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Tome premier.
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Il s’employait aussi comme substantif.Un banneret.

BANNETOX. s. m. Espèce de coffre percéqui sert à conserver le poisson dans l’eau.BANXETTE. s. f. l’oyez II issk.BAXX1ERE. s. f. Enseigne, drapeau,étendard. Il signifiait particulièrement, au-trefois, E’enseigne que le seigneur de fiefavait droit de porter à la guerre, et souslaquelle se rangeaient les vassaux qu’il yconduisait.

Fig. et fam., Se ranger sous la bannièrede quelqu’un, Se ranger de son parti.

Prov. et fig., Cent ans bannière, cent anscivière, se dit en parlant Des changementsde fortune qui arrivent dans les familles.

B annière, se dit quelquefois encore Dupavillon qui indique à quelle nation appar-tient le bâtiment qui l’arbore. Trafiquer sousla bannière de France. Arborer la bannière.On dit ordinairement, Pavillon : voyez cemot.

Il se dit aussi d’Une sorte d’étendard quel’on porte aux processions, et qui sert àdistinguer une paroisse ou une confrérie.La croix tt la bannière. La bannière d'uneparoisse. La bannière d une confrérie.

Prov. et fig., Aller au-devant de quelqu'unavec la croix et la bannière, Aller le rece-voir avec appareil. Il faut l'aller chercheravec la croix et la bannière, se dit aussi enparlant D’une personne qui se fait beau-coup prier lorsqu’on l’engage à venir dansquelque société, ou qu’on détermine très-difficilement à prendre un parti, à faire unedémarche.

BAXXIR. v. a. Condamner une personneà sortir d’un pays, à être chassée ou trans-portée hors d'un territoire, avec défensed’y rentrer. Bannir à temps. Bannir à perpé-tuité. D’après nos lois actuelles, on ne peutêtre banni qu’à temps, c’est-à-dire, /mur cinqans au moins et dix uns au plus. Il fut bannide la ville, de sa patrie. On l’a banni dupays, du royaume.

Il signifie, par extension, Expulser, éloi-gner, exclure. Il faut bannir les médisantsdes bonnes compagnies. C’est un fripon quel’on a banni de toutes les maisons honnêtes.

Se bannir dun lieu, d’une maison, d'unesociété, Cesser ou s’abstenir d’y aller, quoi-que à regret.

Eannjh, se dit figuréinent, en parlantDe diverses choses, dans une acception ana-logue à la précédente. Bannir le luxe. Ban-nir le vice, le mensonge. Il a banni de sonouvrage les expressions trop techniques. Cettecontrainte bannirait tout agrément de notresociété. Craignez de bannir la jmix de votreménage.

11 signifie particulièrement, Éloigner deson âme, de son souvenir. Bannir toutecrainte, toute honte. Bannir le chagrin de sonesprit. Bannissez les scrupules. Bannir uningrat de sa mémoire.

Banni, ie. participe. L’étiquette est ban-nie de nos réunions. La paix était bannie,semblait /jour toujours bannie de ces lieux.

Il est banni de partout, se dit D’un hommeodieux et méprisé, à qui toutes les portessont fermées.

Banni, est aussi substantif. Obtenir lerappel d'un banni. Un malheureux banni.Bappeler des bannis.

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BAXXISSABJ.E. adj. des deux genres.Qui doit être banni, il est peu usité.

BANNISSEMENT, s. m. Peine infamantequi consiste à être banni. L’arrêt qui pro-nonce leur bannissement. Depuis son bannis-sement. litre condamné au bannissement.Être puni du bannissement. Dans notre lé-gislation actuelle, le bannissement est unepeine essentiellement temporaire.

BANQUE. s. f. Commerce qui consiste àouvrir des crédits, à recevoir des fonds àintérêt; à échanger des effets, ou à les es-compter avec des espèces, moyennant uneprime ou bénéfice que l’on nomme Changedans le premier cas, et Agio dans le second.Ce négociant fait la banque, entend bien labanque. On disait de même autrefois : Te-nir la banque. Tenir banque ouverte.

Maison de banque. Maison où l’on faitle commerce de banque. Il se dit, par ex-tension, Des négociants mêmes qui font cecommerce. Les frères tels sont la meilleuremaison de banque d'Amsterdam.

Banque, signifie aussi, Une caisse com-mune, ou publique, dont le crédit reposesur des fonds considérables, et où les par-ticuliers déposent leur argent pour en ti-rer un intérêt, avec faculté de le repren-dre à leur volonté, en tout ou en partie,soit en nature, soit en effets équivalents.Les banques particulières cl les banques pu-bliques sont ordinairement sous la surveillancede l’autorité. La banque de France, de Lon-dres, d’Amsterdam, de Bordeaux. Le régentde la banque. Porter son argent à la banque.Action de la banque. Billet de banque de cinqcents francs, de mille francs.

