BRO
B RO
BRO 2 33
(l’or, de soie, de laine. Travailler en brode-rie. Faire de la broderie. Une étoffe toutecouverte de broderie. Habit en broderie. Dessinde broderie. De belles broderies.
Il se dit figurément Des circonstances,des détails que l'on ajoute à un récit pourl’embellir. Il y a de la broderie, un peu debroderie à ce que vous dites.
Il se dit aussi, (iguréinent, Des notes degoût qu’on ajoute dans l’exécution à unmorceau de musique.
BRODEUR, EUSE. s. Celui, celle quibrode. Porter une étoffe chez le brodeur. Unehabile brodeuse.
Prov. et lig., Autant pour le brodeur, s’em-ploie Pour exprimer qu’on n’ajoute pasloi à ce que dit quelqu'un, qu’on regardeCe qu’il dit comme un conte fait à plaisir.
BROIE, s. f. Instrument propre à briserla tige du chanvre et du lin, pour détacherla filasse de la chènevotte.
BROIEMENT ou BROÎMENT. s. m. Ac-tion de broyer. Le broiement des couleurs.On est parvenu à pratiquer le broiement delàpierre dans la vessie.
RRONUI 1 ADE. s. f. Action de broncher.Son cheval fit une bronchade. Il vieillit.
BRONCHE, s. f. T. d’Anat. Chacun desdeux conduits qui naissent de la bifurcationde la trachée-artère, et par lequels l’airs introduit dans les poumons. Inflammationdes bronches. La bronche droite. La bronchei’duche.
BRONCHER, v. n. Faire un faux pas,choppcc. Une pierre m'a fiait broncher. Uncheval qui bronche.
P s’emploie figurément, au sens moral,et signifie, Faillir. Il ne faut pas broncherf evant lui. C’est un homme qui n’a jamais
bronché.
j P| ov. et fig., Il n’y a si bon cheval qui ne'(niche, 11 n’y a point d’homme si habile quiî*f lasse quelquefois des fautes, qui 11e se■oinpe quelquefois.
«Ronciues. S. f. pl. Voyez Branchies.T |, t<>îiE,II OUE. adj- des deux genres.
■ d Anat. Qui a rapport ou qui appartient■ bronches. Veines, artères bronchiques.' rC rfs bronchiques.
n RRSCHOTOMIE. s. f. (On prononcecon*• oto "fi e - ) f - de Cliirur. Opération quiaé, SISte il laire une ouverture aux voies^ij 1 mnnes. Quand 011 la pratique au larynx,»uv J >1CI| d I e nom de Laryngotomie ; si l’on, VI Ç la trachée-artère, elle se nommeJ,r, chéotomi e .
et s - m. Alliage de cuivre , d’étain
de b ZUIC ' ^ ne slat «e de bronze. Un chevalSUl . j 0r } zc ' Oes médailles de bronze. Graverbron-e " >Hze ‘ Pondeur en bronze. Couler en
turè*?.'Z ' 1 auss ‘ de Tout morceau desculp-les br ' _ >l ()ll/ e. Voilà un beau bronze. Il aime(,ntiqu‘~ es - ^ ^c<tux bronzes. Un bronze
Pethi ^ lmi ' s| iiatiqu(:, I.e grand bronze, ledes tL [f lze ’fflc moyen bronze, Les gran-de luon- l >c lî l, ' s cl les moyennes médailleset le cuivré Alc bé° lo g i e, le cuivre pur,l'iïï / .f 9 SWI1 ^ appelés Bronze,bronze * Av‘ °- tr ! e cœtlr bronze, un cœur de,, BlSON’/rn C cœi * 1 - .d"r, insensible.* J ion/p /?,. ’ N ‘ a ‘ * en couleur de
Tome Y ,,nC ,ln case.
Bronzer un canon de fusil, Lui donner,parle moyen du feu, une couleur bleuâtre,qui sert à le préserver de la rouille. On ditde même, Bronzer des boucles, des boutonsd’acier, etc.
Bronzé, ée. participe.
Souliers bronzés, Souliers de chamoisteint en noir.
Teint bronzé, Teint qui approche de lacouleur du cuivre.
BROQUART. s. 111. Nom que les chasseursdonnent à quelques bêtes fauves d’un an.Les chiens lancèrent un broquart.
BROQUETTE. s. f. Sorte de petit cloude fer à tête. Attacher une estampe avec unebraguette. On l’emploie au singulier dans unsens collectif, pour désigner Une certainequantité de ces petits clous. Acheter de labroquette. Attacher une tapisserie avec de lab roquette.
BROSSAILLES. s. f. pl. Voyez Brous-sailles.
BROSSE, s. f. Ustensile servant à nettoyerles vêtements, les meubles, etc., et fait or-dinairement d’un assemblage de poils decochon ou de sanglier, quelquefois de crinsde cheval, de brins menus de bruyère oude chiendent, etc. Des brosses à nettoyerles habits. Il faut donner deux ou trois coupsde brosse à cet habit. Une brosse à nettoyerla tête. Une brosse à panser les chevaux.Brosse de frotteur. Brosse pour ta chaussure.Brosse douce. Brosse rude. Brosse pour lapeau.
