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le roi qui autorise les magistrats. Dans ce
sens, il a vieilli.
Il signifie ordinairement, Accorder lepouvoir, la faculté, la permission de fairequelque chose. Une femme ne peut contrac-ter, si son mari ne l'autorise, ne l'y autorise.Une femme qui s'est fait autoriser par justice.Autoriser une société anonyme par ordon-nance. Vous m'avez autorisé à faire cettedémarche. Je vous autorise à lui dire que...
Il signifie, par extension, Mettre en droitde faire une chose, en fournir un motif,Un prétexte. Traitez-le sévèrement , vous yêtes autorisé par la conduite déloyale qu’il atenue à votre égard. La confiance que vousn’accordez m’autorise à vous dire que... Parvos propos indiscrets, vous autorisez cet en-fant à oublier ses devoirs.
Il s’emploie souvent en parlant Deschoses. C’est une action que les lois autori -j
sent. Autoriser une démarche. Autoriser des«bus. Autoriser des violences, des excès.Leurs criminelles tentatives autorisent la sé-vérité de ces mesures. L’exemple des chefsautorisait le relâchement de ta discipline.
Il s’emploie avec le pronom personnel,et signifie, Acquérir de l’autorité. I.cs cou-tumes s'autorisent parle temps, et acquièrentfarce de loi.
H signifie plus ordinairement, Prendredroit ou prétexte de faire quelque chose. Iljustifiait leur conduite, pour s’autoriser à les"mter. Il s'autorise de votre exemple, de vosaiaximes, pour agir de la sorte.
Autorisé, ée. participe. Femme dûmentautorisée de son mari.
AUTORITÉ, s. f. Pouvoir ou droit de
commander, d’obliger à quelque choseL'autorité des magistrats. L’autorité des loisLautorité spirituelle. L’autorité temporelleL autorité du roi. L'autorité royale. L'auto-r, te absolue. L’autorité souveraine. AutorihPaternelle. Avoir de l’autorité. Se maintenuta autorité. Abuser de son autorité. Abui" autorité. Se prévaloir de son autorité. InterPoser son autorité. Cela s’est fait par auto-République. Blesser l'autorité des juges. Usaa autorité. Perdre son autorité. Conservertaaintenir son autorité. Étendre son autoritéf us votre autorité. Par autorité de justicea coup d’autorité. Agir d’autorité. Prcndr*Un t,Jn d’autorité. Homme sans autorité. Dtnotre pleine paissance et autorité.
Il veut tout emporter d’autorité, se dit D’uromme accoutumé à parler, à agir d’ummaniéré impérieuse.
fa' , atrc unc oûose de son autorité privée, Liles f n SanS 611 avo!l e > ou sa;is °' }servel
les foriAux
mes accoutumées.
Autorité, se dit. aussi, absolument, d‘-‘administration, du gouvernement considéré principalement dans ses rapports aveles citoyens. Les tigents de l’autorité. Censi*les actes de l’autorité. Il y fut contrait,par décision de l’autorité. Recourir, s'adre.scr à l’autorité. L’autorité supérieure.
Les autorités constituées, ou simplementLes autorités, I.es magistrats, les hauts fom'jonnaires chargés d’une partie queleonqude 1 administration publique. Les autoriuassistèrent en corps à la cérémonie. Le res pet
a aux autorités constituées. Les autoritéciviles et militaires.
Autorité, signifie en outre, Crédit, cor
sidération, influence. Il a bien de l’autoritédans ce corps, dans sa famille. Être engrande autorité.
Il s’applique Aux choses, dans le mêmesens. Ces opinions ont acquis beaucoup d'au-torité. De telles circonstances donnent à cettepreuve, à ce témoignage une grande autorité.L’autorité de ses paroles.
Il signifie aussi, Le sentiment d’un auteur,ou d’un personnage important, que l’onrapporte pour confirmer ce que l’on dit.Vous trouverez plus d’une autorité dans lesPères pour appuyer votre sentiment. Allé-guer (les autorités. J'ai cent bonnes autoritéspour prouver ce que j'avance. Il affirme celasans autorité.
Faire autorité, Faire loi, servir de règleen quelque matière. I.cs décisions de ce juris-consulte f ont autorité. Un si médiocre écrivainne fera jamais autorité.
AUTOUR. Préposition qui sert à marquerLa situation de ce qui environne un objet,ou Le mouvement de ce qui en fait le tour.Autour de sa personne. Ils se rangèrent au-tour de lui. Autour de la tête. Autour du bras.Autour de la place. Autour de l’église. Rôdertout autour d une maison.
Il se dit figurément, tant au sens physi-que qu’au sens moral. Ce prince a autour delui des gens qui le trompent. J'ignorais lesévénements qui se passaient autour de moi.Cet écrivain tourne trop longtemps autour dela même idée. Vous tournez autour de laquestion, vous ne ta résolvez pas, vous l'é-ludez.
Prov. et fig. , Tourner autour du pot, Biai-ser, user de détours au lieu d’aller au fait.Pourquoi tant tourner autour du pot? expli-quez-vous nettement. Il ne fait que tournerautour du pot.
