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Tome premier.
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d’Un morceau d’étoffe de laine au traversduquel on filtre les sirops et divers autresliquides épais.

BLANCHEUR, s. f. La couleur blanche,la qualité de ce qui est blanc. La blancheurdu lait. La blancheur de la neige. Une blan-cheur qui éblouit. Une blancheur éblouissante,éclatante. L.a blancheur du teint.

BLANCHIMENT, s. m. Action de blanchir,ouLe résultat de cette action. Il ne se ditguère qu’en parlant Des pièces de toile en-tières, de la cire, de la monnaie d’argent,etc. Le blanchiment des telles. Ces toiles sontd un beau blanchiment. Le blanchiment de lacire. Le blanchiment de la monnaie.

Il se dit aussi Du procédé employé danst'baque pays pour blanchir les toiles. L.eblanchiment de Flandre. L.e blanchiment delaen, de Sentis, etc.

BLANCHIR, v. a. Rendre blanc. Cela blan-chit le teint, blanchit les mains. De l'opiatpour blanchir les dents. Blanchir des toiles,du jd, de la cire. Blanchir de la monnaie.Blanchir de la vaisselle d'argent.

Il signifie particulièrement, Couvrir, en-duire d’une couleur blanche. Blanchir une’uuraille avec de la chaux. Blanchir un pla-t°ud. Blanchir une bujfleterie. Blanchir unepièce de cuivre avec du mercure. Blanchir sonnabit, ou, avec le pronom personnel, Se"lanchir en s’appuyant contre une muraille.

Il signifie aussi, Nettoyer, rendre propre;et, dans ce sens, il se dit surtout en parlantDu linge de table et de corps, des rideaux,des draps de lit, etc. Blanchir du linge. Don-,,er du linge à blanchir. Blanchir des chemi-tcs > une robe, des nappes, des mouchoirs decouleur, des rideaux, etc. C’est elle qui blan-c ut notre linge. On l’emploie quelquefois* s °lument. Elle sait coudre, blanchir et re-l'u^er. Cette femme blanchit bien.

Blanchir quelqu'un, Blanchir son linge.est une telle qui nous blanchit.

.... bim. > Blanchir quelqu'un, Le jns-

jl le faire paraître innocent de ce donte au accusé. Il s’élevait des soupçons assezjj b' eS COn,re bui, mais ses amis sont venusSQ J' ut de le blanchir. Avec le pronom per-^ n el > Il est parvenu à se blanchir.eei-| I \ ANCHlR ’ signifie, par extension, dansles ,T S ^ r . ,s ’ Hégrossir, ôter les inégalitésCO n* > { jf. saillantes, donner la première fa-jrji ’ Blanchir une planche en la rabotant,sée rtt ° Vec l (l ^ me " ne P‘èce forgée et dres-etr ri , nc ‘‘lr à la meule une serpe, une houe,Bl an F^‘ r l (l s °lc d’un cheval.

Les ?,&*? X ru]ts 9™ l’on veut confire,p 0ui . a ' r « bouillir ou infuser dans de l’eau,Bilan,!* n Ver une P al ’t>e de leur saveur,

Bca .* le est lro P forle -

gnijj I „' î ' t , ,I ‘ I< ’ e .st aussi verbe neutre, et si-loiles è / evenir blanc. Faire blanchir destoiles .‘J ameC c l‘l° re - Mettre desblanchtS L . P n " r blanchir; les mettreSes chev * mre blanchir du fil, de la cire,n'est iirf" 30 ri 1 blanchi. Cette couleur jauneEn ter S0 , * e H e blanchit promptement,h chicor™ CS j L' 11 'dinag c, Faire blanchir defaire ( | e ^ ’ . ' c, "'des, du céleri, etc., Les

liant le 3 r?‘-..blancs en réunissant et enVertes et < Ul , s <|uand elles sont encoreou duVumier ** couvranl »vec de la terre

Tonif 0 /" U * 5 ' IIC ’ l’eèe blanchir des

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légumes, Leur donner une première cuis-son dans l’eau bouillante, avant de les ap-prêter. Faire blanchir un chou, des épi-nards, etc.

Faire blanchir de la viande, La mettredans de l’eau tiède pour la faire revenir.

Blanchir , se dit particulièrement Desersonnes dont les cheveux deviennentlancs. Cet homme commence à blanchir. Ondit de même, Sa tête blanchit, commence àblanchir.

Prov., on dit, Tête de fou ne blanchitjamais, soit parcequ’ordinairement les fousn’atteignent pas la vieillesse, soit parcequ’on les regarde comme exempts des in-quiétudes, des soucis qui font assez souventblanchir les cheveux.

Blanchir , signifie, figurément, Passer unlong temps de sa vie dans quelque occupa-tion. Blanchir dans le service. Blanchir sousles armes, sous le harnois. Ce vieux courtisana blanchi dans l intrigue. C'est un savant quia blanchi sur les livres.

Ce coup de fusil, de pistolet', n’a fait queblanchir, se dit Lorsque le coup n’a faitqu’effleurer une cuirasse, une muraille, etc.,en y laissant une trace blanche. I.a batte n'afait que blanchir sur sa cuirasse, sur la mu-raille. Cette phrase est maintenant peu usitée.

