Band 
Tome premier.
Seite
176
JPEG-Download
 

i 7 6 BEA

Il s’en faut beaucoup, Il y a une grandedifférence. Le cadet n'est pas si sage quel'aine', il s’en faut beaucoup.

Il s’en faut de beaucoup, La quantité quidevrait y être, n’y est pas à beaucoup près.Fous croyez m’avoir tout rendu, il s’en fautde beaucoup.

Beaucoup, se dit encore pour marquerÉloge ou approbation. Cet enfant sait déjàle latin, c'est beaucoup pour son âge. C’estfaire beaucoup que de commencer. C’est beau-coup que de savoir se faire obéir.

Ironiq., C'est beaucoup s’il vous regarde,À peine regarde-t-il les gens. Cest beau-coup si vos frais vous rentrent, A peineretirerez-vous vos frais.

BEAU-FILS. s. m. Terme relatif qui ex-prime l’alliance entre l’enfant mâle né d’unmariage antérieur, et le second mari de samère ou la seconde femme de son père.C’est votre beau-fils, puisque vous avez épousésa mcre. Elle a épousé un veuf, et elle a deuxbeaux-fils. Cette expression n’est usitée quedans le langage ordinaire, à la différencedes mots analogues Beau-père, belle-mère,beau-frère, etc., qui s’emploient fréquem-ment en termes de Jurisprudence et dePratique.

BEAU-FRÈRE, s. m. Nom d’alliance quise donne par un mari au frère de sa femme,ou par une femme au frère de son mari,ou par un frère ou une sœur au mari desa sœur, ou à deux hommes qui ont épouséles deux sœurs. C’est te frère de mon mari,de ma femme, et par conséquent mon beau-frère. Ces deux hommes sont beaux-frères.

BEAU-PÈRE. s. m. Terme relatif qui ex-prime l’alliance entre un mari et le pere desa femme, ou entre une femme et le pèrede son mari, ou entre des enfants et le se-cond mari de leur mère. C’est le père devotre mari, et par conséquent votre beau-père. C'est mon beau-père, j’ai épousé sa fille.C’est mon beau-père, il a épousé ma mère.

BEAUPRÉ, s. m. T. de Marine. Nom dumât qui est placé à l’avant du navire et quiest trcs-incliné sur la poulaine ou l’éperon.Le mât de beaupré, ou simplement, Lebeaupré. Ce bâtiment a perdu son beaupré.

BEAUTÉ, s. f. Réunion de formes, deproportions et de couleurs qui plaît auxyeux et qui fait naître l'admiration. II sedit proprement Des personnes, et particu-lièrement Du visage. I/i beauté du corps.La beauté du visage. La beauté d’une femme.Une femme qui a soin de sa beauté, qui né-glige sa beauté. Lu beauté se passe en peu detemps. Sa beauté est parfaite, accomplie. Sabeauté est dans sa fleur, dans toute sa fleur.Sa beauté est fanée. Elle est d’une beauté ra-vissante, de la plus grande beauté. Elle a unebeauté naturelle. Beauté artificielle. Beautéfade, journalière. Beauté animée. Beauté bienconservée. Entretenir sa beauté. Conserver,perdre sa beauté. On le dit aussi Des ani-maux. La beauté d un cheval, d'un lion, d’unoiseau.

Il se dit quelquefois Des seules formes,des seules proportions. La beauté de lataille. La beauté des formes.

Beauté, se dit aussi d’Une belle per-sonne. Une jeune beauté. Une beauté dédai-gneuse. Une beautéfière. Une beauté célèbre.Toutes les beautés tle la ville étaient à cette

BEC

! fête. On dit même, absolument, La beauté,pour désigner Les belles femmes en général.Bendre hommage à la beauté. Le triomphe dela beauté. L’empire de la beauté.

Il se dit quelquefois par une sorte debadinage; et alors on l’emploie surtout aupluriel, avec l’adjectif possessif. Voici nos \beautés qui reviennent.

Cette femme était la beauté du bal, Elleétait la plus belle de toutes les femmes quise trouvaient au bal.

C’est une beauté, se dit D’une femme très-belle.

Beauté grecque et Beauté romaine, se di-sent Des femmes dont la beauté rappelle lecaractère des têtes que l’on voit dans lesstatues et dans les médailles antiques dela Grèce et de Rome.

Beauté, désigne, en général, La qualitéde ce qui touche agréablement les sens,l’esprit, lame, de ce qui est excellent enson genre. La beauté du jour. La beauté duciel, de la terre, des fleurs, des eaux, desarbres. I.a beauté d’une ville, d'un édifice.La beauté d’un tableau, d'une statue. Labeauté d'une étoffe. La beauté d’une couleur.La beauté d'une voix, d’une musique, d’unconcert. La beauté d'un spectacle, d’une fête.La beauté de. l’esprit. La beauté du style, despensées. La beauté d'un ouvrage, d'un poème.La beauté de l’âme. La beauté des sentiments.La beauté d’une découverte. C’est là ce quien fait la beauté. Cela est de toute beauté.

