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AJVSTOÎR. s. m. Petite balance où l’onpèse et ajuste les monnaies avant de lesmarquer. 11 n’est plus usité : on dit, Tré-buchât.
AJUTAGE ou AJUTOIR ou AJOUTOIIÎ.
s. ni. (Le premier est le plus usité.) Tuyaude métal que l’on soude à l'extrémité dutuyau d’une fontaine, d’un jet d’eau, pouren former le jet gros ou menu, ou diverse-ment configuré, selon le diamètre ou laforme qu’on donne à son ouverture. Grosajutage. Petit ajutage. Ajutage à tête d'ar-rosoir. Il faut mettre un plus gros, un pluspetit ajutage à cette fontaine. L’ajutoir esttrop petit.
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ALAMBIC. s. m. Sorte de vaisseau d’uneconstruction plus ou moins compliquée,de formes très-variées, qui sert à distiller,et dont les pièces essentielles sont une cu-curbite et un chapiteau. Alambic de verre..Slambic de cuivre. Alambic de terre. Le becd'un alambic. Le col d’un alambic. Il fautmettre cela à l'alambic. Tirer à l'alambic. Ti-rer par l'alambic. Passer par l’alambic. Re-passer par l’alambic.
Fig., Cette affaire a passe par l’alambic,Elle a été examinée avec un grand soin, avecune grande exactitude, elle a été discutéeet approfondie.
ALAMBIQUER. v. a. 11 ne s’emploie qu’aufiguré, et dans ces phrases, Alambiquer l’es-prit, s'alambiquer l’esprit, la cervelle, Fati-guer l’esprit, se fatiguer l’esprit, épuiserson esprit par une trop grande applicationa des choses abstraites. Ces questions neservent qu’à alambiquer l'esprit. Cela n'aservi qu ‘a lui alambiquer l’esprit. S’alambiquerl’esprit mal à propos sur des questions épi-neuses, difficiles, inutiles. N’allez pas vousalambiquer l'esprit inutilement.
Il s’emploie quelquefois d’une manièreabsolue, et signifie, Raffiner, subtiliser.Dans ces sortes de matières, il ne s’agit pascl'alambiquer. Allez au fait, sans alambi-quer plus longtemps. On sous-entend, le su-jet, la pensée.
Al.vmuiquk, ûr,. participe. 11 ne se dit queDes questions, des pensées, des réflexionstrop subtiles et trop intimées. Discours alam-biqué.
ALAXGUIR. v. a. Rendre languissant. Ilest peu usité.
Alvxgut, te. participe.
AI.AKGl’lCR. v. n. Se mettre au large, s’e-loi gner de la côte ou de quelque vaisseau.11 a vieilli.
Ai.u;oüÉ, ée. participe.
ALARMANT, ANTE. adj. Qui alarme.Nouvelle alarmante. Situation alarmante.
ALARME, s. f. Cri, signal pour faire cou-rir aux armes. Chaude, alarme. Fausse, alarme.Sonner l’alarme. Canon d'alarme. Cloche d’a-birnie.
11 se dit aussi d’Une émotion causée dans"n camp, dans une place de guerre, à l’ap-proche ou sur le bruit de l’approche desennemis. Donner l'alarme. L’alarme est auQuartier, est au camp. Les ennemis nousdonnaient de fréquentes alarmes.
Il se dit (igurément de Toute sorte defrayeur et d’épouvante subite. Ha pris l'a-
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larme bien légèrement. Vous nous avez donnéune alarme bien chaude, bien des alarmes. Parcette nouvelle, il a porté l’alarme dans toutela famille.
Fig., Une fausse alarme, Une vaine crainte,une peur sans sujet.
Prov. et fig., L’alarme est au camp, se diten parlant De quelque chose qui met toutd’un coup plusieurs personnes dans unegrande inquiétude.
Alarme, se dit aussi pour Inquiétude,souci, chagrin; et, en ce sens, il s’emploiesouvent au pluriel. Il est toujours en alarme.La présence de cet homme dans la ville la tienten alarme. Il est dans de grandes alarmes,dans de terribles alarmes, dans de conti-nuelles alarmes. Il n’est pas encore revenude ses alarmes. Cela lui donne des alarmessecrètes. On vivait alors au milieu des alarmes.Nourri dans les alarmes, Au milieu des com-bats, élevé dans les dangers de la guerre.
ALARMER, v. a. Donner l’alarme, causerde l’émotion, de l’épouvante, de l’inquiétude.Cela va alarmer tout le camp. Il ne faut pasque cela vous alarme. Il fut fort alarmé decelte nouvelle. Sa maladie nous a bien alarmés.
Il s’emploie aussi avec le pronom person-nel, et signifie, S’inquiéter, s’effrayer, êtreému. Il s’alarme sans cesse. On croirait qu’ilaime à s’alarmer. Je ne m’alarme pas dubruit. Ne vous alarmez pas de tous ces fauxbruits.
Alvrmé, ée. participe.
