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Tome premier.
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EUT

butte du polygone, pour le tir de l’artillerie.

Fig., Etre en butte, Etre exposé. Etre enbutte aux coups de la fortune. Son élévationl'a mis en butte aux traits de l'envie. Par saconduite imprudente, il s’est mis en butte, àla médisance. Etre en butte à la raillerie, auxplaisanteries.

A Paris, La butte Montmartre, la butteChaumont, etc., La colline de Montmar-tre , etc.

BUTTÉE, s. f. ( Quelques-uns écrivent,Butée.) T. de Maçonnerie. Massif de pierreaux deux extrémités d’un pont, pour ré-sister à la poussée des arches.

BUTTER, v. a. (Quelques-uns écrivent,Buter.) T. de Jardinage. Butter un arbre,Le garnir tout autour du pied avec des mot-tes de terre, après l’avoir planté. Butterdes cardons, des artichauts, butter du cé-leri, I.es entourer de terre, pour les faireblanchir.

Butter, se dit aussi D’un cheval qu’uneinégalité de terrain fait broncher. Ce chevalbutte à chaque pas.

Butté, ée. participe.

BUV

BUTYREÜX , EUSE. adj. T. didactique.Qui est de la nature du heurre.

BUV

BUVABLE, adj. des deux genres. Potable.Ce vin-là n’est pas buvable. Il est familier.

BUVANT, ANTE. adj. Qui boit, fl est bienbuvant et bien mangeant, c’est-à-dire, Enbonne santé. Je l’ai laissée bien buvante etbien mangeante. Il est familier.

BUVETIER. s. m. Celui qui tenait la bu-vette.

BUVETTE, s. f. Sorte de cabaret qui étaitsitué près du palais, et où les officiers dejudicature allaient habituellement déjeunerou se rafraîchir. Aller à ta buvette.

BUVEUR, s. m. Celui qui boit. Ce sensgénéral n’est guère usité que dans la phrasefamilière, Du vin qui rappelle son buveur,Du vin excellent, et qui excite à boire.

Buveur , se dit plus ordinairement d’Unhomme qui aime le vin, qui est sujet auvin, et qui boit beaucoup. C’est un buveur.

BYS agi

C’est un grand, un bon buveur. Teniers ex-celle à peindre, des scènes de buveurs.

Buveur d’eau, se dit d’Une personne quine boit que de l’eau, ou du vin fort trempé.Dans cette acception, il a un féminin, Bu-veuse.

BUVOTTER. v. n. Boire à petits coups etfréquemment. Ne faire que buvotter. Aimerà buvotter. Il est familier.

BYS

BYSSUS. s. m. ( On prononce L’S finale.)Nom donné par les anciens à la matièredont ils se servaient pour fabriquer les plusriches étoffes. Selon les uns, le byssus étaitune espèce de soie jaune, fournie par lecoquillage appelé Pinne marine; selon d’au-tres, c’était une sorte de laine soyeuse,produite par certains végétaux. David avaitun manteau de byssus. Dans ce sens, quel-ques-uns disent aussi, Bysse.

Il se dit, en Botanique, d’Une espèce delichen qui se développe en filaments très-dé-liés et entrelacés.

(

c

r

i' s- m. La troisième lettre de l’alphabet,la deuxième des consonnes. On la nommeLc j suivant l’appellationancienneet usuelle,f c ’ suivant la méthode moderne. Un pc-c. Un grand C.

U se prononce comme le K devant a, ol f Cabaret, colonne, cuve; mais devant e! > d se prononce comme l’.V, Ciment, cé-f r; et on le prononce de la même manière'anttf, o, cl u, quand il a une cédille au-e ssous, comme dans les mots Façade, fa-f°n, reçu. *

Lorsque C doit se faire entendre devante consonne, ou à la fin d’un mot, on le} if 0tl ° nce comme K : Accès (akeès), CneïustraL\ IUS )’ M'édit (krédit), trictrac (trik-, . ' > se c (s«k), bloc (blok), du blancn °>r (d,, blank au noir), etc.p ?f C2 > sur la valeur du C joint à 1 'II,jcle de cette dernière lettre.

que I ai * V ' C ' e *' eu- * c ' - ne l’ em pl 0 * evenez** 1 '* CCS P^ lrases familières, Viens çà,

Coûtai Cl côté et d’autre. Il va çà et là.

