AUB
Au et Aux ont encore divers usages par-ticuliers dont on renvoie la signification àl’ordre des noms et des verbes avec lesquelsds se joignent, comme : Prendre au dépourvu.Passer au travers des ennemis. Passer au filde l’épée. Au sortir de l’église. Au-bout ducompte. Quand ce vint au fiait et au prendre.P soutenait au contraire. Aller aux champs.Aller aux eaux. Ils en vinrent aux grossesParoles, aux mains, aux prises. On cria auxormes. Voyez aussi la préposition À.
AUB
AUBADE, s. f. Concert donné en plein air' er s l’aube du jour, à la porte ou sous les* e nêtres d’une personne. Donneruneaubade.Donner des aubades.
Aubade, se dit, figurément et par iro-nie > d’Une insulte, d’une avanie, d’uneP e ur faite avec vacarme à quelqu’un. Il en? e u l aubade. Il en aura l’aubade tout du° n S • On lui en a donné l’aubade. Il a eu uneOrange aubade, une furieuse aubade. Ce sensest familier.
AUbain. s in ip j e Chancellerie et de
Brispr. Étranger qui n’est pas naturaliséans le pavs où il demeure. Il est mainte-
nant
pays oupeu usité.
AUBAINE, s. f. Succession aux biensy un étranger qui meurt dans un pays oùu n’est pas naturalisé. L'aubaine appartenait"u roi. Le roi avait droit d’aubaine. Le droitdaubaine a été entièrement aboli en France.
_ É se dit, figurément et familièrement, delQ ut avantage inespéré qui arrive à quel-'ly’un. n i ui
est arrivé une succession qu il” espérait pas, c'est une bonne aubaine pour
Aube. s. f. La pointe du jour. Il s’em-P oie rarement seul. L’aube du jour. Je mesuis l cve ' r /; s p all p e ( ] u jour. Se lever avant
I aube.
e s - f- Vêtement ecclésiastiaue qui
j fait de toile blanche, et qui descendJ USf lu aux talons. Vêtir une aube. CeindreUn e aube.
AUbepine. s. f. Arbrisseau épineux duj>enie Néflier, qui est propre à lormer desli| ,eS n C * es clôtures, et qui produit de pe-b| 6S i. urs blanches d’une odeur très-agréa-^ e > disposées par bouquets ou covyinbes.a * s arnnehes d’aubépine. L’aubépine fleuritety’r'-' mm - Ae rossignol aime l'aubépine,^fi'at ordinairement son nid. On le nommeet Épine blanche.
D’un b atl J- ^ es deux genres. Il se ditde ,.* c , va ldont le poil est couleur de fleur? her . entre le Liane et le bai.nnlin en ’l ) '° le auss i comme substantif mas-aubèr désigner La robe d’un chevalIp,,., . e ’ D aubère clair. L’aubère foncé. L'ait-Âriiif e ° ,,c ’ brunâtre, etc.à mai EK(iE ‘, s ' Maison où l’on trouvebonne^l ,Ct ' l couc l ,ei ' cn payant. On faitl’an/, ° ‘ Cre dans notre auberge. Coucher à
II Y a f * n f C a a(t ‘ Jer B e ' Tenir auberge,laissé MUC0U P d'auberges sur la route. J’ai
« ‘'auberge.
son o U Vf,.i? m '’ 1 en ! r auberge, Avoir mai-lable Cru ’ , recevo 'r tout le monde à satenir auberge * M °" éreusc > elle force à
e et iam., Prendre la maison de qucl-
1 ouïe I. 1
AUD
qu’un pour une auberge, S’y établir pourquelque temps, ou Aller y dîner fréquem-ment, sans être invité, ni désiré.
Aubebge , en parlant De l’ordre de Malte,se disait particulièrement, à Malte, Du lieuoù les chevaliers de chaque langue étaientnourris en commun. Il y avait une aubergeséparée pour chaque langue. L'auberge deFrance. L’auberge de Provence. L'auberged’Auvergne. L’auberge d'Allemagne. Tel com-mandeur tenait auberge.
AUBERGINE, s. f. Espèce de morellequiporte des fruits blancs semblables à desoeufs, ou de forme allongée comme lesconcombres, et de couleur violette, jaune,ou rougeâtre. On la nomme autrement Mé-longène.
Il se dit aussi Du fruit de cette plante.L’aubergine est un mets recherché par quel-ques personnes. Manger des aubergines.
AUBERGISTE, s. des deux genres. Celuiou celle qui tient auberge. Il mange chez unaubergiste.
AUBIER, s. m. La partie tendre et blan-châtre qui est entre l’écorce et le corps del’arbre. Il se forme chaque année un nouvelaubier; celui de Vannée précédente durcit etse change en bois. Cet arbre ne peut servir àfaire une poutre, il a trop d’aubier.
Aubieh , est aussi Le nom d’une espècede viorne à bois dur. Dans ce sens, onécrit ordinairement, Obier.
