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Tome premier.
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un texte, un auteur dans un sens allégo-rique. Origine est un grand allégoriste.

ALLÈGRE, adj. des deux genres. Qui estdispos, agile, gai. Jl est toujours allègre. Ilest sain et allègre. 11 est familier.

ALLEGREMENT, adv. D'une manière al-lègre. Marcher allègrement. Allons, mesaptis, allègrement. Il vieillit.

ALLÉGRESSE, s. f. Joie qui éclate au de-hors. Il reçut cette nouvelle avec une grandeallégresse.

11 se dit plus ordinairement d’Une joiepublique. Cris d'allégresse. L’allégresse deson armée lui promettait la victoire. L'allé-gresse publique. Des transports d’allégresse.

Les sept Allégresses , Certaines prières àla Vierge, dans lesquelles on exprime lessept différents sujets de joie qu’elle a eusdurant sa vie.

ALLÉGRETTO, adv. T. de Musique. Di-minutif d 'Allegro.

ALLEGRO, adv. T. de Musique, empruntéde l’italien. On le met au commencementd'un air, pour indiquer que cet air doitêtre joué vivement et gaiement.

Il se dit substantivement de L’air même.Jouer un allégro.

ALLEGUER, v. a. Citer une autorité, unpassage, un fait, etc. Alléguer un passage,un texte. Alléguer tics auteurs. Alléguer faux.C’est un tel qui m’a dit cette nouvelle, je vousallègue mon auteur. On dit mieux, Je vouscite mon auteur.

Il signifie aussi, Mettre en avant, avancer.Alléguer des raisons. Alléguer des excuses. Ilallégua pour ses raisons, pour raison que...Les juges sont obligés de juger selon ce quiest allégué et prouvé. Alléguerez-vous que...

Allégué, ée. participe.

ALLELUIA, s. m. (On prononce Alléluya.)T. emprunté de l’hébreu, qui signifie, Louezle Seigneur, et que l’Eglise chante au tempsde Pâques, à la fin des traits ou versets.

Alléluia, se dit aussi d’Une petite plantequi fleurit vers le temps de Pàcjues, dontles feuilles ont un goût aigrelet, et quifournit le sel appelé dans le commerce Seld’oseille.

ALLEMAND, s. m. Ce mot n’est placéici que parce qu’il se trouve dans quelquesphrases proverbiales. Une querelle il’Alle-mand, Une querelle suscitée sans sujet.Il est venu me faire une querelle d’Allemand.C’est du haut allemand pour lui, Il n’y com-prend rien.

ALLEMANDE, s. f. Espèce de danse viveet gaie, dont l’usage » passé de l’Allema-gne dans d’autres pays. Danser l’allemande,une allemande.

Il se dit aussi Des airs sur lesquels onexécute cette sorte de danse. Jouer une al-lemande sur le piano. Hecueil d’allemandes.

ALLER, v. n. ( Je vais ou je vas, tu vas,‘I va; nous allons, vous allez, ils vont. J’al-lais. Je suis allé. J'allai. J’irai. J irais. Va.Que j’aille. Que j’allasse. Allant. Allé. L’ex-pression Je vas ne s’emploie que rarement,et dans le langage familier. On dit quel-quefois, Je fus, j'ai été, j’avais été, j’auraisété, pour J’allai, je suis allé, j’étais allé, jeserais allé : voyez le verbe Etre.) Se inon-'oir, se transporter, ou être mû , transportéd un lieu à un autre. Il s'applique Aux per-sonnes et aux choses, et s’emploie de di-

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verses manières, selon les divers rapportssous lesquels on considère l’action qu’ilexprime. Ainsi on dit,

1° Sous le seul rapport du mouvement :Ne faire qu’aller et venir. Marchez, allez donc.Ce pauvre homme ne peut plus aller, tant ilest fatigue'. Les planètes vont continuellement.

2° Relativement au terme, au but oùtend le mouvement : Aller à Rome, en Ita-lie, au Japon, aux Indes. Aller à la ville, àla campagne. Aller au marché, à la fon-taine, à l’église, au cabaret, au café. Allerd’un lieu à un autre. Aller de ville en ville,de porte en porte. Y va-t-il P Vas-y. Lesfleuves vont à la mer.

Ce chien va à l’eau, II s’y jette volontiers,quand on le lui commande.

3° Relativement à l’espace que l’on par-court : Aller près. Aller loin. Aller à troislieues. Je vais à deux pas.

4° Relativement à la nature du mouve-ment, à sa rapidité ou à sa lenteur : Allervite. Aller doucement, lentement, tranquille-ment. Aller comme le vent. Aller en courant.Aller à grands pas, à petits pas. Ce chevalva au trot, au galop; il va le pas, l'amble,le grand galop; il va bon train. Aller terre àterre. Le vaisseau allait à pleines voiles.

5° Relativement à la direction du mou-vement : Aller en avant, en arrière, à recu-lons, de côté, tout droit. Aller devant soi,droit devant soi. Les nuages vont ce matin dulevant au couchant. Aller contre le courantde l'eau. Aller contre vent et marée.

