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adoucit les peines, ou dissipe les inquié-tudes , les chagrins. Cette nouvelle fut unbaume pour moi. Sa présence est un baumequi calme tous mes maux. C’est un baumesur ma blessure.
Baume, est aussi Le nom d’une planteodoriférante, plus connue sous celui deMenthe.
BAUMIER. s. m. T. deBotan. Arbre quidonne du baume. Il se dit particulièrementde Celui qui fournit le baume de Judée.
BAUQUE. s. f. Voyez Baugue.
BAV
BAVARD, ARDE. adj. Qui parle sans me-sure ou sans discrétion. Un homme bavard.Une femme bavarde. On l’emploie aussi, etplus ordinairement, comme substantif. Cebavard m’a fait perdre mon temps. Ne lui con-tez pas de secret, c'est une bavarde. Il estfamilier.
BAVARDAGE, s. m. Action de bavarder.be bavardage des commères. Son bavardage1,1 étourdit. Un bavardage insupportable.
11 se dit aussi Des discours insignifiantset prolixes. Voilà bien du bavardage. Toutfia n’est qu’un vain bavardage. Quel sot"avardage! Cessons ce bavardage, et venonsr, n fat. H cs t familier dans les deux accep-tons.
Bavarder, v. n. Parler excessivementde choses vaines et frivoles. Elle aime beau-fup à bavarder. Passer son temps à bavar-der. Cest un homme qui bavarde toujours.
. B signifie aussi, Parler de choses qu’ondevrait tenir secrètes. Quelqu’un aura ba-vardé. Il es ( J 0l t ma l ( l e bavarder ainsi. Ilest familier dans les deux acceptions.
Bavarderie. s. f. Défaut du bavard.jft homme est d’une bavarderie insupporta-
11 se dit quelquefois pour Bavardage. Jes uis ennuyé de sa bavarderie. II est familierails les deux acceptions.
BAVAROISE, s. f. Infusion de thé où l’on‘£ et du sirop de capillaire au lieu de sucre.avaroise au lait. Prendre une bavaroise.“AVE. S. f. Salive épaisse et visqueusedécoule de la bouche. Essuyer la bavtan petit enfant.
Se aussi d’Une espèce de salive écu», se q Ue ieltcnt certains animaux. La
QfU’p
bav,
’e c ^ l ' en - Un reptile qui jette de la• >ave venimeuse. On dit dans un sens
’ I' a d an hydrophobtqu e : /' le du limaçon, Liqueur gluanteKlisJ^ te limaçon, et qui lui sert pourr anipe SUr GS cor l ls à 1“ surface desquels il
Baver.
—. v. n. Jeter de la bave. Les pe-*' f î enfants ne font que baver. Un animal qui
BAVETTE, s. f. Petite pièce de toile qu’onattache sur la poitrine des petits cillants,pour recevoir la bave, la salive (pii découleOrdinairement de leur bouche. Mettre a«vette à un enfant. Porter la bavette. Etre aa bnvrUf‘. Cet enfant est encore à la bavette.
Fl S- et fam., Être à la bavette, nôtre en-core qa a la bavette, Être encore trop jeuneP°m se mêler des choses dont il s agit,pour en dire son avis.
Fig. et pop., Tailler des bavettes, Passerson temps en havarderies, en commérages,en caquets. Quand ces commères sont en-semble, elles ne font que tailler des bavettes,elles taillent bien des bavettes.
BAVEUSE, s. f. Poisson de mer, ainsiappelé, sur la côte de Provence, parce qu’ilest couvert d’une sorte de bave.
BAVEUX, EUSE. adj. Qui bave. Enfantbaveux. Bouche baveuse.
Omelette baveuse, Omelette peu cuite etmolle.
Chairs baveuses, Les chairs spongieusesd’une plaie qui ne va pas bien.
F,n termes d’Impr., Lettres baveuses,Lettres qui ne sont pas imprimées nette-ment, étant trop chargées d'encre.
BAVOCHÉ, ÉE. adj. T. de Gravure etd’imprimerie. Il se dit Des traits de burin,des contours, des caractères qui ne sontpas nets. Une planche bavochée. Une épreuvebavochée. Un contour bavoché.
BAVOCUER. v. n. T. de Gravure et d’im-primerie. Imprimerd’unemanière peu nette,maculer.
BAVOCHURE. s. f. Défaut de ce qui estbavoché. Il y a deux bavochures dans cetteestampe. Cette impression est pleine de bavo-chures.
BAVOÏS. s. m. T. de Féodalité. Tableauqui contenait l'évaluation des droits sei-gneuriaux suivant le prix courant des es-pèces.
