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Tome premier.
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bonbonnières qui sont doublées avec desécorces de cette espèce d’oranges. J'ai rem-pli ma bergamote de pastilles.

BERGE, s. f. Bord relevé ou escarpé d’unerivière, d’un chemin, d’un fossé. Les ber-ges de cette rivière sont très-élevées.

Berge, est aussi Le nom d’une espèce dechaloupe étroite, dont on se sert sur quel-ques rivières.

BERGER , ÈRE. s. Celui, celle qui gardeles moutons, les brebis. Un berger soigneux,intelligent. La houlette du berger. Le chien duberger. Le chien de berger. La mort égale lesfois et les bergers. Un jeune berger. Une jeunebergère.

Il s’est dit, figurément, dans la PoésiePastorale, pour Amant, amante. Un bergerfidèle. Une bergère inconstante. De là vientqu’on dit encore : L’heure du berger, Leuiornent favorable aux amants; et, IJétoiledu berger, La planète de Vénus.

BERGÈRE, s. f. Espèce de fauteuil pluslarge et plus profond que les fauteuils or-dinaires, et garni d’une espèce de cous-S1 n sur lequel on s’assied.

BERGERETTE. s. f. Diminutif. Jeunebergère. On a dit aussi, Bergeronnette.

BERGERETTE. s. f. Sorte de vin mixtion-né avec du miel.

Bergerie, s. f. Le lieu où l’on enfermej cs bêtes à laine. Le loup est entré dans labergerie.

big. et fain., Enfermer le loup dans labergerie, Mettre, laisser quelqu’un dans unbeu, dans un poste où il peut faire aisé-ment beaucoup de mal. Il signifie aussi,baisser fermer une plaie avant qu’il en soittemps, ou Faire rentrer un mal qu’il fallaitattirer au dehors.

Bergeries, au pluriel, se dit de PetitsPoèmes dont les amours de bergers sont leSll jet. Les bergeries de Racan. En ce sens, ilest vieux.

..p^EttGEROJïKETTE. s. f. Ancien diminu-

1 ue Bergère. On dit aussi, Bcrgerette.

?EHGERONNETTE. s. f. Petit oiseau

! r et blanc, d’une forme très-élégante,” ' pépiait dans le voisinage des troupeaux.

"K1UE. s. m. Voyez Béryl.t s - f. T. de Botan. Genre de plan-

so . 0ua>e llifèrcs, dont plusieurs espècescultivées à cause de leurs racines

n o«rrissantes.

^ “"-Line. s. f. Sorte de voiture suspen-0 ’ u deux fonds et à quatre roues, dont

/ (/le se , serl à la ville cl en voyage. Une ber-Loû ? ( i ua trc places. Une grosse berline,en béri‘ >,e Voyager dans une berline,

à-d!| E,tl,, *‘ G<)T> s - m - berline coupée, c’est-

uov-, ’ T” lla qu’un fond. Nous fîmes leBEU.*'" 5 "" berlingot.

•itaire i? QÜE - °" BBKLO Q ÜE - s - f - T. mi-losrenn , Wie . a ° ,a '“bour qui annonceberlorpir’ ’bslnljulions, etc. Battre la

qui es't ’ ?’ ^ Sorte d’éblouissement,Ploie ch\ lna ' re ment passager. On ne l’em-lière, ; * 1V e dans cette phrase faini-

nient a berlue. Il voit les objets autre-

Fig q 7 ne f°’y, H a la berlue.que chose 0,, > a ^'J ue > Juger mal de quel-faut n,. n :„ S , cn /aire une idée fausse. Il

faites, fous ne voyez pas qu’on vous joue,'l faut que vous ayez la berlue.

BERME. s. f. T. de Fortification. Cheminétroit entre le pied du rempart et le fossé.

Il se dit, pararialogie, d’Ûnchemin qu’onlaisse entre une levée et le bord d’un canalou d’un fossé.

BERMUDIEXNE. s. f.T. de Botan. Plantedont la fleur est très-belle, et qui tire sonnom des iles Bermudes, d’où elle a étéapportée.

BERXABLE. adj. des deux genres. Quimérite d’être berné et moqué. C’est unhomme bernable.W est familier et peu usité.

BERXACLE.s. f. Coquillageà cinq valves,qui s’attache aux rochers et à la carène desbâtiments : on croyait autrefois qu’il ensortait une espèce de canard. Voyez Axatife.

BERXARDIX, IXE. s. Religieux, reli-gieuse de l’ordre de Saint-Benoit, réformépar saint Bernard. Un couvent de bernardins.

1IERXE. s. f. Tour que l’on joue à quel-qu’un, en le faisant sauter en l’air sur unecouverture dont plusieurs personnes tien-nent les coins et les côtés. Cela mérite laberne. Il est digne de la berne. Il est familier

En termes de Marine, Pavillon en berne,Pavillon hissé à la place ordinaire, maisroulé, et non déployé, soit en signe dedeuil, soit comme signal de détresse. Mettrele pavillon en berne, Le rouler sur lui-même.

BEllXEMEXT. s. m. Action de berner,manière dont on berne quelqu’un. Le ber-nement de Sancho Pança. Il est familier etpeu usité.

