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Contes, satires, épîtres : poésies diverses, odes, stances, poésies mêlées, traductions et imitations / par Voltaire
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NOTES.

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n J)ixi in cordc mco defdiis hominum, ut probaret eos Deus, et os-tenderet similes esse bestiis. ldcirco unus interitus est hominis et ju-mentorum, et œqua utriusque condiüo : sicutmoritur homo, sic et iliamoriuntur : similiter spirant omnia, et nihil habet bona jumenioamplius. Cuncta subjacent vaniiati. Et omnia pergunt ad eumdem lo-cum : de terra facta sunt, et in terra pariter revertuntur. Quis novit sispiritus filiorum Adam ascendat sursum , et spiritu jumentorum des -cendatdeorsumPCap.nl, Y. 18, 19,20,21.

Jai dit à mon cœur : Dieu met en probation tous les enfants des hommes ;il montre quils sont semblables auxbêtes. Les hommes meurent commeles bêtes; leur sort est égal; ils respirent de même, lhomme na rien deplus que la hête : tout est vanité, tout tend au même lieu; ils ont tousété tirés de la terre, et ils retourneront pareillement en terre. Qui con-naît si lànie des hommes monte en haut, et si Pâme des bêtes descenden bas?

N. 1). VEcclésiaste semble sexprimer ici avec une dureté qui conve-nait sans doute à son temps, et qui doit être adoucie dans le nôtre.Ainsi lauteur du Précis ne dit point, « Lhomme na rien de plus que laa bête ; » mais, « Qui sait par sa propre lumière si lhomme na rien de* plus que la bête? » Cest le sens de VEcclêsiaste. Lhomme ne sait rienpar lui-même; il a besoin de la foi.

« Interdum dominatur homo homini in malum suum... Cap. vm, v. 9.Unus est , et secundum non habet , non fllium, non fratrem , et ia-men laborare non cessât, nec satiantur oculi ejus divitiis, nec reco-gitat, dicens : Cui laboro...? Cap. iv, v. 8.

Un homme quelquefois domine pour son propre malheur. Un hommeest seul, sans enfants, sans frères ; cependant il travaille sans cesse, i Iest insatiable de richesses ; il ne lui vient point dans lesprit de se direPour qui est-ce que je travaille?

P Et inveni amariorem mortemulierem. Cap. vu, V. 27.

'Jai trouvé la femme plus amère que la mort.

q Quando commovebuntur custodes domus... et otiosœ crunt molentesinminuto numéro... florebit. amygdalus... et dissipabitur capparis...antequam rumpatur funiculus argenteus , et recurrat villa aurea , etconteratur hydriasuperfontem... Cap. xil, v. 3, 5,6.

Lorsque les gardes delà maison (cest-à-dire, les jambes) commen-ceront à trembler; quand celles qui doivent moudre (cest-à-dire, lesdents ) seront en petit nombre et oisives ; quand lamandier fleurirat cest-à-dire, quand la tête sera chauve), que le Ccàprier se dissipera( cest-à-dire, quand les cheveux seront tombés ) ; quand la chaîne dar-gent sera rompue, que le ruban dor se retirera, que la cruche secassera sur la fontaine ( cest-à-dire, quand on ne sera plus propre auxplaisirs )...

r Et deprehendi nihil esse melius quam lætari hominem in opéré suo,et hanc esse partem illius. Quis enim eum adducet ut posi se futuru co-gnoscat7 Cap. m, v. 22.

Et jai reconnu quil ny a rien de meilleur à lhomme que de se ré-jouir dans ses œuvres, et que cest son partage; car qui le ramènerade la mort. pour connaître lavenir ?

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