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un incident, une reconnaissance, un dénou-aient, etc., Les préparer, les faire venir avecou sans art, avec ou sans adresse.
En matière de discussion , Cette preuveest amenée de bien loin, Elle est bien re-cherchée, elle n’est guère naturelle. On ditquelquefois de même, Cette comparaison estamenée de bien loin, de trop loin.
Amener , se dit aussi Des choses qui sontimmédiatement suiviesd’une aulre, ou quiont tel ou tel résultat, telle ou telle con-séquence. Ce vent nous amènera de la pluie.Un malheur en amène un autre. Cela pour-fait amener des querelles, une guerre, etc.Cet événement allait amener une réforme im-portante. La politesse des mœurs amène celledu langage.
Au Jeu de dés, À mener sonnez, beset,double-deux, etc., se dit Lorsque les deuxdés, après avoir été jetés, présentent son-nez , beset, etc.
Amené, ée. participe.
En termes d’ancienne Jurispr. criminelle,'Un amené sans scandale, Un ordre d’ame-ner quelqu’un devant le juge, sans bruit,sans lui faire affront. Dans cette locution,Amené est pris substantivement.
AMENITE, s. f. Agrément, ce qui faitqu’une chose est agréable. Il se dit parti-culièrement D’un lieu, d’une situationagréable, d’un air doux et agréablementtempéré. L'aménité d’un lieu. L’aménité del'air.
Il s’emploie plus ordinairement au figuré,et signifie, Une douceur accompagnée dePqlitessc et de grâce. Cet homme a de l’amé-n fe, beaucoup d’aménité. Il n’a nulle aménitédans le caractère. L’aménité du caractère,vie grande aménité de mœurs. On dit dansnn sens analogue, Un style plein d'aménité,l aménité du style, etc.
AMENTACÉÈS. s. f. pl. T. de Botan. Fa-tjnlle de plantes à sexes séparés, dont les«eurs mâles naissent autour d’un axe ou**let appelé Chaton, en latin Amentum. LeNoisetier est de la famille des amentacées.
AMENUISER, v. a. Rendre plus menu,fendre moins épais. Amenuiser un bâton,Une cheville, une planche.
Amenuisé, ée. participe.
AMER, Ère. adj. ( L’R finale diversePrononce.) Qui a une saveur rude et ordi-^jOrementdésagréable, telle quecelle de l’ab-■nthe ou de l’aloès. Ce vin est amer, devientnnner. Amer comme suie, comme de la suie,oninie chicotin. Des herbes amères. Un sucfeç Cr "la est d’un goût amer. Presque tous
nicdicaments amers sont toniques.
10v ., Ce qui est amer à la bouche est douxau cœur.
^ onc ^ e amère, Sentir un .goût«mé* p a ^‘ooebe î et, Cela rend la boucheCela laisse un goût amer à la bouche.fri S ( IER ’, s ’. l ' m pl°>e figurément, et signifie,Sou . C ’- P^ n ‘ble, doulou reux. Regrets amers.Infor!' 1 '* amers - Chagrins amers. D\aincr'"n S ^ cr,e > privation amère. Sacnjiceenfant fSt ^' en an, er à un père de voir sesDont " e l >nS . r êp ol, dre à ses soins.et j fur amère, Douleur vive et profonde;un e t<J, > ! eS années, Larmes que fait verserl profonde douleur 1
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louleur.
dur,"pia'ù-inF llllü a , ussi fignrément, Aig.e,9 < » cordant, ottensant. Plaintes
lome /.
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amères. Reproches amers. Critique amère.Propos amer. Ris amer. Trait amer. Répri-mande amère. Raillerie amère. Ironie amère.
Fam., Il est cl’une bêtise amère, 11 estextrêmement sot.
Amer, s’emploie quelquefois substanti-vement. L’amer et le doux sont deux qualitéscontraires.
En Médec., Prendre des amers, Prendredes infusions ou des jus d’herbes amères.
Amer, se dit encore, substantivement,Du fiel de quelques animaux, et principa-lement des poissons. Un amer de bœuf. Cre-ver l’amer d’une carpe, d'un brochet.
AMEREMENT, adv. Avec amertume. Ilne se dit qu’au figuré. Se plaindre amère-ment. Pleurer amèrement. On l’a critiquéamèrement. Il m’en a parlé fort amèrement.
AMERS, s. m. pl. T. de Marine. MarquesIrès-apparentes sur les côtes, telles quemoulins, clochers, tours, etc., propres àguider les navigateurs qui sont à vue deterre, à leur indiquer l’entrée d’une rade ,d’un port ou d’un fleuve. Prendre ses amers.
AMERTUME, s. f. La qualité, la saveurde ce qui est amer. L'amertume de i’aloès etde la coloquinte.
11 signifie figurément, Affliction, déplai-sir, peine d’esprit. Avoir le cœur plein d’a-mertume. Je vous en parle dans l’amertumede mon cœur. On l’a abreuvé d’amertume.Cela servit à adoucir Iamertume de sa dou-leur. Les douceurs et tes amertumes de la vie.Les plaisirs du monde sont toujours mêlésd’amertume.