AUBIFOIN. s. m. Plante qui croit ordi-nairement parmi les blés, et qu’on ap-pelle autrement Bluet, parce que sa fleurest bleue.
AUBIN, s. m. T. de Manège. Allure d’uncheval, qui tient de l’amble et du galop.L’aubin est une allure défectueuse.
AUBINER. v. n. T. de Manège. Il se ditD’un cheval qui va l’aubin.
AUC
AUCUN, UNE. adj. Nul, pas un. Je neconnais aucun de scs amis. Vous n'avez au-cun moyen de réussir dans cette affaire. Je nele veux en aucune manière. Parmi tant delivres, je n 'en ai aucun de relié. Être sans res-source aucune. De tous ceux qui se disaientmes amis, aucun ni a-t-il secouru? Je doutequ’aucun de vous, qu'aucun d’eux le fasse.Il ne prend aucun soin de ses affaires.
Il se met quelquefois au pluriel. Elle nem’a rendu aucuns soins. Il n’a fait aucunesdispositions, aucuns préparatifs. Il a obtenuce qu’il demandait, sans aucuns frais.
11 s’emploie aussi, dans le style naïf oubadin, pour Quelques-uns. Aucuns ou d'au-cuns croiront que j’en suis amoureux.
AUCUNEMENT, adv. Nullement, en au-cune manière. Je n’en veux aucunement.
11 s’employait aussi sans négative en styleJe Chancellerie et de Jurisprudence, et si-gnifiait, En quelque sorte, par certainesconsidérations. Le roi, ayant aucunementégard «...
AUD
AUDACE, s. f. Hardiesse excessive.Grande audace. Audace inouïe, incroyable,aveugle, furieuse. Entrer, se présenter, /talier,
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répondre avec audace. Etre plein d’audace.Réprimer l'audace des méchants. Tant d’au-dace peut-elle se concevoir?
Il se dit aussi cn bonne part. Noble au-dace. Généreuse audace. Audace héroïque.Audace guerrière. Des soldats qui vont aucombat avec audace. Alexandre eut l'audacede passer le Granique avec trente mille hom-mes, à ta vue de cent mille.
AUDACIEUSEMENT, adv. Avec audace,d’une manière insolente. Parler audacieuse-ment. Répondre audacieusement. Entrer au-dacieusement.
Il se prend quelquefois en bonne part. Ilse jeta audacieusement au milieu des ennemis.
AUDACIEUX, EUSE. adj. Qui a de l’au-dace, qui a une hardiesse excessive. Il estaudacieux. C'est un homme fort audacieux.Avoir un air audacieux, une mine audacieuse.En ce sens, il est aussi substantif. C’est unaudacieux, un jeune audacieux.
Il s’emploie quelquefois en bonne part,et signifie, Qui a une noble hardiesse, ouune grande intrépidité. Son génie audacieuxétonne et subjugue. L’audacieux général nefut point intimidé par ces obstacles.
Projet audacieux, entreprise audacieuse,etc., Projet, entreprise, etc., qui annoncebeaucoup d’audace, d’intrépidité.
Audvcieux, se dit quelquefois, figuré-ment, Du style et des conceptions de l’es-prit. Style audacieux. L’hyperbole est une fi-gure audacieuse. L’ode doit être audacieuse,dans ses expressions et dans sa marche.
AUDIENCE, s. f. Attention que l’on donneà celui qui parle. Parlez, vous aurez au-dience. Donnez-moi un moment d’audience.Prêtez-moi audience. Une audience favorable.Ces deux dernières phrases vieillissent.
Il se dit plus particulièrement en parlantDes princes, des personnes constituées endignité, qui emploient un certain temps àécouter ceux qui ont à leur parler. Les am-bassadeurs envoyèrent demander audience,furent admis à l'audience, introduits à l’au-dience du roi. Ils furent quelque temps sansavoir audience, sans pouvoir obtenir audience.Audience de congé. Demander une audience.Accorder une audience. Accorder audience.Le roi leur donna audience. Ce ministre donneaudience tel jour, à telle heure. Se trouver àl'heure de l’audience, dans la salle de l'au-dience. Il y a aujourd'hui audience.
Audience, signifie aussi, La séance danslaquelle les juges écoutent les plaidoiries.Audience publique. Audience à huis clos. Caused'audience. Cause qui doit être plaidée « l’au-dience. Cette affaire se jugera à l'audience,en pleine audience. Tel président tenait l'au-dience ce jour-là. Le président lui a promisl’audience. Cause appelée à l’audience. Ouvrirl'audience. Cette cause a occupé trois audien-ces. L’ouverture des audiences. Les audiencessont finies.
Audience solennelle, Audience d’apparat,dans laquelle se plaident les causes les plusimportantes, où s’entérinent ordinairementles lettres de grâce ou de commutation depeine, et où les avocats, et les personnesqui ont reçu des titres de noblesse, viennentprêter serment. Les tribunaux de premièreinstance n'ont pas d’audiences solennelles.
Audience, signifie, par extension, L’as-semblée de ceux à qui on donne audience,
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