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Tome premier.
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AUM

AUJ

AUN i3i

que mon entreprise réussira, j’en acceptet’augure.

Fig. et fam., C’est un oiseau de bon au-gure, se dit D’un homme dont l’arrivéefait prévoir quelque bonne nouvelle. Ondit, dans un sens contraire, C’est un oiseaude mourais augure.

Augure, se dit aussi, en parlant DesRomains, de Celui dont la charge étaitd’observer le vol et le chant des oiseaux, etla manière dont mangeaient les poulets sa-crés, afin d’en tirer des présages. L’augure,étant consulté, répondit... La dignité d'augureétait en grande considération parmi les Ro-mains. L’augure public. Le collège des augu-res. Bâton d’augure.

AUGURER, v. a. Tirer une conjecture,un présage de certaines observations quel’on a faites ou de certains signes que l’ona remarqués. Qu’augurez-vous de leur si-lence? Je n’en augure rien de bon. Je n’en au-gure rien de mauvais. Qu’en pouvez-vous au-gurer? J’en augure bien. J’en augure mal.

Auguré, ée. participe.

AUGUSTE, adj. des deux genres. Grand,'imposant, respectable, digne de vénération.le très-auguste sacrement de U autel. Cet au-guste empereur. Cette tête auguste. VotreQu gus te personne. Une auguste protection. Ens <m auguste présence. Dans ce temple auguste.Dans cette auguste assemblée. Cette augustecérémonie. Ce palais a quelque chose dJau-guste. Aspect auguste. L’auguste vérité.

AUGUSTIN , INE. s. Religieux, religieusefiui suit la règle de Saint-Augustin. Un cou-rut d’augustins. Les petits augustins. Lesgrands augustins. Les augustines de Sainte-Darthe à Rome.

AUJ

AUJOURD’HUI, adv.de temps, qui si-gnifie Le jour où l’on est. Il arrive au-jourd’hui à midi. Il a fait bien chaud au-jourd’hui. Aujourd’hui qu’il est puissant, ilPourra vous servir. Il part dés aujourd’hui.fc n'est pas d’aujourd’hui que nous nousconnaissons. La journée d’aujourd’hui est plusoelle qu e celle d’hier. La jéle d'aujourd hui.De saint d’aujourd’hui. Il n’a la fièvre que^aujourd’hui. On a remis t’affaire à aujour-Q hui. Ce sera pour aujourd’hui. J’ai différéJusqu’à aujourd’hui ou jusqu’aujourd’hui àfous donner de mes nouvelles.

. R s’emploie aussi substantivement. Au-jourd’hui passe, ils ne seront plus reçus àluire leurs offres. Nous avons tout aujourd'huiPour prendre nos mesures.

D aujourd'hui en huit, en quinze, etc.,an s huit jours, dans quinze jours, etc., àc °mpter d’aujourd’hui.

Aujourd’hui, signifie quelquefois, AP'esent, au temps ou nous sommes. Cela sePratiquait autrefois, mais aujourd'hui on enU J e autrement. Les jeunes gens d'aujourd’hui.-U mode d’aujourd'hui.il sert également quelquefois à désigner11 temps quelconque par rapport à un autreH U| en est tort rapproché; et, dans ce sens,°ppose ordinairement à Demain ou àler - Aujourd’hui elle veut une chose, demainr ‘c autre. Aujourd’hui sur le trône, et de-<un dans les fers. Ce quifut bien hier peut-il<lre mal aujourd’hui?

AUI

AULIQUE. s. f. Thèse que soutient unétudiant en théologie, lorsqu’on lui don-ne le bonnet de docteur. Il a soutenu sonaulique.

AULIQUE. adj. des deux genres. Il sedisait autrefois, en Allemagne, D’un tribu-nal qui avait une juridiction universelle eten dernier ressort sur tous les membres etsujets de l’empire germanique, pour lescauses qui devaient y être portées.

Conseil aulique, Tribunal particulier decertains princes d’Allemagne. Conseiller auli-que, Membre d’un conseil aulique. Lesducs de Bavière avaient un conseil aulique.

AULNAIE. s. f. Joyez Aunaie.

AULNE, s. m. Voyez Aune.

AULNÉE. s. f. Voyez Aunée.

AUM

AUMAILLES. adj. f. pl. T. d’anciennesCoutumes. II se disait Des bêtes à cornes,comme bœufs, vaches, taureaux. Un trou-peau de bêtes aumailles.

AUMÔNE, s. f. Ce qu’on donne aux pau-vres par charité. Aumône publique. Aumônede pain et de vin. Faire l’aumône. Donnerl’aumône. Il voulait racheter ses péchés parl’aumône. Donner par aumône. Donner en au-mône. Distribuer des aumônes. Multiplier lesaumônes. Se recommander aux aumônes desgens charitables. Vivre d’aumône. Un troncpour les aumônes. Le tronc des aumônes. Etreréduit à l’aumône. Etre à l’aumône. Etre àl’aumône de la paroisse. Faire du bien à despauvres honteux, c’est une belle aumône, uneaumône bien employée, bien placée.