Fig. et fam., Tous ses efforts n’ont fait queblanchir, Malgré tous ses efforts, il n’apoint réussi. Cet homme n’a fait que blan-chir devant tel autre, Malgré tous ses efforts,il lui est resté bien inférieur.

Blanchi, ie. participe.

BLANCHISSAGE, s. m. Action de blan-chir le linge,ouLe résultat de cette action.Mettre, envoyer du linge au blanchissage.Voilà un mauvais blanchissage. Payer le blan-chissage. Retirer le linge du blanchissage. Illui en coûte tant tous les ans pour le blan-chissage, pour son blanchissage.

BLANCHISSANT, ANTE. adj. Qui blan-chit, qui parait blanc. Les flots blanchis-sants. La mer blanchissante.

BLANCHISSERIE, s. f. Lieu où l’on blan-chit des toiles ou de la cire. Aller à la blan-chisserie. Etablir une blanchisserie.

BLANCHISSEUR, EUSE. s. Celui, cellequi blanchit du linge. Blanchisseur au mois,à l’année, à la pièce. Donner du linge à lablanchisseuse. Bateau de blanchisseuse.

Blanchisseuse de fin, Celle qui ne blan-chit que le linge fin, comme chemises, cra-vates , mouchoirs, etc.

BLANC-MANGER, s. m. T. de Cuisine.Voyez Blanc.

BLANQUE. s. f. Espèce de jeu en formede loterie, où ceux dont les billets ou lesnuméros correspondent à certains chiffres,à certaines figures, gagnent quelque lot.Faire une Manque. Tirer une Manque. Avoirun bon billet à la Manque.

Prov. et fig., Hasard à la Manque, A touthasard ; il en arrivera ce qu’il pourra. Cettelocution a vieilli.

BLANQUETTE, s. f. Sorte de petite poired’été, qui a la peau blanche. Un poirier deblanquette. De la blanquette.

11 se dit aussi d’Une sorte de raisin qu’onnomme autrement Chasselas doré.

11 se dit également d’Une sorte de petitvin blanc de Languedoc. De la blanquettede Limoux.

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U se dit encore d’Une sorte de ragoût faitordinairement de veau ou d’agneau, et dontla sauce est blanche. Blanquette devenu, devolaille.

ELAQUE. s. f. Voyez Blague.

BLASER, v. a. Émousser, altérer par desexcès le sens du goût. J.'usage des liqueursfortes lui a blasé le goût. Ces raffinementsde gourmandise ont fini par le blaser.

Il se dit figurément De ce qui rend, à lalongue, incapable d’émotions, de senti-ments, soit au physique, soit au moral.L’excès de tous les plaisirs l’a blasé. Il ne rou-git plus de rien, l habitude de la honte l’ablasé. La mauvaise vie qu'il a menée l’a blasésur tout, l’a tout à fait blasé.

Il s’emploie aussi avec le pronom person-nel. lia bu tant d'eau-de-vie, qu’il s'est blasé.Vous abusez de tout, vous vous blaserez. Ils'est blasé sur les plaisirs, sur les spectacles,sur tout.

Blasé, ée. participe. Il a le palais, legoût blasé. Un homme blasé.

BLASON, s. m. Armoirie, assemblage detout ce qui compose l’écu armorial. Sur lesanciens tombeaux, on trouve les blasons deplusieurs maisons illustres.

Il se dit aussi de La connaissance de toutce qui est relatif aux armoiries. Entendrele blason. Savoir le blason. Enseigner le bla-son. Les règles du blason. Armoiries qui sontcontre les règles du blason.

BLASONNF.R. v. a. Peindre les armoiriesavec les métaux et les couleurs qui leur ap-partiennent. Le peintre a fait ces armoiriesen grisaille, il fallait les blasonner.

11 se dit aussi De certaines lignes et despoints qu’on nomme hachures, et que lesgraveurs font pour représenter les métauxet les couleurs. Le graveur n'a pas bien bla-sonné les armoiries sur cette vaisselle.

Il signifie encore, Expliquer les armoi-ries dans les termes propres à la science dublason. Quand cet homme parle d’armoiries,il les blason ne très-bien.

Blasonner, signifie, figurément et fami-lièrement, Médire, blâmer, critiquer. Il aété bien blasonné.

Blasonné, ée. participe.

BLASPHÉMATEUR, s. m. Celui qui blas-phème. Grand blasphémateur. Ce roi publiaun édit contre les blasphémateurs.

BLASPHÉMATOIRE, adj. des deux gen-res. Qui contient des blasphèmes. Ecrit im-pie et blasphématoire. Proposition blasphéma-toire.

BLASPHEME, s. m. Parole ou discoursqui outrage la Divinité, ou qui insulte à lareligion. Blasphème horrible, exécrable. Pro-férer un blasphème. Dire un blasphème.

Il signifie quelquefois, par exagérationfamilière, Discours ou propos injuste, dé-placé. On ne peut médire de cet homme-làsans faire un blasphème, sans blasphème. Detelles critiques sont des blasphèmes.

BLASPHÉMER, v. n. Proférer un blas-phème, des blasphèmes. Vous blasphémez.On ne saurait dire cela sans blasphémer.

Il signifie quelquefois, par exagérationfamilière, Tenir des propos, des discoursinjustes, déplacés. C'est blasphémer que demédire de cet homme, que de critiquer cetouvrage.

11 est quelquefois actif. Blasphémer le saint