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BON
BON
ce qui bondit. I.e bondissement des agneauxdans une prairie.
Fig., La vue seule d’une médecine lui causedes bondissements de cœur, Des nausées, dessoulèvements d’estomac.
BONDON. s. m. Morceau de bois court etcylindrique avec lequel on bouche la bonded’un tonneau. Ce bondon est trop gros, troppetit. Oter, mettre le bondon à un tonneau.
Il se dit aussi de I,a bonde même, del’ouverture où l’on place ce morceau debois. Dans cette acception, on dit mieux,Bonde.
BONDONNER. v. a. Bouclier avec unbondon. Bondonner un tonneau. On ne bon-donne le vin nouveau que lorsqu’il a cessé defermenter.
Bondonné, ée. participe. Tonneau bon-donné. Une Jutaille mal bondon née.
BONDUC. s. m. T. de Botan. Arbrisseauépineux, à fleurs légumineuses, qui croitaux Indes, et dont les semences, très-dures, restent plusieurs années dans laterre avant de germer.
BON-HENRI. s. m. T. de Botan. Planteherbacée qui ressemble à l’épinard, et quicroit naturellement dans les lieux incultes.On la nomme aussi Epinard sauvage. Lebon-Henri est, dans quelques cantons, uneplante potagère.
BONHEUR. s. m. Félicité, état heureux,prospérité. Grand, vrai bonheur. Véritablebonheur. Bonheur par/ait, solide, durable.Bonheur apparent. Goûter le bonheur. Jouirdu bonheur de la vie. Perdre le bonheur dela vie. Bien ne trouble son bonheur. J.e bon-heur de l’Etat. Contribuer au bonheur de quel-qu'un, faire son bonheur. Envier te bonheurd’autrui. Son plus grand bonheur est de...
Il signifie aussi, Événement heureux,chance favorable. Bonheur inespéré. Il lui estarrivé un grand bonheur. Prendre part aubonheur de quelqu’un. Un coup de bonheur.Il a eu te bonheur d’éviter ce danger. Il s’enest tiré par te plus grand bonheur du monde.Ô bonheur! Quel bonheur qu’il ne nous aitpas reconnus! Dans ce sens, il a un pluriel.Il lui est arrivé plusieurs bonheurs en unjour.
Avoir du bonheur, Etre favorisé par lehasard, par des circonstances heureuses,dans les choses qu’on entreprend. Il a eu dubonheur toute sa vie. Avoir un bonheur con-stant. Avoir plus de bonheur que de prudence.C est avoir bien du bonheur. On dit dans unsens analogue : Son bonheur parut l'aban-donner. Il abuse de son bonheur. Etc. On ditde même, aux Jeux de hasard : Jouer avecbonheur. Etre en bonheur. Etc.
l’ig. et l an j• > Jouer de bonheur. Réussirdans une allaire où l’on avait à craindred’échouer.
Fam. et pop., Au petit bonheur, Arrivece qu’il pourra. Je fais ce marché : au petitbonheur.
Avoir le bonheur de. Façon de parler donton se sert par civilité, par compliment. Ilest trop heureux, puisqu’il a le bonheur devous plaire. Depuis que je n’ai eu le bonheurde vous voir.
Par bonheur, loc. adv. Heureusement.Bar bonheur, je me trouvai avoir assez d'ar-gent pour te payer. Par bonheur pour lui, jeme trouvai ta.
BONHOMIE, s. f. Manière d’être et d’agirqui laisse voir la bonté du cœur unie à lasimplicité extérieure, même dans les moin-dres choses. C’est un homme plein de bonho-mie. Une douce, une aimable, une spirituellebonhomie.
Il se prend aussi, dans un sens défavo-rable, pour Simplicité excessive, extrêmecrédulité. Il a la bonhomie, de croire tous lescontes qu’on lui fait. Il est d’une bonhomiequi fait pitié. Ce mot est familier.
BONHOMME, s. m. Voyez Bon, adjectif.
BONI. s. m. T. de Finances. La sommequi excède la dépense faite ou l’emploi defonds projeté.
Il se dit, au Mont-de-piété, de Ce quirevient sur un gage qu’on a laissé vendre,passé les treize mois. Il lui revient trentefrancs de boni. Payer les bonis.
BONIFICATION, s. f. Amélioration , aug-mentation du produit d’une affaire. Cetteaffaire est susceptible d’une grande bonifi-cation.
En termes de Commerce, Bonification detare, Ce qui est accordé en sus de la tareréelle.
BONIFIER, v. a. Mettre en meilleur état,rendre meilleur. Bonifier des terres en tesJumant, en les marnant. On l’emploie sou-vent avec le pronom personnel. Plusieurschoses se bonifient lorsqu’on les garde, tellesque le vin, le café, etc.
Bonifier, signifie aussi, Suppléer un dé-ficit. Si cette place ne vous vaut pas milleécus, je vous bonifierai ce qui s’en manquera.En termes de Commerce, Bonifier un dé-ficit de poids, de plein, ou d’avaries.
Bonifié, ée. participe.
