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Les biens terrestres, les biens passagers,les biens temporels, Les biens de ce inonde;par opposition aux Biens éternels, La béa-titude éternelle.
Le bien public, le bien général, L’avantage,le bien-être, l’intérêt de tous. Le bien pu-blic fut le prétexte de leur révolte. Travaillerau bien public. On a souvent abusé de cetteMaxime, que le bien particulier doit céder aubien général.
Frov., Nul bien sans peine, Tout ce quiest avantageux coûte à acquérir.
V’>ttloir du bien à quelqu’un, Avoir le désirde l’obliger. On dit quelquefois familière-ment , en plaisantant, Cette femme vous veut’lu bien, Elle p araît être pour vous dans desdispositions lavorables.
Faire du bien à quelqu’un, procurer dumen à quelqu'un. Le secourir dans le be-soin, dans l’infortune; ou contribuer à sonbien-être, à son bonheur; lui procurerQuelque avantage. Il aime à faire du bien àtout le monde. On dit dans le même sens,Rendre le bien pour le mal.
Faire du bien, faire grand bien, se dit Desc| ioses qui procurent quelque avantage ouQuelque soulagement. Il lui est arrivé unesuccession qui a fait grand bien à ses affaires.\ette pluie fera du bien aux prairies, aux blés,<a vigne. La saignée m’a fait grand bien.r °v., Un peu d’aide fait grand bien,lionner à quelqu'un des avis, des conseilsP°ur son bien, Les lui donner pour sonav antage, selon ses intérêts. Écoutez lesoonseits de ce vieillard; ce qu’il vous dit,e es t pour votre bien.
d Dire du bien de quelqu'un, parler en bienquelqu’un, Parler avantageusement de4uelqn’ utl> ] ouer son caractère, ses quali-( ^ s ’ Ses talents, etc. On dit beaucoup de biencet ouvrage, de ce poème, etc., On lep dt e beaucoup. Il ne m'a parlé de vous niou e 'i 111 c u Mal, Il ne m’a l ien dit de vous,ni |' n 6n a pnrlé en termes qui n’indiquenttou a louange ni le blâme. On m’a dit de lui‘l le bien du monde. On m’a fait son éloge°“ s tous les rapports.
L’i r , en, "e• interpréter quelque chose en bien,b erpréter d’une manière favorable.
Fai ener ( c,, e affaire, une entreprise à bien,re re 'l u ’ e lle réussisse, qu’elle ait une beu-à bi G ISSUC ’ ouvrage arrive à bien, vientp e/i > Il s’améliore, il se perfectionne.Peut° V * ’ m ' eux est l’ennemi du bien, Onl’ ater <; e qui est bien, en voulant le
Perfectionner. 1
n ê te IE î f ’ s 'gni(ie aussi, Ce qui est juste, lion-Fairè 7 0t ! a ^ e - La science du bien et du mal.honim € f ' 1 Ct uu'l sans discernement. CetPrit de i* ^ ^ten sans ostentation. Il entre-t, e Vl ^. e cuMcner au bien. I.e souverain bien.Vers l e / ■ C> ‘' ^‘ e , ^' en suprême. C’est un pasporte u,, 6 / -’ ^ est un jeune homme qui setut / l0 ‘ , e,, > qui se tourne au bien. C’est
des tren >>e J e i^‘ cn ’ ""e femme de bien. Ce sontdboni nu / /' en ' ^ a fuit en cela une actionP,. 0v Cr coien. lien a usé en homme de bien.t0ll t bien '* to,lt ^‘ cn et en tout honneur, enbon ne im et ( 0,lt honneur, À bonne fin, à
et tout /,,, Cn ’ 011 ' H V0lt cette fille en tout biennonnciir.
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a, 'fient le ai <ssi, Ce qu’on possède en
R’en pàtr,,»,. ° n< , 3 de terre, ou autrement.
Tonie n 'l‘ b‘ ens Pcee et de mère.
Les biens paternels. Les biens maternels. Biensparaphernaux. Biens dotaux • Il est riche enbiens-fonds. Augmenter son bien. Il ne fautpas toucher au bien d’autrui. Avoir du bien,beaucoup de bien, peu de bien. Manquer debien. Être né sans biens. Être sans bien. Avoirun bien clair et net. Un bien clair et liquide.Un beau bien. Un bien embarrassé. Un bienlitigieux. Avoir tout son bien engagé, tout sonbien hypothéqué. Tout son bien est saisi. Avoirdu bien mal acquis. Le bien mal acquis neprofite jamais. Dépenser son bien. Mangerson bien. Partager son bien. Il le combla debiens. Amasser du bien. Améliorer ses biens.Posséder de grands biens. Le navire a péricorps et biens. Un mari et une femme séparésde corps et de biens. Séparation de biens. Élireen communauté de biens. Faire cession de sesbiens, cession de biens. Ses biens furent con-fisqués. Il a laissé de grands biens. Il lui alégué tous ses biens. Les biens de la succes-sion, qui composent la succession. Curateuraux biens vacants. Les biens meubles et im-meubles. Biens de ville. Biens de campagne,ou Biens ruraux. Les biens de la couronne,de la liste civile. Les biens nationaux. Lesbiens de l'Etat. Les biens de l'Eglise, du clergé.Biens communaux.
Il se dit quelquefois, absolument, d’Unbien de campagne, d’une propriété rurale.Il a un petit bien à quelques lieues de la ville.Il vit dans son bien, sur son bien.