Beautés, au pluriel, se dit de Plusieursbelles choses réunies dans un même lieu,de plusieurs beaux détails qu’on remarquedans un même objet. On ne peut détaillertoutes les beautés que cette ville renferme.Les beautés de la nature. Cette femme a millebeautés (mille charmes). Le style de cet écri-vain a des beautés qu’il n’est pas donné àtout le monde de sentir. Les beautés de cetouvrage en effacent, à mes yeux, les défauts.

Beautés, au pluriel, est quelquefois em-ployé dans Le titre de certains livres compo-sés de récits ou de traits remarquables tirésde l’histoire. Beautés de l’histoire. Beautésde l’histoire de France, de l'histoire romaine,etc.

BEC

BEC. s. m. La partie saillante et dure quitient lieu de bouche aux oiseaux, et qui estformée de deux pièces appelées Mandibu-les, l’une supérieure, l’autre inférieure.Long bec. Bec court, gros, aigu, large, cro-chu. Les oiseaux à bec fin. Ouvrir le bec.Un oiseau qui se défend du bec, qui donne uncoup de bec.

Prov. et fig., Avoir bec et ongles, Êtrepourvu des moyens de se défendre, et sa-voir en user.

Prov. et fig ., Avoir bon bec, Parler avecune vivacité, une hardiesse accompagnéequelquefois de malignité.

Prov. et fig., Avoir le bec bien affilé, Par-ler, répondre avec promptitude et facilité,et même avec un peu de malice.

Prov. et fig., Pj’avoir que du bec, N’avoirque du babil.

Prov. et fig., Se défendre du bec, Se dé-fendre de paroles. Se prendre de bec avec

BEC

quelqu’un, Se quereller, avoir un démêléavec lui.

Prov. et fig., Donner un coup de bec, Lan-cer en passant un trait piquant, un trait demédisance.

Prov. et fig., Être pris par le bec, Êtreconvaincu par ses propres paroles.

Prov. et fig., Montrer ci quelqu’un son becjaune, Lui faire voir sa sottise, son inep-tie, lui montrer qu’il est encore fort igno-rant. On dit aussi, Faire payer à quelqu'unson bec jaune, Lui faire payer sa bienve-nue. (Dans ces deux phrases on prononce,et dans la première on écrit plus ordinai-rement, Béjaune. Voyez Béjaume.)

Prov. et fig., Tenir quelqu’un le bec dansl’eau, à l’eau, Le laisser toujours dans l’at-tente de quelque chose qu’on lui fait es-pérer; Le tenir dans l’incertitude, en nelui donnant pas de réponse positive.

Prov. et fig., Passer la plume par le becà quelqu’un, Le frustrer des espérancesqu’on lui a données. C’est un homme quine se laisse pas passer la plume par le bec.

Prov. et fig., Faire le bec à quelqu’un,L’instruire de ce qu’il doit dire.

Fig. et fam., Causer bec à bec, Tête à tête.

Fig. et fam ., Faire le petit bec, Faire lapetite bpuclie.

Fam., Caquet bon bec. Nom qu’on donneà la pie, parce que cet oiseau apprend fa-cilement a parler. Il se dit, figurément.id’Une femme jaseuse et médisante.

Fig. et fam., Blanc-bec, se dit, par mé-pris ou par badinage, d’Un jeune homme,sans expérience. Vous n'étes qu'un blanc-bec. Ce petit blanc-bec veut tenir tête à toutle monde. Taisez-vous, blanc-bec.

Bec-de-lièvre, se dit de La bouche d’m iepersonne, dont la lèvre supérieure est f cl1 'due comme celle du lièvre. Il se dit quel'quefois de La personne même qui a ce dé-faut de conformation.

Bec-clc-grue, ou Géranium, Genre de plan-tes ainsi nommé parce que, dans quelquesespèces, la capsule qui contient les semen-ces ressemble au bec d’une grue.

Bec-dc-canc, bec-de-cygne, bcc-de-vauton r ,bec-de-corbeau ou de-corbin, etc., Instru-ments de chirurgie, maintenant hors du-sage, qui ont quelque ressemblance (forme avec le bec des oiseaux dont ils P 01

tent le nom.

Bec-dc-corbin, se dit, en général, dansles Arts, de Ce qui est courbé et termineen pointe. Canne à bec-de-corbin, ou en bre-à-corbin, ou simplement, Bec-de-corbin,Canne dont la poignée a cette forme- fIl s’est dît autrefois d’Une espèce de halle-barde que portait une compagnie particu-lière des gardes du roi, qui ne servait q uedans les grandes cérémonies. Gentilhomme

à bec-de-corbin. Un des cent gentilshommes au

bec-de-corbin. On appelait aussi Ces sorte 3de gardes Les becs-de-corbin. La coinpag ,,iedes becs-de-corbin. ....

Bec, se dit, par analogie, de La saii^cornée que certains insectes ont à la tete,qui leur sert de bouche ou de suçoir. Leau charançon, du puceron, de lu cigale, ct •

Bec articulé.

Bec, se dit aussi de La pointe de certain 3objets. Le bec d’une plume. I.e bec d une ai 'gutère. Le bec d'un alambic.