BAVOLET. s. m. Sorte de coiffure villa-geoise. Un bavolet bien blanc, bien plissé.
BAVURE, s. 1. Petite trace que les jointsdes pièces d’un moule laissent sur l’objetmoulé. Enlever les bavures.
BAY
BAYADÈRE. s. f. ( On prononce Baïa-dère.) Nom que l'on donne, dans l’Inde,aux femmes dont la profession est de dan-ser devant les temples ou pagodes. Unetroupe de bayadères.
BAYART. s. m. (On prononce et quel-ques-uns écrivent, Baïart.) Sorte de bard,de civière, qui est principalement en usagedans les ports.
BAYER, v. n. (Il se conjugue commePayer. ) Tenir la bouche ouverte en regar-dant longtemps quelque chose. Bayer commeun lourdaud. Il ne fait que bayer pendanttout le jour.
Fig., Bayer aux corneilles, S’amuser àregarder en l’air niaisement.
Bayer, signifie aussi, figurément, Dési-rer quelque chose avec une grande avidité;en ce sens, on le joint toujours avec lapréposition après. Bayer après les richesses,après les honneurs. Il est familier dans lesdeux acceptions, et il vieillit.
BAYEUR, EUSE. s. Celui, celle qui re-garde niaisement, qui a l’habitude de bayer.La fête attira beaucoup de bayeurs et debayeuses. Il est familier, et il vieillit.
11A Y' ON NETTE. s. f. Voyez Baïomkette.
BAZ
BAZAR, s. m. Nom qu’on donne dansl’Orient aux marchés publics, aux lieux des-
tinés au commerce. Par imitation, on nommede même, à Paris, et dans quelques autresvilles, Certains lieux couverts où sontréunis des marchands tenant boutique d’é-toffes, de meubles, de bijouterie, etc.Construire un bazar. Beau, vaste, riche ba-zar.
BDE
BDELLIUAI. s.m. (On prononce Bdéliom c.)Gomme-résine qui vient du Levant et desIndes orientales, et qui est produite par unvégétal encore inconnu. Les anciens faisaientun grand usage du bdellium en médecine.
BEA
BÉANT, ANTE, participe de l’ancienverbe Béer. 11 ne s’emploie que comme ad-jectif verbal, et signifie, Qui présente unegrande ouverture. Le lion vint à lui la gueulebéante. Les dragons sont représentés la gueulebéante. Gouffre béant.
Etre, demeurer bouche béante, Être ourester étonné, très-attentif, etc. Il restabouche béante et les yeux fixés sur elle. Nousl'écoutions bouche béante.
BÉAT, ATE. s. Dévot, ou Qui fait le dé-vot. Il s’emploie surtout dans ce derniersens. C’est un béat, un vrai béat. C’est unebéate insupportable.
Il s’emploie quelquefois adjectivement,surtout en parlant De la mine, du ton , etc.Une mine béate. Il m ’a dit ed.a d'un air béat,d’un ton béat. Il est familier dans les deux ac-ceptions.
Béat, est aussi un terme de joueur. Ilse dil d’Un homme qui, dans une partie,est exempt de jouer avec les autres, et de
n er sa part. Nous sommes cinq pour jouerHuer; faisons un béat, et jouons deux con-tre deux. Ce sens a vieilli.
BÉATIFICATION, s. f. T. dogmatique.Acte par lequel le pape, après la mortd’une personne, déclare qu’elle est au nom-bre des bienheureux.
BÉATIFIER, v. a. T. dogmatique. Mettreau nombre des bienheureux. Le pape a béa-tifié un tel.
Il se dit quelquefois en plaisantant, dansle langage ordinaire, et signifie, Rendreheureux. Cette nouvelle l’a béatifié.
Béatifié, ée. participe. Il est béatifié,mais il n’est pas encore canonisé.
BEATIFIQUE. adj. Quirendheureux.iln’est guère usité que dans cette locutiondu langage dogmatique, Vision béatifique,La vue que les élus ont de Dieu dans leciel.
BEATILLES. s. f. pl. Menues choses déli-cates que l’on met ordinairement dans lespâtés, dans les ragoûts, etc., comme ris deveau, crêtes de coq, foies gras, mousserons,champignons, etc. , et que l’on sert aussiquelquefois à part. Tourte de béatilles. As-siette de béatilles.
BÉATITUDE, s. f. Félicité, bonheur. Ilse dit principalement de La félicité dont lesélus jouissent dans le ciel. La béatitude cc-leste, éternelle. La vraie béatitude consistedans la vue de Dieu. Les avant-goûts de labéatitude. Parvenir à la béatitude. Jouir de la