Il dérobe l’aumône aux pauvres, se ditD’un homme qui demande l’aumône parpure fainéantise.

En Jurispr. féod., Terres tenues en fran-che aumône, qui relèvent en franche aumône,se disait Des terres et des rentes données àl’Église parle roi ou par quelque seigneur,sans autre obligation que de reconnaîtrequ’on les tenait de celui qui les avait don-nées.

Aumône , en termes de Pratique, se di-sait autrefois d’Une peine pécuniaire à la-quelle la justice condamnait, en certains cas,ceux qui perdaient leur procès. Il fut con-damné à une aumône.

AUMÔNER. v. a. T. de Pratique ancienne.Payer une somme au profit des pauvres,en vertu d’une condamnation judiciaire.Aumôner cent écus aux pauvres. On ne con-damne plus à aumôner.

Aumône, ée. participe.

Être aumôné, Être condamné à aumo-ner.

AUMÔNERIE, s. f. Charge d’aumônier.Il se disait particulièrement, dans les ab-bayes, de Certain bénéfice claustral, aflectéà la distribution des aumônes. L’aumôneriede Saint-Denis en France. L'aumônerie deSaint-Germain des Prés.

La grande aumônerie de France, La chargede grand aumônier; et La demeure, l’hôteldu grand aumônier.

AUMÔNIER, 1ÈRE. adj. Qui fait souventl’aumône aux pauvres. Ce prince était fort

aumônier. Elle est très-aumônière. II a vieilli,et ne s’emploie maintenant que dans ce nompropre, Saint Jean l’Aumônier.

AUMONIER, s. m. Ecclésiastique dont lafonction ordinaire est de distribuer les au-mônes de ceux à qui il est attaché, de leurdire la messe, de faire la prière du soir etdu matin, etc. Grand aumônier de France.Premier aumônier du roi. Aumônier ordinairedu roi. Aumônier de quartier. Aumônier ducommun. Aumônier de la reine. L’aumônierd’un évêque. L’aumônier d’une princesse, d’ungrand seigneur.

Il se dit également Des ecclésiastiquesattachés à certains corps, à certains éta-blissements, pour y remplir des fonctionsanalogues à celles des curés. L‘aumônier d’unrégiment, d'un hôpital, d’un collège, d’uneprison. L’aumônier d’un vaisseau.

AUMÔNIÈRE. s. f. Sorte de bourse qu’onportait anciennement à la ceinture.

AUMUSSE. s. f. ( Quelques-uns écrivent,Aumuce.j Fourrure dont les chanoines,les chapelains et les chantres se couvrentquelquefois la tête, et qu’ils portent ordi-nairement sur le bras. Porter l’aumusse. AU-musse de petit-gris. L’aumusse des chapelainset des chantres diffère de celle des ,; chanoines.

AUN

AUNAGE, s. m. Mesurage à l’aune ; Nom-bre d’aunes que contient une pièce d’étoffe,de toile, etc. Faire bon aunage. L’aunagen’est pas bon. Ce marchand gagne sur l’au-nage. Vérifier l’aunage d'une pièce, de toile.L’aunage des pièces de drap diffère suivantles manufactures.

AUNAIE. s. f. (Quelques-uns écrivent,Au/naie.) Lieu planté d’aunes. Il y a unebelle aunaie sur le bord de cette rivière.

AUNE. s. f. Mesure ancienne qui a troispieds huit pouces de longueur, sept poucesenviron de plus que le mètre, et dont seservent encore beaucoup de fabricants etde marchands. Mesurer à l’aune. Vendre àl’aune. Cette pièce de toile a vingt aunes. Uneaune et demie. Une demi-aune. Demi-aunedemi-quart.

Il signifie aussi, Le bâton de même lon-gueur dont on se sert pour mesurer. Auneferrée par les deux bouts. Aune brisée. Auneétalonnée.

Il se dit encore de La chose mesurée.Une aune de drap. Une aune de toile, de den-telle, de ruban.

Prov., Au bout de l’aune faut le drap,Toutes choses ont leur lin; il ne faut nis’étonner ni s’affliger de voir qu’elles vien-nent à manquer, quand on en a use autantqu’on le pouvait.

Prov. et fig., Les hommes ne se mesurentpas à l’aune, Il ne faut pas juger de leurmérite par leur taille.

Prov. et fig., Mesurer les autres à son aune,Juger d’autrui par soi-même. On le prendordinairement en mauvaise part, il croittoujours qu'on veut le tromper; il mesure lesautres à son aune.

Prov. et fig., Savoir ce qu’en vaut l’aune,se dit en parlant Des choses que par expé-rience on sait être difficiles, fâcheuses, pé-nibles, de grande dépense, etc. Il a eu des