inten'ogaiio. Cap. vu, v. ii.
Rien de nouveau sous le soleil ; ne dites point que les premierstemps ont été meilleurs que ceux d’aujourd’hui : car c’est le discoursd’un fou.
k Justuspérit injustitia sua, et impius multo vivit tempore in ma*litia sua. Cap. vu ,16. U inversa, ague eveniant justo ctimpio... mundoetimmundo, immolanti viciimas, et sacrificia contemnenti... Ut per -jurus, ita et ille gui verum dejerat. Cap. ix, V. 2.
Le juste périt dans sa justice, et le méchant vit longtemps dans samalice. Tout arrive également au juste et à l’injuste , au pur et à l’im-pur, à celui qui offre des sacrifices et à celui qui n’en offre pas; le par-jure est traité comme l’homme ami de la vérité.
i Viventes enim sciunt se morituros ; mortui vero nihil noveruntamplius, nec habent ultra mercedcm... Amor quoqae et odium , etinvidiæ simul perierunt. Cap. ix, v. 5 et G.
Les vivants savent qu’ils doivent mourir; mais les morts ne connaissentplus rien, et il ne leur reste plus de récompense : l’amour, la haine,l’envie, périssent avec eux.
ni Si genuerit quispiam centum liberos , et vixerit multos annos... etanima illius non utatur bonis substantice suce .. de hoc ego pronuntioguod melior illo sit abortivus■ Frustra enim venit, et pergit ad tenebraset oblivione delebitur nomen ejus... Cap. vi, v. 3 et 4. Et laudavi mu-gis mortuos quam viventes t et feliciorem utroque judtcavi gui necdumnatus est , nec vidit mala quce sub solejiunt. Cap. iv, v. 2 et 3. Et me-lior est canis vivus leone moriuo. Cap. ix , v. 4.
Qu’un homme ait eu cent enfants, qu’il ait vécu longtemps, et qu’iln’ait pas joui de ses richesses, je prononce qu’un avorton vaut mieuxque lui. C’est en vain qu’il est né; il va dans les ténèbres, et son nomdans l’oubli... Et j’ai préféré l’état des morts à celui des vivants, etj’ai estimé plus heureux celui qui n’est pas né encore, et n’a pas vu lesmaux qui sont sous le soleil... Un chien vivant vaut mieux qu’un lioumort.