ET IMITATIONS.
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Fier dans la servitude, heureux dans sa folie,
De l’Anglais libre et sage il est encor l’envie.
Les Muses cependant ont habité ces bords,Lorsqu’à leurs favoris prodiguant ses trésors,
Louis encourageait l’imitateur d’Horace,
Ce Boileau, plein de sel encor plus que de grâce,Courtisan satirique, ayant le double emploiDe censeur des Cotins, et de flatteur du roi.
Mais je t’aime encor mieux, ô respectable asile!Chantilly, des héros séjour noble et tranquille ;Lieux où l’on vit Condé, fuyant de vains honneurs,Lassé de factions, de gloire, et de grandeurs,
Caché sous ses lauriers, dérobant sa vieillesseAux dangers d’une cour infidèle et traîtresse,Ayant éprouvé tout, dire avec vérité :
« Rien ne remplit le cœur, et tout est vanité. »
MILTON.
« Toi sur qui mon tyran prodigue ses bienfaits,
Soleil, astre de feu, jour heureux que je hais,
Jour qui fais mon supplice, et dont mes yeux s’étonnent,Toi qui semblés le dieu des cieux qui t’environnent,Devant qui tout éclat disparaît et s’enfuit,
Qui fais pâlir le front des astres de la nuit,
Image du Très-Haut qui régla ta carrièie,
Hélas! j’eusse autrefois éclipsé ta lumière.
Sur la voûte des cieux élevé plus que toi,
Le trône où tu t’assieds s’abaissait devant moi.
Je suis tombé ; l’orgueil m’a plongé dans l’abîme :
Hélas ! je fus ingrat, c’est là mon plus grand crime ;
T osai me révolter contre mon Créateur.
C’est peu de me créer : il fut mon bienfaiteur.
Il m’aimait : j’ai forcé sa justice éternelle