BONITE, s. f. Poisson de mer qui est àpeu près de la grosseur d’une morue. La bo-nite fait la guerre aux poissons volants.
BONJOL’R.s. m. Terme dont on se sertpour saluer quelqu’un. Je vous donne te bon-jour. Je vous souhaite le bonjour. Elliptique-ment, Bonjour, monsieur. Ces maniérés deparler sont familières, et ne s’emploient or-dinairement que de supérieur à inférieur,ou d’égal à égal. On dit quelquefois plus fa-milièrement encore, Bonjour à monsieur untel, à monsieur le conseiller, à monsieur tedocteur, etc.
BONNE, s. f. Fille ou femme chargée desoigner un enfant et de le promener. Bonned'enfant. Une petite bonne. Allez, petit, re-joindre votre bonne. La bonne, vcdlez surcet enfant.
Fam., Contes de bonnes, Contes dont lesbonnes amusent les enfants, récits puérilset sans vraisemblance.
BOXXE-I)A.ME. s. f. T. de Botan. Plantepotagère, qu’on nomme autrement Belle-dame ou Arroche.
BONNEMENT, adv. De bonne foi, naïve-ment, avec simplicité. Il a dit bonnement cequ’il en pensait. Je vous l’ai dit tout bonne-ment. J’y vais tout bonnement, sans y entendrefinesse. Quoi ! vous croyez bonnement ce qu’onvous a dit ? Il est familier.
Bonnement, se dit quelquefois pour Pré-cisément; et alors il ne s'emploie qu’avec lanégative. Je ne sais pas bonnement combienil y a d ici là. On ne saurait dire bonnementce que c’est. Cette acception a vieilli.
BONNET, s. m. Coilfure faite ordinaire-
ment d’étoffe, de peau, ou de tricot, etdont la forme varie. Bonnet de laine. Bonnetde soie. Bonnet de peau de loutre. Bonnetpiqué. Bonnet de nuit. Bonnet de coton. Bon-net grec. Bonnet de police. Les grenadiers àcheval ont de grands bonnets à poil. Un bonnetde grenadier. Bonnet carré. Bonnet à cornes.Bonnet de docteur. Bonnet de prêtre. Bonnetrond. Bonnet plat. Bonnet pointu.
Il se dit, particulièrement, de Certainescoiffures de lemmc faites de gaze, de tulle,de dentelle, etc. Un bonnet de négligé. Unbonnet de tulle. Un bonnet de gaze. Un bonnetde dentelle. Un bonnet garni de rubans, deblonde. I.a garniture d’un bonnet. Un petitbonnet. Un joli bonnet. Repasser un bonnet.Un bonnet plissé. En général, les femmes dupeuple ne portent que des bonnets.
Fig., Prendre le bonnet de docteur, et ab-solument, Prendre le bonnet, Se faire rece-voir docteur dans une faculté. Donner lebonnet à quelqu’un, Lui mettre le bonnetsur la tête, dans la séance où il est reçudocteur.
Fam., Opiner du bonnet, ôter son bon-net pour marquer que l’on adhère à l’avisproposé ; et, figurément, Se déclarer de l’avisd’un autre, sans y rien ajouter ni en rienretrancher. Il n’opine jamais que du bonnet.On dit dans un sens analogue, Cela a passeau bonnet, du bonnet, Tout d’une voix.
Cette décision, cet arrêt a passé à volée debonnet, Les avis ont été prompts et uni-formes.
Fig., Prendre le bonnet vert, porter le bon-net vert, signifiait autrefois, Faire cessionde biens, pour éviter d’être poursuivicomme banqueroutier. Cette façon de par-ler venait de ce que celui qui avait fait ces-sion de biens était anciennement obligé deporter un bonnet vert.
Fam., Mettre la main au bonnet, ôter sonbonnet, Mettre la main au chapeau, ôter sonchapeau par respect. Avoir toujours la mainau bonnet, Saluer continuellement en ôtantson chapeau; et, figurément, Avoir desmanières extrêmement civiles et révéren-cieuses.
Fig. et fam., C’est un personnage dont dne faut parler que la main au bonnet, que I ebonnet a la main, C’est un homme tres-rcspeetable, un homme de beaucoup “ emérite.
Fig. et fam., Avoir la tête près du bonnet,Etre prompt, colère; se lâcher aiséinenpour peu de chose.
Fig. et fam., Mettre son bonnet de travers.Entrer en mauvaise humeur. Ne lui parlepas aujourd'hui, il a mis son bonnet «travers.
Prov. et fig., Il a pris cela sous son bon'net, C’est une chose qu’il a imaginée,qui n’a aucun fondement, aucune vraisemblance.
Prov. et fig., Parler à son bonnet, Se P‘1er à soi-même, parler sans adresser In Prôle à personne.
Fig. et fam., Je jetai mon bonnetdessus les moulins. Phrase par laquelleterminait les contes que l’on faisait auxfants, et qui signifie, Je ne sais ce q" e j ecela devint, je ne sais comment fm*conte, l’histoire. j, s sUS
Prov. et fig., Jeter son bonnetpar-a