BERXER. v. a. Faire sauter quelqu’un enl’air par le mouvement d’une couverturesur laquelle on l’a mis, et dont plusieurspersonnes tiennent les coins et les côtés.Ils le mirent sur une couverture et le bernè-rent.

Il signifie figurément, Se moquer de quel-qu’un, le tourner en ridicule. Il fut bernépendant toute la soirée. Si je disais cela, jeme ferais berner. Il est familier dans les deuxacceptions.

Beiiké, ée. participe.

BERXEVR. s. m. Celui qui berne. Je necrains ni la berne, ni les berneurs. Il est fa-milier.

BERXIQIJE. Sorte d’adverbe par lequelon exprime que l’espérance de quelqu’unest ou sera déçue. Je croyais le trouver encorechez lui; mais bernique. Nous comptez surlui : bernique. Il est populaire.

BERRET. s. m. l'oyez Béret.

BÉRYL, s. m. Pierre précieuse, d’un vertbleuâtre, et transparente, que l’on nommeaussi Aigue-marine. Le béryl était une despierres du pectoral du grand prêtre, chez lesJuifs.

BES

a ™" éberlue pour jug"

BESACE, s. f. Espèce de sac ouvert parle milieu, et fermé par les deux bouts, ensorte qu’il forme deux poches. Les moinesmendiants portent la besace. À voir unebesace sur l’épaule. Il portait, il avait misses provisions dans une besace. Il s’en est re-tourné la besace vide.

Fig. et fam., Être à la besace, être réduitIl à la besace, Être ruiné. On dit de même,comme vous Réduire, mettre quelqu’un à la besace.

Prov. et fig., Etre jaloux de quelque chosecomme un gueux de sa besace, Y être fortattaché, y tenir beaucoup.

BESAC1ER. s. m. Celui qui porte une be-sace, la besace. Il est familier, et ne s’em-ploie guère que par dénigrement.

BESAIGRE. adj. des deux genres. Il sedit Du vin qui s’aigrit, parce qu’il est aubas. On dit substantivement, dans le mémosens, Ce vin tourne au besaigre.

BESAIGUË. s. f. T. de Charpentier. Ou-til de fer, taillant par les deux bouts, dontl’un est en bec d’âne, et l’autre en ciseau :il sert à dresser et réparer le bois de char-pente, et à faire les tenons et mortaises.Dresser une pièce de bois avec la besaiguë.

BESAXT. s. m. Ancienne monnaie del’empire de Constantinople ou Byzance.Bcsant d’or. Besant d’argent. On paya tantde besants pour la rançoti de ce prince.

Besakt, en termes de Blason , se dit d’Unepièce d’or ou d’argent.// porte d’azur à troisbesants d’or, deux et un.

BESET. s. m. T. de Trictrac. Il se dit Ducoup de dés par lequel un joueur amènedeux as. J’ai amené beset.

BESI. s. m. Nom générique qu’on donneà plusieurs espèces de poires, en y ajoutantle nom du pays d’où elles sont tirées. Bcsid’IIeri. Besi de la Motte. Besi Chaumontel.

BESICLES, s. f. pl. Sorte de lunettes àbranches, (pii se fixent à la tête. Mettre sesbesicles. Avoir toujours des besicles sur lenez. Porter des besicles. Il est familier.

Fig. et fam. , Prenez vos besicles, vousn’avez pas bien misvos besicles, Prenez mieuxgarde a ce dont il s’agit, vous ne l’avez pasassez examiné.

BESOGXE. s. f.Travail, ouvrage; actionpar laquelle on fait une œuvre. Avoir de labesogne. Mettre la main à la besogne. Aller àsa besogne. Etre à sa besogne. Une longuebesogne. Se mettre en besogne, à la besogne.Faire sa besogne. Quitter sa besogne. S’atta-cher, être assidu à sa besogne. Mettre quel-qu’un en besogne. Ce que vous lui donnez àfaire est une forte besogne. Ce mot est fami-lier dans tous ses emplois.

Il signifie aussi, L’effet du travail, l’ou-vrage même qui résulte du travail. Bonnebesogne. Besogne délicate. Besogne grossière.Besogne commencée. Besogne achevée. Besognebien faite. Faire voir sa besogne. Montrer dela besogne faite. Gâter de la besogne. Il faitplus de besogne que quatre.

Besogne de commande, Travail comman-dé, qui doit être exécuté au gré de celuiqui le fait faire. Besogne d’affection. Tra-vail que l'on choisit par goût et que l’onexécute a sa fantaisie. La besogne d’affectionréussit ordinairement mieux que celte décom-mandé.

Prov., Selon l’argent la besogne, Les ou-vriers travaillent selon qu’ils sent payés.

Aimer besogne faite, N’aimer pas a tra-vailler. Fig., S'endormir sur la besogne, ïra-vailjer nonchalamment.

Être âpre à la besogne, Mettre à son tra-vail beaucoup d’activité. Etre mou à ta be-sogne, La faire avec nonchalance. Abattrede la besogne, Faire beaucoup d ouvrage.

Ne songer qu’à sa besogne, qu a faire sabesogne, être tout à sa besogne, Ne s’occuperque des affaires de sor. état, de sa proie*-