Autouk, signifie quelquefois, Auprès,et marque une idée d’Altachement, d assi-duité. C’est une personne si charitable, qu’elleest continuellement autour des malades. Il esttoujours autour d’elle.
Il s’emploie quelquefois adverbialementet sans régime. Le palais était fermé; au-tour, veillait une garde nombreuse. Ll regar-dait tout autour si on le suivait.
Ici autour, Dans le voisinage. Ll loge quel-que part ici autour.
AUTOUR, s. m. Oiseau de proie, du genrede ceux qu’on nomme, en Fauconnerie,Oiseaux de poing. Autour passager ou depassage. Tiercelet d'autour. Faire voler unautour. Paître un autour. Dresser un autourau leurre.
AUTOURSF.RIE. s. f. L’art d’élever et dedresser des autours.
AUTOURSIEU. s. m. Celui nui fait pro-fession d’élever et de dresser des autours.
AUTRE. Adjectif des deux genres, quimarque Distinction, différence entre les per-sonnes ou les choses, et qu’on emploie or-dinairement avec ellipse du nom auquel ilse rapporte, lorsque ce nom est déjà expri-mé dans la phrase. Connaissez-vous monautre sœur? Il amena son frère et deux autrespersonnes. N'avez-vous que ces deux enfants?j’en ai encore un autre, deux autres. Telhomme recherche ce que tel autre méprise. Ilfaut appeler un autre médecin, ll paya deuxde ses créanciers, mais il ne donna rien auxautres. Je garde ce cheval, et je vous cède
l'autre. On ne peut comparer cet animal àaucun nuire. L’épée d’une main et le pistoletde l’autre. Quelle autre chose voulez-vous demoi? C’est autre chose que j’exige. Entreautres choses. Votre habit est usé, il faut enacheter un autre. Ce que vous ne ferez pasdans un temps, vous le ferez dans un autre.Revenez une autre fois. Souvent il est gai;d’autres fois il est morne et sombre. Autre choseest une simple affirmation, autre chose estune affirmation avec serment. Autre est pro-mettre, autre est donner. L’une et l'autresaison est favorable. J'ai parcouru l’une etl’autre région. Des clameurs s’élevèrent dansl'une et dans l’autre armée. D’une et d'autremanière. Aller de côté et d’autre. Nous nousreverrons autre part. Voyez Part.
Il s’emploie dans le même sens avec l’ar-ticle, comme une sorte de relatif, et s’op-pose à L’un, les uns, ou à quelque autreterme analogue. Des deux livres que vousme demandez, voici ! un, voilà l’autre. Desdeux frères, l’un a pris le parti de l’Eglise, etl’autre le parti de l’épée. Ils sont morts l’unet l’autre. Ils ne sont morts ni l’un ni l’autre.U an et l’autre y a manqué. L’un et l’autresont venus. Ni l’un ni l’autre ne viendra. Nil'un ni l’autre ne viendront. Les uns et lesautres. Je veux l’un et l'autre, les uns et lesautres. Prenez ceux-ci, et laissez-moi les au-tres. Je prends les miens, et je laisse tous lesautres. Il est chez l’un ou chez l’autre. Il y aune grande différence entre l'un et l’autre. Llen veut à l’un et à l’autre. Ils étaient les unsnoirs, les autres blancs. Les uns allaient àdroite, d’autres à gauche, d'autres dans tousles sens. Se louer l’un l’autre. Ils se haïssentl’un l’autre. A /'envi l’un de l’autre. Ellesmédisent l’une de l'autre. Ils étaient aigrisl'un contre l'autre. Ils paraissent faits, ilssont nés l’un pour l’autre. Il ne faut pasprendre l'un pour l'autre, confondre l’un avecl’autre. Ils se succédaient les uns aux autres.S’unir l'un à l’autre, l’un avec l’autre. Ilssont dupes les uns des autres.
C’est un autre homme, tout un autre hom-me, ou mieux un tout autre homme; il estdevenu tout autre, je le trouve tout autre, sedit D’un homme qui a changé en bien ouen mal. On l’emploie le plus ordinairementen bonne part.
Fam., Parler de choses et d’autres, S’en-tretenir, parler de diverses choses. Nousparlâmes de choses et d’autres, mais il ne futnullement question de vous.
Il dit (t une façon et il fait d'une autre,Ses discours et ses actions ne s’accordentpas.
Fam., L’autre jour, désigne indéterminé-mentUndes derniers jours qui ont précédécelui où l’on parle. J’ai rencontré, l'autrejour, monsieur votre frère.
Prov., Autres temps, autres soins, D’au-tres circonstances demandent une conduitedifférente. Autres temps, autres mœurs, Lesmœurs, les usages changent avec le temps.
Fain., Nous autres, vous autres, Nous,vous.
Fam., L’un vaut l’autre; ils sont aussibons et aussi mauvais l’un que l’autre ; qilivoit l’un voit l’autre. Il n’y a pas de diffé-rence de l’un à l’autre. On dit aussi, Il yen a d'uns et d'autres, Il y en a de bons etde mauvais.