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Contes, satires, épîtres : poésies diverses, odes, stances, poésies mêlées, traductions et imitations / par Voltaire
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ET IMITATIONS.

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Fier dans la servitude, heureux dans sa folie,

De lAnglais libre et sage il est encor lenvie.

Les Muses cependant ont habité ces bords,Lorsquà leurs favoris prodiguant ses trésors,

Louis encourageait limitateur dHorace,

Ce Boileau, plein de sel encor plus que de grâce,Courtisan satirique, ayant le double emploiDe censeur des Cotins, et de flatteur du roi.

Mais je taime encor mieux, ô respectable asile!Chantilly, des héros séjour noble et tranquille ;Lieux lon vit Condé, fuyant de vains honneurs,Lassé de factions, de gloire, et de grandeurs,

Caché sous ses lauriers, dérobant sa vieillesseAux dangers dune cour infidèle et traîtresse,Ayant éprouvé tout, dire avec vérité :

« Rien ne remplit le cœur, et tout est vanité. »

MILTON.

« Toi sur qui mon tyran prodigue ses bienfaits,

Soleil, astre de feu, jour heureux que je hais,

Jour qui fais mon supplice, et dont mes yeux sétonnent,Toi qui semblés le dieu des cieux qui tenvironnent,Devant qui tout éclat disparaît et senfuit,

Qui fais pâlir le front des astres de la nuit,

Image du Très-Haut qui régla ta carrièie,

Hélas! jeusse autrefois éclipsé ta lumière.

Sur la voûte des cieux élevé plus que toi,

Le trône tu tassieds sabaissait devant moi.

Je suis tombé ; lorgueil ma plongé dans labîme :

Hélas ! je fus ingrat, cest mon plus grand crime ;

T osai me révolter contre mon Créateur.

Cest peu de me créer : il fut mon bienfaiteur.

Il maimait : jai forcé sa justice éternelle