ALARMISTE:, s. des deux genres. Celui,celle qui se plaît à répandre des bruitsalarmants.
ALATEUNE. s. m. T. de Botan. Arbris-seau, espèce de nerprun dont les feuillessont rangées alternativement le long destiges.
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ALBATRE, s. m. Pierre d’une pâte ho-mogène, d’un grain fin, demi-transparente,susceptible d’un beau poli, et qui souventest remplie de veines colorées. Albâtreoriental. Vase d’albâtre. Diane comme l’al-bâtre. Albâtre naturel. Albâtre artificiel.
Fig., Un sein d’albâtre, Un sein extrême-ment blanc. On dit de même, L’albâtre deson sein.
ALBATROS, s. m. (On fait sentir l’S.)T. d’Uist. nat. Genre d’oiseaux palmipèdes,qui habitent les mers australes, et qui sonttrès-voraces. U albatros est le plus grand desoiseaux aquatiques.
ALBERGE. s. f. Sorte de pèche ou d’a-bricot, d’un goût très-agréable. Un panierd’alberges.
ALBERGIER. s. m. Arbre qui porte desalberges.
ALBINOS, s. 11 t. (On fait sentir l’S.)Homme qui a la peau blafarde, les cheveuxet le poil presque blancs, et les yeux d’ungris pâle ou rougeâtre. Les albinos ont lesyeux tellement sensibles, qu’il leur est impos-sible de supporter la lumière du jour.
ALRRAX.s. m. Voyez IIvmniN.
ALBREXE. adj. l’oyez IIu.hhexÉ.
ALBUGI.VE, EE. adj. T. d’Anat. Il se ditDe certaines membranes, de certains tissusdont la couleur est blanche. Tunique albu-1 ginée. Fibre albugtnée. La membrane albugi-
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née des testicules. La membrane edbuginée del’œil.
ALBUGIXEUX, EUSE. adj. T. d’Anat.Qui est formé par la fibre albuginée.
ALBUGO. s. f. T. de Médec. Tache blan-che qui se forme à l’œil , et qui est causéepar le dépôt d’une matière blanche dansles lames de la cornée.
ALBUM, s. m. (On prononce Albome.)Mot emprunté du latin. Il se dit d’Un ca-hier que portent les voyageurs, et sur le-quel ils engagent les personnes célèbres àécrire leur nom, auquel elles joignent quel-quefois une sentence. Ce jeune Allemand vousprie d’inscrire votre nom sur son album.
Il se dit aussi Des cahiers sur lesquelscertaines personnes invitent des gens delettres et des artistes à écrire de la proseou des vers, à faire quelque dessin, ou ànoter quelque air de musique.
ALBUMINE, s. f. T. de Chimie. II se ditDu blanc d’œuf, et d’une substance de mêmenature qu’on trouve dans diverses matièresvégétales et animales. Albumine animale, vé-gétale.
ALBUMINEUX , EUSE. adj. Qui contientde l’albumine. Liquide albumineux. Sub-stance albumineuse.
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ALCADE, s. m. Mot emprunté de l’arabe.Nom qu’on donne, en Espagne, à certainsjuges ou magistrats : leur attribut distinc-tif est une longue baguette blanche.
ALCAÏQUE. adj. des deux genres. Il se ditD’une sorte de vers ou mètre grec inventépar Alcée, et adopté par les Latins. Unvers alcaïque. Dans ce sens, il est quelque-fois substantif masculin. Un alcaïque.
11 se dit aussi D’une espèce d’ode grecqueou latine dans chaque strophe de laquelleentre un nombre déterminé de vers alcaï-ques.
ALCALESCENCE, s. f. T. de Chimie. Étatd’un corps alcalescent.
ALCALESCEXT, ENTE. adj. T. de Chi-mie. 11 se dit D’une substance dans laquelleles propriétés alcalines commencent à sedévelopper, ou même prédominent déjà.
ALCALI, s. m. Nom donné primitive-ment à la plante marine qui fournit lasoude du commerce, et ensuite au produitsalin de l’incinération de ce végétal.
Il s’applique, par extension, à Toutes lessubstances qui ont des propriétés chimi-ques analogues à celles de la soude, c’est-à-dire,une saveur âcre et la faculté de ver-dir les couleurs bleues des végétaux. Lesanciens chimistts ne connaissaient que troisalcalis, l’ammoniaque, ta potasse et la soude:ils nommaient le premier Alcali volatil, et lesdeux autres Alcalis fxes. Les alcalis ont laplus grande tendance à s'unir avec les acides.
ALCALIN , IXE. adj. T. de Chimie. Quia rapport aux alcalis. Caractère alcalin. Pro-priété, réaction alcaline.
Il signifie aussi, Qui appartient à la classedes alcalis; et, plus généralement, Qui jouitdes propriétés alcalines, qui se rapprochedes alcalis par ses propriétés. Substance al-caline. Sel alcalin. Terres alcalines.
ALCALIS ER. v. a. T. de Chimie. Faire dé-velopper dans une substance les propriétés