Fam., Avoir du bien au soleil, Avoir desbiens-fonds, des terres, des maisons. Ondit à peu près dans le même sens, Avoirdu bon bien.
Bien, s’emploie aussi comme adverbe;et alors il sert à marquer Un certain degréde perfection, ou Un certain état heureux,agréable, avantageux, convenable. Il seconduit bien. Il se porte bien. Il va aussi bien,autant bien qu’il est possible. Il parle bien.Il dit bien. Il écrit bien. Il joue bien de cetinstrument. Il chante bien. Il a bien chanté.Tant bien que mal. Il fait bien. Il a bien faitde le renvoyer. Il s’est fort bien acquitté de samission. Cela est bien. Voilà qui est bien pensé,bien imaginé. J'avais bien jugé cet homme-là.L’art de bien vivre. Bien lui a pris de s’enaller. Tout va bien. Selon lui, tout est bien. Jeme trouve bien aujourd’hui. Je me trouve biende ce nouveau régime. Je me trouve bien d a-voir été là. Il se trouve bien dans son lit. Ilest bien dans ses affaires. Il est bien à la cour.Il est bien auprès du roi, bien auprès des mi-nistres. Il y est aussi bien, autant bien qu’onV puisse être. Un ouvrage bien fait. Un jeunehomme bicnjié. Être bien fait, bien pris danssa taille. Litre bien mis, Habillé de bongoût. (Voyez le comparatif Mieux.)
Être bien, se dit D’un malade sur l’étatduquel on est rassuré. Le malade est bien,est fort bien maintenant.
Cette femme est bien, Elle est d’une figureagréable. Il a deux filles qui sont fort bien.
Cette jeune personne se tient bien, Elle aun bon maintien.
Ironiq., Nous voilà bien, se dit Pour ex-primer qu’on est dans une position fâcheuse,embarrassante. On dit de même, Fous voilàbien, le voilà bien, etc.
Fam., Être bien ensemble, se dit De deuxpersonnes de sexe différent qui ont un com-merce de galanterie. Cela se dit aussi De
deux personnes qui ont simplement entreelles des rapports d’intimité. Vivre bien en-semble, Vivre en bonne intelligence. Ondit de même, Etre bien, vivre bien avecquelqu'un.
Fam., Bien attaqué, bien défendu, La dé-fense n’a pas été moins vigoureuse que l’at-taque.
Prov. et fig., Autant vaut bien battu quemal battu, Il y a des choses où il ne fautpoint s’épargner, quoi qu’il en puisse ar-river.
Impersonnellement, Il est bien, Il est juste,il est convenable, il est bienséant. Il estbien de garder une certaine dignité, mais iln’est pas bien quelle dégénère en morgue eten insolence. Il serait bien que vous lui fissiezdes excuses.
Absol., C’est bien, c’est fort bien, ou el-liptiquement, Bien, fort bien, se disent pourmarquer adhésion, assentiment, approba-tion. Bien, fort bien, je n’y vois aucun em-pêchement. Nous partirons, c’est fort bien;mais qui nous remplaceraP Ces locutionss’emploient quelquefois ironiquement et parreproche. Bien, fort bien, ne vous gênez pas.Elles servent aussi à exprimer qu’on a biencompris un avis, une explication , un éclair-cissement, ou qu’on ne veut pas continuerl’entretien sur l’objet dont il s’agit; et alorsBien peut être répété. Fort bien, je voismaintenant ce que j’ai à faire. Bien, bien,j’entends ce que vous voulez dire. Bien, bien,nous reparlerons de cela.
Bien, signifie aussi, Beaucoup, fort, très.Bien mieux. Il est déjà bien loin. Il mange bien.Il boit bien. Il s'est levé bien matin. Il est arrivébien à propos. Elle a si bien caché cela, queje ne puis le trouver. Une femme qui aimebien son mari. Je désire bien qu’il réussisse.Il s’en faut bien que... La chose s’est passéebien autrement que vous ne le dites. Il est biensavant. C’est un homme bien malheureux. Ilest bien malade. Il est bien mal. Je suis bienaise de vous rencontrer. Il part? j'en suisbien aise. Il a été bien attrapé. Je suis biensûr du contraire. Ce sont là de bien faiblesraisons. Bien fou qui se fie à de telles pro-messes.
Bien de l’argent, bien de la peine, bien dumonde, bien des hommes, etc., Beaucoupd’argent, de peine, de monde, etc. On dit,Bien d’autres, et non Bien des autres.
Bien, signifie quelquefois, Formellement,expressément. Il est bien entendu que... Celaest bien établi dans le contrat. Vous voilàmaintenant bien averti. Il est bien et dûmentinvesti de cette magistrature.
Il s’emploie aussi dans la significationd’A peu près, environ. Il y a bien trois ansque je ne l'ai vu. Il y a bien deux lieuesd'ici là.
Il s’emploie souvent par rédondance, etpour donner plus de force à ce qu’on dit.Auriez-vous bien l’assurance de le nier ? f ontaviez bien raison. Je le savais bien. Je m’endoutais bien. Il faut bien y consentir. Il le fautbien. Je vous l’avais bien dit. Je vous entends,je vous comprends bien. Il est bien en chemin,mais il n'est pas arrivé. Il est bien vrai quecela est, mais... C’est être bien prompt, un j>cubien prompt. Allez-y, ou bien j’irai moi-même.Vous auriez bien pu venir. Je le veux bienJe le vois bien. Nous verrons bien. Voilà bien
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