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Tome premier.
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BET

BEU

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personne qui pousse la bonté, la crédulitéjusqu’à la bêtise.

Faire la bête, Affecter la bêtise. FousJ dites la bête, mais vous me comprenez fortbien. Il signifie aussi, Refuser quelque choseniai à propos, contre ses véritables intérêts.On vous offre un bel établissement, ne le rc-1 usez pas, et n'allez pas faire la bête, ne vousavisez point de faire la bête.

Bête, s’emploie aussi ad jectivement, dansl’acception de Sot, stupide. Cet homme-là,cette femme-là est bien bête. Il est impossibled être plus bête. Il est bête à manger du foin.

II se dit souvent De la conduite, des pro-pos, des manières, etc. Une conduite bête.Un propos bêle. Voilà une réponse bien bête,ftien de si bête que ce qu’il vient de dire, quece qu'il a fait. Il écoutait d’un air bête.

Brov. et par ellipse, Pas si bête, Je nesuis pas assez sot pour consentir à faireBile chose. Il voulait m’entraîner à faire unMauvais marché; mais pas si bête.

Bête, signifie aussi, Une sorte de jeu departes, auquel on joue à trois, à quatre, oua cinq. Jouer à la bêle.

Il se dit également, à différents Jeux decartes, de La somme que l’on dépose quand°u a perdu un coup, et qui reste au jeupour être payée à celui qui gagnera le coupd après ou un des coups suivants. Ma bêtecw sur le jeu. Les deux bêtes vont ensemble.Ou fuit la bête au jeu de l’hombre, du revcrsi,etc.

,Faire la bête, Perdre ce qui, d’après les*j e §les du jeu, exige qu’on mette une bête.lettre sa bêle, La déposer. Tirer la bête,sugner la bête, Gagner le coup, lorsqu’il ya One bête au jeu.

BETEL. s. m. Plante que l’on cultive dansP osieurs parties de l’Inde, et qui grimpe°tnme la vigne.

f B se dit aussi d’Un masticatoire dont les1 *'f s de bétel sont le principal ingrédient,j < l Ul es t d’un usage habituel dans toutesdu ;°. nll 'ccs équatoriales de l’Asie. Mâcherj > ciel. Présenter du bétel à un étranger.jjr Sa .f e du bétel affermit les gencives etfor-I if sUmac -

•ÉTEMENT. adv. En bête, sottement,lannp Cmenl ' flP ar ^ e et a gü bêtement. 11 est

S ' defaut d’intelligence, deplu nien I> bon sens, ou des notions lesC*„ S C0,lll, nines. Il est d'une bêtise extrême/( Sa ^fOise qui l’a perdu.hète s SR Jy * aUss ' IB's actions et des proposgrand / • " < ^‘ t ' ^ 11 " ne bêtise, une

bêti se 6 jfdse, une grosse bêtise, une lourdedes bét" P nsse sa journée à dire et à fairefaniiliç,?^ ^ ans * es deux acceptions, il est

Biée^o^ 1 *' S ' Botan. Plante la-

n ®trânt C0lninune > qui a une odeur pé-Tisane 5’ < / t , <lonlon ia'I usage en médecine.)«/ .. e oetoine. Les feuilles de la bétoine

. *éT»7 t,,toires -

de

Envier

mn.f de Maçonnerie. Espece

• ,tler lait de chaux , de sable et de

P°or les IOnt °. n se sert principalementqu’il a G llsl, 'uctions hydrauliques, parceBETtk sc durcir dans l’eau.

Quilles otit S ‘ P ! ante potagère, dont lesManche ,lnu . cote épaisse et large. Bettege, jaune. Une planche de bettes.

Manger des bettes. Les feuilles de bette sontémollientes. On la nomme aussi Poirée.

BETTERAVE, s. f. Espèce de bette, depoirée, dont les racines, appelées égalementBetteraves, sont grosses, charnues, d’unesaveur sucrée, et se mangent ordinairementen salade, après avoir été cuites au fourou bouillies. Planter des betteraves. Unchamp de betteraves. Betteraves rouges. Bet-teraves jaunes. Salade de betteraves. Couleurde betterave. Sucre de betterave.

Fam., A voir le nez rouge comme une bet-terave, ou Avoir un nez de betteinvc, Avoirle nez très-rouge et bourgeonné.

BETYLE. s. m. Espèce de pierre employéeà faire les plus anciennes idoles, auxquelleson attribuait des vertus merveilleuses.

BEU

BEUGLEMENT, s. m. Meuglement, mu-gissement ; le cri du taureau, du bœuf etde la vache. Le beuglement des vaches et desbœufs. De longs beuglements.

BEUGLER, v. n. Meugler, mugir. Il nedésigne proprement que le cri du taureau,du bœuf et de la vache. Des bœufs et desvaches qui beuglent.