Brosse à dents, Petite brosse dont on sesert pour se nettoyer les dents.
Brosse à barbe, Sorte de pinceau qui sertà étendre le savon sur le visage, avant defaire la barbe.
Brosse, se dit également d’Une sorte depinceau de différentes grosseurs, composéde soies de porc, dont les peintres fontusage pour placer leurs couleurs sur la toile,et dont ils se servent plus ordinairement quede pinceau.
l' ig., L’exécution de ce tableau est d’unebelle brosse, Il est habilement peint. Tableaufait à la grosse brosse, Tableau grossière-ment peint.
BROSSER, v. a. Frotter avec une brosse,nettoyer avec une brosse. Brosser un habit.Se brosser la tête. Brosser un cheval. O11 dit,dans un sens analogue, Brosser quelqu’un,Lui frotter, lui frictionner quelque partiedu corps avec une brosse. Se faire brosserpar son domestique.
Brosser quelqu’un, signifie aussi, Brosserl’habit, le vêtement qu’il a sur lui. On ditaussi, dans l’un et dans l'autre sens, avecle pronom personnel, Se brosser.
Brossé, ée. participe.
BROSSER, v. 11. T. de Cliasse. Courre àcheval ou à pied au travers des bois lesplus épais et les plus forts. Brosser dans lesforêts, dans les bois.
BROSSERIE, s. f. Art ou commerce dubrossicr.
Il se dit aussi d’Un lieu où l’on fabriquedes brosses.
RROSS1ER. s. m. Celui qui fait ou venddes brosses. La boutique d'un brossier. Mar-chand brossicr.
BROU. s. m. L’écale, l’enveloppe vertedes noix. Le brou des noix sert à divers usa-
ges, selon qu’il est préparé. Teindre un plan-cher avec du brou de noix. Des noix confitesavec leur brou. Ratafia de brou de noix, ousimplement, Brou de noix. Boire du broude noix. On dit dans le même sens, Le broud’une amande.
BROUEE. s. f. Bruine, brouillard. Unebrouée qui s’élève. La brouée tombe. Unebrouée qui se dissipe. Brouée froide. Brouéeépaisse.
BROUET. s. m. Espèce de bouillon aulait et au sucre. Il 11e se dit guère que dansces locutions, maintenant peu usitées, Lebrouet de l’accouchée, le brouét de t’épousée.
Brouet noir, Mets simple et grossier desanciens Spartiates.
Brouet, se dit quelquefois, par mépris,d’Un mauvais ragoût. Il a craint de tâterde ce brouet. Fi, c'est du brouet.
BROUETTE, s. f. Espèce de petit tom-bereau qui n’a qu’une roue en avant, etqu’on pousse devant soi. On se sert de labrouette pour transporter des terres, des pier-res, du fumier, et autres matières. Brouettede jardinier. Brouette de vinaigrier.
Etre condamné à ta brouette, c’est, danscertains pays, Être condamné aux travauxpublics, et principalement aux travaux defortification et de terrassement.
Brouette, se disait autrefois d’Une sortede chaise fermée, à deux roues, tirée parun homme. Sefaire traîner dans une brouette.Aller en brouette. C’est ce qu’on nommaitautrement Vinaigrette.
BROUETTER, v. a. Transporter dans unebrouette. Brouetter de la terre, du sable,etc.
Il signifie aussi, Mener dans une petitechaise à deux roues. Se faire brouetter parla ville.
Brouetté, Ée. participe.
BROUETTEUIt. s. m. Celui qui traînaitles brouettes de place ou vinaigrettes, danslesquelles on se faisait voilurer par la ville.
BROUETTIER. s. m. Celui qui transportedes terres, îles pierres ou d’autres fardeauxdans une brouette.
BROUHAHA, s. m. Bruit confus qui s’é-lève dans une assemblée nombreuse, dansune foule, et qui est un signe d’approbationou d’improbation. A cette tirade, on ajàit,il s’est élevé un grand brouhaha, de grandsbrouhaha. J’entends du brouhaha. Quel brou-haha! Il est familier.
BROUILLAMINI, s. m. Désordre, brouil-lcrie, confusion. Il y a un peu de brouilla-mini dans ce ménage. Il y a bien du brouil-lamini dans cette affaire, Elle est fortembrouillée, 011 n’y comprend rien. Il estfamilier.
Brouillamini, en termes de Pharmacie,Masse de bol de la grosseur et de la lon-gueur du doigt.
BROUILLARD, s. m. Vapeur plus oumoins épaisse, et ordinairement froide, quiobscurcit l’air. Un brouillard épais. Un légerbrouillard. Brouillard qui s’élève, qui se dis-sipe. Un brouillard puant. Le brouillard esttombé.
Par allusion. N'y voir qu’à travers unbrouillard, Avoir la vue extrêmement affai-blie, 11’apercevoir les objets quavec peine,et comme si 011 les voyait à travers un épaisbrouillard.
30