11 se dit aussi de Ce qu’il y a de piquant,de mordant, d’offensant dans des écrits oudes discours. Il y a bien de l’amertume danscette critique, dans cette défense. Ses propossont pleins d’amertume. Il m'a parlé de luiavec amertume.
AMÉTHYSTE, s. f. Pierre précieuse, decouleur violette. Tailler une améthyste. Uneaméthyste bien mise en œuvre.
AMEUBLEMENT, s. m. La quantité etl’assortiment des meubles nécessaires pourgarnir une chambre, un cabinet, etc. Ache-ter un bel ameublement. Un riche ameuble-ment. Un ameublement de velours. Un ameu-blement de damas.
AMEUBLIR, v. a. T. de Jurispr. Faireentrer dans la communauté conjugale toutou partie des immeubles des époux, par uneconvention formelle, comme les meublesy entrent par l’effet de la loi. Ameublir unhéritage, un domaine pour telle somme, jus-qu'à concurrence de telle somme.
Ameublir, se dit aussi en parlant Desterres qu’on rend plus meubles, plus légères. Cette terre est trop compacte, il fautl’ameublir.
Ameubli, if., participe.
AMEUBLISSEMENT, s. in. Action d’a-meublir, et Ce qui est ameubli. En Juris-prudence : Le père, en mariant sa fille, n aconsenti à l'ameublissement que pour tellesomme. L’ameublissement montait à tant.Ameublissement général, particulier. Ameu-blissement déterminé, indéterminé. Claused’ameublissement. En Agriculture : Il en coû-terait beaucoup pour l’ameublissement de ceterrain.
AMEUTER, v. a. Mettre des chiens enétat de bien chasser ensemble. Il faut du
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temps pour ameuter des chiens qui n’ont pasaccoutumé de chasser ensemble.
Il signifie figurément, Attrouper et ani-mer plusieurs personnes pour les faire agirde concert. Il ameuta les oisifs du quar-tier. Quand il eut ameuté tous ses amis pourfaire passer cette délibération.
Il s’emploie quelquefois avec le pronompersonnel. Le peuple s’était ameuté sur laprincipale place de la ville. Ils s’ameutèrentcontre lui.
Ameuté , ée. participe. Des chiens qui nesont pas encore ameutés. Des gens ameutés.
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AMI, IE. s. Celui, celle avec qui on est liéd’nne affection réciproque. Ami fidèle. Amiconstant. Ami sincère. Ami solide. Ami cor-dial. Ami sûr. Ami éprouvé. Ami généreux.Ami intime. Vrai ami. Véritable ami. Amichaud. C'est son bon ami, son meilleur ami.C’est l’ami du cœur. Il est son ami depuislongtemps. Il a été son ami dans tous lestemps, de tout temps. Etre ami dans la bonneet dans la mauvaise fortune. Être ami à touteépreuve. Etre ami jusqu’à la mort. Avoir desamis. Se faire des amis. Acquérir des amis.Entretenir, ménager, cultiver, conserver sesamis. Se brouiller avec ses amis. Perdre sesamis. Servir ses amis. Employer ses amis.Traiter en ami. Parler en ami. Agir en ami.Cela n'est pas d’un ami, d'un bon ami. Celaest d'un mauvais ami, d’un faux ami. Il nefaut point de cérémonie entre amis. Tout estcommun entre amis. Cela vaut tant entre deuxamis. Deux femmes qui sont bonnes amies.Elle est fort son amie. C'est une de ses amies,une de ses bonnes amies. Il était autrefois demes amis. Je serai toujours son ami, quoi-qu'il ne soit pas le mien.
Prov., Les bons comptes font les bonsamis, Quand on a des intérêts opposés, ilfaut s’entendre et se faire justice récipro-quement, si l’on veut rester amis.
Ami lecteur. Formule qu’on employaitjadis dans les préfaces, les avant-propos,etc., mais qui n’est usitée aujourd’hui quedans le style badin et familier.
Ami d'enfance, ami de collège, etc., Amiavec lequel on est lié depuis l'enfance, ca-marade de collège avec lequel on a contractéamitié, etc.
Ami de tout le monde, ami du genre hu-main, Celui qui parait avoir de l’affectionpour tout le monde, et qu’à cause de celaon soupçonne de n’en avoir véritablementpour personne.
Ami jusqu’aux autels, Ami à tout faire,excepté ce qui est contraire à la religion.Ami jusqu’à la bourse, Ami à rendre toutessortes de services, excepté d’aider de sonargent.
Ami de table, ami de bouteille, ami dedébauche, Ami avec qui on n’a d’autre liai-son que celle qui est fondée sur le plaisirde la table, de la débauche.
Ami de cour, Celui qui n’a que de faussesapparences d’amitié.
Prov., Ami au prêter, ennemi au rendre ,Quand on redemande à quelqu’un (argentqu’on lui a prêté, on s’en fait souvent unennemi.
Prov. et fig., Ami à pendre et à dépendre,
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