Fête à la banque, se dit en parlant Desjours fériés où la banque est fermée.

Avoir un compte en banque, Y avoir desfonds déposés, et s’y faire créditer ou dé-biter.

Basque, se dit aussi, chez les Impri-meurs, Du payement qui se fait aux ou-vriers, chaque semaine, ou tous les quinzejours, ordinairement le samedi. Jour debanque. Livre de banque.

Basque, à certains Jeux où une seulepersonne joue contre plusieurs, se dit deLa somme que celui qui tient le jeu a de-vant soi, pour payer ceux qui gagnent con-tre lui. La banque est considérable.

Faire une bonne, une mauvaise banque,Gagner ou perdre en tenant ie jeu.

Faire sauter la banque, Gagner tout l’ar-gent que le banquier a mis au jeu.

BANQUEROUTE. s. f. Cessation de paye-ment et de commerce de la part d’un né-gociant, pour cause d’insolvabilité réelle oufeinte. Faire banqueroute. Il a fait une ban-queroute d'un million. Beaucoup de négociantsfont banqueroute pour s’être livrés à de follesdépenses ou à de folles entreprises. La légis-lation commerciale actuelle ne qualifie deBanqueroutes que Les faillites causées parquelque faute grave, ou attribuées à lamauvaise foi : dans le premier ras, on ditque la banqueroute est simple, et dans lesecond , qu’elle est frauduleuse. Les cas debanqueroute simple sont jugés par les tribu-naux correctionnels, et ceux de banqueroutefrauduleuse par les cours d'assises.

Banqueroute forcée. Voyez Faillite.

Par extension et fam., Faire banqueroute

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à ses créanciers, se dit De toute personnequi frustre ses créanciers de ce qu’elle leurdoit.

Fig. et fam., Faire banqueroute, Manquerà une promesse faite, a un rendez-vousdonné. Il devait être de notre partie, mais ilnous a fait banqueroute.

Fig. et fam., Faire banqueroute à l’hon-neur, Manquer à l’honneur, agir contreson devoir.

BANQUEROUTIER, 1ÈRE. s. Celui, cellequi a fait banqueroute. Il est plus usité aumasculin qu’au féminin. C’est un banque-routier. Banqueroutier simple. Banqueroutierfrauduleux. Condamner un banqueroutiersimple à six mois, à deux ans d'emprison-nement. Les banqueroutiers frauduleux sontpunis des travaux forcés.

BANQUET, s. m. Festin, repas magni-fique. Banquet somptueux. Banquet nuptial.Assister à un banquet.

Le banquet des sept sages, Le repas oùl’on dit que se trouvèrent les sept sages dela Grèce.

Poét., Le banquet des dieux, Le repasoù l’on supposait que les dieux se trou-vaient avec Jupiter.

Banquet royal, Bepas d’étiquette où luroi mange en public avec toute sa famille,et tous ies princes et princesses du sang.

En termes de Dévotion, Le banquet desélus, le banquet de l’Agneau, La joie de labéatitude céleste. Le sacré banquet, Lasainte communion.

BANQUETER, v. n. Faire bonne chère.Il se dit De quelqu’un qui se trouve fré-quemment dans de grands repas. Il ne fuitque banqueter. Il est familier et peu usité.

BANQUETTE, s. f. Sorte de banc rem-bourré, sans dossier, qui sert ordinaire-ment dans les vestibules, les galeries, I e3lieux d’assemblée, les salles de spectacle-Garnir une salle de banquettes. Disposer desbanquettes. Le parterre des théâtres de Parisest garni de banquettes. Monter sur les ban-quettes pour mieux voir.

En termes de Théâtre, Jouer devant lesbanquettes, jouer pour les banquettes, Jouerdans une salle vide ou presque vide d espectateurs.

Banquette , en termes de Fortification,Petite élévation ou large degré de pierre,de terre, ou de gazon, sur lequel on montepour tirer par-dessus le parapet d’un bas-tion ou le revers d’une tranchée. .

Banquette, en termes de Voirie, 1 echemin pour les piétons, élevé de quelquepouces au-dessus de la voie où passent l<-voitures. On dit plus communément, frfltoir. f •

Il se dit aussi, en Architecture, de B*PP

d’une fenêtre, lorsqu’il ne s’élève qu a b®leur de siège et qu’il est surmontéappui de fer.

Banquette, dans les Jardins, sed’Une palissade taillée à hauteur dapp ’entre les arbres d’une contre-allée.

B AN QUI EU. s. m. Celui qui fait 1I e cmercc de banque. Les banquiers tle L) •d’Anvers, de Paris. J’ai pour tant (le te -de change sur tel banquier. Il a des Jconsidérables chez son banquier. _ . nt

Banquier en cour de Borne, Officier ~la fonction était de faire venir des exF