Il signifie aussi, familièrement et parexagération, Jeter de hauts cris. Il se mità beugler.

BEURRE, s. m. Substance alimentaire,grasse, onctueuse, et plus ou moins jaune,que l’on extrait de la crème en la battant.Battre le beurre. Beurre frais. Beurre fraisbattu. Beurre salé. Beurre fondu. Beurre gras.Beurre de Bretagne, de la Prévalais. Des rôtiesau beurre. Des tartines de beurre. Une livrede beurre. De la friture au beurre. Un potageau beurre. Etendre du beurre sur du jxtin.

Pot de beurre, tinette de beurre, Pot, ti-nette où il y a du beurre. Pot à beurre, Potà mettre du beurre.

Beurre fort, Beurre qui a une odeur etun goût forts.

Lait de beurre, Espèce de petit lait quidemeure dans la baratte, après qu’on a faitle beurre.

Beurre noir, Beurre fondu qu’on a laissénoircir dans la poêle. Des œufs au beurrenoir. Baie au beurre noir.

Fig. et pop., Avoir les yeux pochés aubeurre noir, Avoir les yeux gonflés, meurtriset noirs.

Prov. et fig., Promettre plus de beurre quede pain, Promettre plus qu’on ne veut ouqu’on ne peut tenir.

Beurre, se dit aussi de Quelques sub-stances grasses et concrètes que l’on retirede différents végétaux. Beurre de coco.Beurre de muscade. Beurre de cacao. Etc.

Beurre, dans l’ancienne Chimie, se di-sait improprement de Certaines prépara-tions, qui sont des chlorures métalliques.Beurre d’antimoine. Beurre d arsenic. Beurrede bismuth. Beurre de zinc. Voyez Chlorure.

BEURRÉ, s. m. Sorte de poire fondante.Beurré blanc. Beurré gris. Beurré doré. Beurrérouge. Une poire de beurré.

BEURRÉE, s. f. Tranche de pain sur la-quelle on a étendu du beurre. Donner unebeurrée à un enfant.

BEURRER, v. a. Etendre du beurre sur

du pain. Il ne s’emploie guere qu’au par-ticipe.

Beurré, ée. participe. Du pain beuiré.Une tartine beurrée.

BEURRIER, 1ÈRE. s. Celui, celle quivend du beurre.

Fig. et fam., Il faut envoyer ce livre à labeurrière, il n’est bon que pour la beurrière,se dit D’un mauvais livre qui ne se vendpoint.

BEV

BÉVUE, s. f. Méprise, erreur où l’on tombepar ignorance, par inadvertance. Il a faitune infinité de bévues dans son livre, dans satraduction. Relever une bévue. Une étrangebévue. Une lourde bévue. Une bévue grossière.Il n’entend rien aux affaires, il y fait à touteheure des bévues.

BEY

BEY. s. m. Titre qui signifie Seigneur, etque les Turcs donnent au gouverneur d’uneprovince ou d’une ville. Le bey de Tunis.

BEZ

BEZESTAN. s. m. Nom donné, dans lesprincipales villes de Turquie, à des mar-chés publics, qui sont des espèces de hallescouvertes.

BEZET. s. m. T. de Trictrac. VoyezBeset.

BEZOARD. s. m. Concrétion pierreusequi se forme dans le corps de certains ani-maux , et à laquelle on attribuait jadis degrandes vertus. Bézoard de porc-épic, dechèvre, de gazelle, etc. Vrai bézoard. Pierrede bézoard. On employait surtout les bézoardspour combattre les effets du poison.

Il s’est dit aussi de Diverses autres con-crétions pierreuses, naturelles ou factices,que l’on croyait douées des mêmes pro-priétés. Bézoard fossile. Bézoard minéral. Ily avait différentes sortes de bézoards factices :le bézoard de Saturne, le bézoard mercuriel,le bézoard martial, etc.

Bézoard végétal, Concrétion pierreuseque l’on trouve dans les cocos.

B F A

B-FA-SI. Ancien terme de Musique,par lequel on désignait le ton de si. Le tonde b-fa-si. Cet air est en b-fa-si.

El A

BIAIS, s. m. Obliquité; ligne oblique,sens oblique. Il y a du biais dans ce bati-ment, dans cette chambre. On a fait cette pa-lissade pour cacher te biais du mur. Cettemaison est de biais. Ce parterre est de biais,tout de biais. Couper une étoffe de biais, enbiais. Vous ne coupez pas cela droit, vousallez de biais. Prendre de biais.

Couper une étoffe du bon biais, du mauvaisbiais, La couper du bon sens, du mauvaissens, suivant l’usage auquel on la destine.

P,,,, d fam., Prendre quelqu'un de biais,Le gagner avec habileté. Prendre une affairede biais, Employer des moyens détournéspour la faire réussir.