Oli. OÎ 1/t ’/ 'nu e J Ai c* niAii/i/iifi A//rfAn /

ça.

Jetée J ' errer ÇÙ et là. Tous les meubles étaientet là.

an }[’ fd, qui là, Les uns d’un côté,

les

;S ftllfi» |» • ’ y»** *l«- y UL3 U113 U Ull LU

çà, quiT' ,, Un aulle - dis courent tous quir> p „ , dormaient tous qui cà, qui là.

DcT : J° yCZ Dc-Çi. '

depuis J " Cllx m pls, depuis deux ans en çà ,présent p Ux mo ‘ 3 > depuis deux ans jusqu’àployai-;, cs Jocutions ont vieilli, etnes’em-St} . le . da palais-

milièrc ( i ,lc 'l’içlois une interjection fa-quelq u é f !?° Ul exciter et encourager à faireMontons à , tn, f "/lions. Çà allons. ÇàIonie"/ 1 "' i ouons ‘ (-•“ étudions.

CAB

Çà, oh çà, dites-moi ce que vous pensez. Orca commençons.

ÇA, se dit par contraction, dans le lan-gage familier, pour Cela. Donnez-moi ça. Ilne s’en fallait pas de ça. Il n'y a pas de medà ça.

CAB

CABALE, s. f. T. didactique, qui signifie,Une sorte de tradition parmi les Juifs, tou-chant l’interprétation mystique et allégori-que de l’Ancien Testament. les docteurs dela cabale.

Il signifie aussi, I.a science prétendue,l’art chimérique d’avoir commerce avec lesêtres élémentaires, tels que les gnomes, lessylphes, etc. Termes de cabale.

Cabale, signifie, figurément, Une sortede complot formé par plusieurs person-nes qui ont un même dessein. Il se prenden mauvaise part. Forte cabale. Dangereusecabale. Faire une cabale. Former des caba-les. Être d’une cabale. Dissiper, ruiner unecabale. C’est un homme de cabale. On a fait,on a monté une cabale contre cette tragédie.

Il se dit encore de La troupe même deceux qui ont formé une cabale. C’est sa ca-bale. On a chassé toute la cabale. La cabaleremplissait le parterre. À bas la cabale!

CABALER. v. n. Faire une cabale, êtred’une cabale. On le prend en mauvaise part.Il ne saurait s’empêcher de cabaler. Vouscabalez ensemble. On cabale contre lui, pourlui. Il cabalait au parterre de la comédie.

CABALEUR. s. m. Celui qui cabale. C'estun grand cabaleur, un dangereux cabaleur.les cabaleurs ont été mis hors de la salle.

CAB

CaBàLISTE. s. m. Celui qui est savantdans la cabale des Juifs. Il était grand caba-liste.

CABALISTIQUE, adj. des deux genres.Qui appartient à la cabale des Juifs. Sciencecabalistique. Livres cabalistiques. Subtilitéscabalistiques.

Il se dit aussi en parlant De la prétenduescience qui a pour objet de communiqueravec les êtres élémentaires. Art cabalistique.Chimères cabalistiques. Termes cabalistiques.

CABANE, s. f. Petite maison grossière-ment construite et ordinairement couvertede chaume. Construire une cabane. Il habileune cabane. Nous entrâmes dans la cabanedu bûcheron. La cabane du pauvre.

Use dit aussi de Certains retranchementsou réduits le plus souvent formés de plan-ches, et qui sont destinés à différents usa-ges. Cabane de berger. Il occupait une cabanesur le coche d’eau. Les officiers du bâtimentétaient dans leurs cabanes. Une cabane à la-pins.

CABANON, s. m. Petite cabane.Il se dit,dans quelques prisons, et particulièrementà Bicêtre, de Certains cachots très-obscurs.Ilfut mis aux cabanons.

CABARET, s. m.Taverne, maison où l’onvend du vin en détail, soit que l’acheteurl’emporte, ou qu’il le boive dans le lieumême. Bon, mauvais cabaret. Vin de caba-ret. Ne bouger du cabaret. Aimer te cabaret.Hanter le cabaret. Il est homme de cabaret.C'est un pilier de cabaret. Il y a des caba-rets où les ouvriers font leurs repas. Cabaretborgne, Petit cabaret, mal approvisionné.

Dîner de cabaret, se dit quelquefois, parplaisanterie, d’Un dîner fait chez le trai-

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