•418
ODES.
Eux qui, dans la paix, dans la guerre,Furent l’exemple de la terreEt les émules de leurs dieux,
Lorsque Jupiter et NeptuneLeur asservirent la fortune,
Et combattirent avec eux.
Mais quand sous les deux ThéodosesTous ces héros dégénérésNe virent plus d’apothéosesQue de vils pédants tonsurés,
Un délire théologiqueArma leur esprit frénétiqueD’anathèmes et d’arguments ;
Et la postérité d’Achille,
Sous la règle de saint Basile,
Fut l’esclave des Ottomans.
Voici le vrai temps des croisades.Français, Bretons, Italiens,
C’est trop supporter les bravadesDes cruels vainqueurs des chrétiens.Un ridicule fanatismeFit succomber votre héroïsmeSous ces tyrans victorieux.
Écoutez Pallas qui vous crie :
« Yengez-moi! vengez ma patrieVous irez après aux saints lieux.
Je veux ressusciter Athènes.Qu’Homère chante vos combats,
Que la voix de cent DémosthènesRanime vos cœurs et vos bras.
Sortez, renaissez , Arts aimables,
De ces ruines déplorables
Qui vous cachaient sous leurs débris ;
Reprenez votre éclat antique,