6° Relativement à l’endroit où se fait lemouvement : Aller sur la terre, sur le pavé,sur la chaussée. Aller sur l’eau, dans l’eau.Aller sur une planche. Aller par monts et pat-vaux.

7° Relativement à la voie, au chemin quimène vers un but: Aller par terre, par eau,par mer. Aller par le chemin le plus court,par un chemin de traverse. Aller par la granderoute, par un sentier. Aller à travers lesbois, à travers champs.

Aller bien, Etre dans le bon chemin. N’al-ler pas bien, N’ètre pas dans le bon chemin.

8° Relativement au moyen de trans-port : Aller à pied, à cheval, en voiture,en bateau, par la diligence. Aller en poste.Aller sur un pied.

9° Relativement à la cause qui fait mou-voir : Ces bâtiments vont à voile et à rame.Les girouettes vont selon le vent. Aller parforce. Aller de bon cœur.

10° Relativement à l’ordre qu’ont ou (piedoivent avoir entre elles les personnes oules choses : Aller ensemble. J'irai à Parisavec vous. Mous irez à Rome après moi.Aller à la fie les uns des autres. Aller lesuns après les autres. Aller de compagnie.Aller en troupe. Aller par troupes.

Aller de pair, Être égal, être pareil. Il vade pair, pour la dépense, avec les gens les plusriches. Cicéron va de pair avec Démosthène.Ces deux avocats vont de pair.

Allkh, est souvent suivi d’une préposi-tion et de son complément qui indique Lemotif ou la fin de l’action. Aller à lamesse, au sermon. Aller à la promenade, aubal, au spectacle, au jeu. Aller au bain. Al-ler à la guerre, à l'armée, « un siège. Allerà ta chasse, à la pèche, en vendange. Alleren ambassade, en pèlerinage. Aller et la mort,

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au supplice, à sa perte. Aller au-devant dequelqu’un, à la rencontre de quelqu’un. Alleraux nouvelles. Aller à la découverte.

Aller au combat, S’avancer pour com-battre. Aller à l’ennemi, aux ennemis, S’a-vancer vers les ennemis pour les combattre,pour les charger : cela ne se dit propre-ment que quand les armées sont à portéel’une de l’autre, ou en présence. Aller aufeu, S’exposer au feu des ennemis, s’expo-ser à essuyer leur feu. Ce soldat va au feugaiement et sans crainte.

Aller au bois, à l’eau, etc., Aller en quel-ue endroit pour s’y pourvoir de bois,’eau, etc. On dit de même, Aller à lu pro-vision.

Ce vase va au feu, Il résiste à l’action dufeu, on y peut mettre cuire ou chaufferquelque chose sans craindre qu’il se casse,,qu’il éclate. On dit dans un sens analogue,Cette étoffe va à la lessive, etc.

Aller au roi, au ministre, à T évêque, etc.,S’adresser au roi, au ministre, à l’évêque,etc. Pour cela il vous faut aller au ministre.On a dit aussi, Aller au devin, Aller leconsulter.

Cette affaire s’en va au diable, à tous lesdiables, se dit D’une affaire qui tourne mal,qu’on regarde comme manquée, commeperdue. Allez au diable, à tous les diables,est une expression d’impatience, de colère,une sorte d’imprécation.

Aller aux opinions, aux voix, Recueillirles opinions, les voix. On a dit de même,Aller aux avis.

Aller aux informations, aux renseigne-ments sur quelqu'un, S’adresser à ceux quipeuvent donner des renseignements surquelqu’un.

Aller au plus pressé, S’occuper d’abordde l’affaire qui souffrirait le plus d’un re-tardement.

Alleu, est quelquefois suivi d’un infini-tif exprimant aussi Le motif ou la fin del’action. Aller se promener. Aller travailler.Aller étudier. Aller savoir des nouvelles dequelqu'un. Allez le trouver. J’irai lui parler,l'a t’en informer. Vas en savoir des nou-velles. Allez me chercher cela.

Allez vous promener, qu’il aille se prome-ner, se dit Lorsqu’on s’impatiente, lorsqu’onse met en colère contre quelqu’un.

Aller, suivi d’un infinitif, sert aussi àmarquer qu’Une chose est sur le point d’ê-tre faite, d’avoir lieu. Nous allons voir cequ’il dira. Ils vont partir. Je vais y aller.Elle va chanter, danser. Allez-vous recom-mencer vos doléancesP Le jour va finir. Unhomme qui va mourir. Le sermon va com-mencer. Un va se mettre à table. J’allais mecoucher quand il est venu. La contestationallait finir lorsque vous êtes parti. Il jugeaque l’affaire allait se terminer heureusement.

Aller, se joint quelquefois au par-ticipe présent, pour exprimer, avec l’idéed’un mouvement, celle d’une prolongation,d’une certaine durée de l’action que leparticipe indique. Un ruisseau qui va ser-pentant. Il allait criant par la ville.

Eig., Le mat, l’inquiétude, etc., va avis-sont, va toujours croissant, Croit de plus enplus. On dit aussi, Aller en augmentant, endiminuant, en déclinant, etc.

Aller, se dit aos=! en parlant Du mou-